Le règne de l’image…

Quand la reine Elisabeth II pose les yeux fermés devant l’objectif de Chris Levine en 2004

Au revoir Madame… Vous avez su conserver la mystique de la monarchie jusqu’au bout. Vous avez toujours été un repère de stabilité dans un monde qui s’est métamorphosé. Le monde vous le rend bien aujourd’hui. Vous avez été une reine exemplaire qui se sera toujours distinguée par son sens de l’honneur. Vous avez toujours évolué, osé une sorte de second degré, tout en plaçant votre devoir au-dessus de tout et ce n’est pas le moindre des équilibres. C’est qu’au fil de vos soixante-dix ans de règne vous avez été à la fois réservée et audacieuse, vous avez su appréhender la communication moderne pour en faire un atout majeur, aidant la monarchie à ne pas sembler anachronique. Votre grand écart : imposer l’image d’une reine toujours dévouée à sa tâche, pouvant se permettre quelques facéties sans abîmer le décorum. « Honi soit qui mal y pense ». Que Dieu vous garde, Madame.

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Le règne de l’image…

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Les lumières éparpillées…

Paysage, Potamos, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

Ce n’est pas un monde de repos mais d’enivrement, il suffit d’être au centre de la spirale végétale pour être emporté par l’ivresse des lumières éparpillées. Enfin l’odeur si forte de fleur et de sucrerie, protège de tous les autres désirs et isole matériellement mais aussi spirituellement le champ de toutes les prédations de la réalité.

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Les lumières éparpillées…

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Passage à la couleur…

Les rues d’Aroniadika, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

Mais qui peut bien habiter cette maison ? Ce passage est le lieu idéal pour cacher un mystère ou se cacher dans le mystère de sa propre existence. Aucune ingérence, aucun contact, ni optique ni physique, et puis finalement, au bout du couloir, je respire l’air d’un monde que je ne me rappelais pas aussi coloré, aussi vivant, aussi riche. Et là, dans ce chaos sensé, il ne me reste plus qu’à fredonner. Je fredonne des tierces soutenables et évasives avec le vent, le bourdonnement des abeilles et les percussions des feuilles froissées.

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Passage à la couleur…

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Irène Papas…

Irène Papas

Après la mort de la reine Elisabeth II, et de Jean-Luc Godard qui a eu la chance de choisir la sienne, Antigone, Électre, Hélène de Troie, Pénélope, bien-sûr, Irène Papas aura su incarner avec toute sa force de conviction et sa majestueuse beauté, les légendes de la Grèce antique. L’immense tragédienne, née elle aussi en 1926 est morte ce matin à l’âge de 96 ans. Les épopées modernes du septième art n’ont pas oublié non plus d’immortaliser le talent de l’actrice. Dans Les Canons de Navaronne elle est la farouche résistante Maria Pappadimos. Sous la direction de son mentor et ami Michael Cacoyannis, elle sera la veuve martyre de Zorba le Grec. Costa-Gavras a fait d’elle la femme du député assassiné dans son film dénonciateur Z. Et à chaque fois le jeu dépouillé de cette comédienne, dont le seul regard énigmatique signait une scène, aura marqué le cinéma. Réincarnation impeccable des personnages d’Euripide, de Sophocle, d’Homère, Irène Papas a aussi éclaboussé de ses qualités d’interprète les symphonies magiques de Vangelis et de Mikis Theodorakis. Papas était comme une présence impressionnante, fière, implacable, ses yeux sombres brûlants férocement sous ses lourds sourcils noirs.

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Irène Papas…

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Ocre rouge…

Les rues d’Aloizianika, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

Le mur s’entrouvre, la lumière le traverse. Peut-être qu’il existe une maison dans ce village dont la porte s’ouvre pour toujours ce matin aux rayons du soleil levant, et son message de lumière est alors accompli.

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Ocre rouge…

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Rémanence…

Rémanence, exposition chez Gilles & Boissier, photographie, noir et blanc de Gilles Dallière

Chez Gilles & Boissier 2 avenue Montaigne, exposition de CLAIR / OBSCUR
Rémanence. Quelle tension interne de l’énergie fondamentale met en réseau des lieux éloignés ?
Une chose que l’on appelle les courants, mais qui en vérité est le grand continuum du ciel et de la mer, et la pénétrabilité de la matière. Au large des déferlantes blanches et de ces aplats de papiers peints baroques, il ne se passe rien que le plissement de l’usure, et je me fonds dans cette volée de craquelures qui descend vers le ciel en tornades argentées.

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Rémanence…

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Enfin…

Ma photo « clair / obscur » Rémanence chez Gilles & Boissier

Je suis très heureux de retrouver une de mes photos dans cet appartement prestigieux. Très heureux de faire partie de la sélection des nouveaux artistes chez GILLES & BOISSIER, un des rendez-vous incontournables de la PARIS DESIGN WEEK. Vous me trouverez au milieu de la scénographie imaginée autour de la célèbre maison italienne FRETTE, et de leur nouvelle collection de meubles aux matières spectaculaires dans leur appartement boutique : 2 avenue Montaigne 75008 Paris. 

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Enfin…

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Dédicace au PSG…

La place du village de Fratsia, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

À la recherche d’un marabout… Mais non je ris. Mais là c’est sûr il va falloir prendre l’avion. Tout s’est ralenti et la terre tourne plus lentement sur elle-même. Même les lumières tournoyantes n’empêchent pas la réalité d’apparaître encore un peu plus plate à la sortie de ce décor de pacotille.

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Dédicace au PSG…

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J’ai survolé la mer…

Le canyon Kaki Langada, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

Ce jour-là, j’ai survolé la mer. Elle m’est apparue non plus infinie dans son horizon, mais dans sa verticalité. Le bleu-vert qui défie les regards glisse vers les berges, on croit ne plus pouvoir soutenir sa lumière d’ombre, c’est avant que la nuit ne lance ses lueurs de phare. Je me suis perdu dans l’entre-deux et je tente d’imiter le sourire de la petite chèvre sauvage qui , au bout du chemin attend le soir pour aller lécher le sel sur les grèves.

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J’ai survolé la mer…

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Le monstre marin…

La plage de Diakofti sous la pluie, Kithira, gildalliere, été 2022

C’est vrai qu’on me trouve solitaire et taciturne et déplaisant parfois. Je suis un monstre marin, je ne veux pas séduire, je veux repousser et effrayer de façon que seuls les êtres de mon espèce se rapprochent de moi pour me nourrir ou me dévorer. Je me souviens de la conversation nocturne sous un arbre avec cette personne si sauvagement spirituelle qu’elle scarifiait son corps assoiffé de réponses.

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Le monstre marin…

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