TRY TO GET WHAT YOU LOVE OR YOU'LL BE FORCED TO LOVE WHAT YOU GET
Archives de Catégorie: Clichés/expositions
L’Air et la jeune fille qui marche dans l’eau, Aristide Maillol, Musée d’Orsay, Paris, gildallière, printemps 2022
La quête de l’harmonie…
Pour Octave Mirbeau, « Ce qu’il y a d’admirable en Maillol, c’est la pureté, la clarté, la limpidité de son métier et de sa pensée ; c’est que, en aucune de ses œuvres, du moins en aucune de celles que j’ai vues, jamais rien n’accroche la curiosité du passant ! ». Il est bien certain qu’Aristide Maillol aime les corps denses, les jambes solides, les formes développées : « La sculpture est un art masculin, il faut qu’elle soit forte, sans ça, ça n’est rien. »
« Photo de Famille »,Ouassila Arras, Paris, institut des cultures d’Islam, gildalliere, printemps 2022
Sous le regard glacé de « l’Épouse » d’Ymane Fakhir, Ouassila Arras enchevêtre des tapis dénoués. Ils représentent tous les non-dits, les mensonges de sa famille et de ses proches algériens. Le besoin de confidentialité de l’artiste et l’alliance que sa présence suscite en France sont autant de raisons de constituer des secrets. Par ailleurs, le besoin de sens qui coïncide avec cette recherche d’identité, les tensions entraînées par des situations de crises sont également autant de raisons de révéler des secrets.
Institut des cultures d’Islam, Paris, gildalliere, printemps 2022
Alors que prospèrent les tentatives de rigidification de la pensée, l’exposition Silsila, le voyage des regards, présentée par l’institut des cultures d’Islam, interroge tout en nuances les notions de transmission et de représentation à travers les œuvres d’artistes qui vivent en France et dont l’histoire personnelle ou familiale s’inscrit dans un parcours migratoire.
Art Paris, Leila Alaoui, les marocains, Galleria Continua. « Les photographes utilisent souvent le Maroc comme cadre pour photographier des occidentaux, dès lors qu’ils souhaitent donner une impression de glamour, en reléguant la population locale dans une image de rusticité et de folklore et en perpétuant de se fait le regard condescendant de l’orientaliste. Il s’agit pour moi de contrebalancer ce regard en adoptant pour mes portraits des techniques de studio analogues à celles de photographes tels que Richard Avedon dans sa série « In the American West », qui montrent des sujets farouchement autonomes et d’une grande élégance, tout en mettant à jour la fierté et la dignité innée de chaque individu. » Leila Alaoui.
Le Christe crucifié, Saint-Pierre de Montmartre, Paris, gildalliere, printemps 2022
« … Les armes de Jésus c’est cette pillerie de son propre troupeau, c’est cette loterie de son pauvre trousseau qu’un soldat s’approprie. Les armes de Jésus c’est ce frêle roseau, et le sang de son flanc coulant comme un ruisseau, et le licteur antique et l’antique faisceau. Les armes de Jésus c’est cette raillerie jusqu’au pied de La croix, c’est cette moquerie jusqu’au pied de la mort et c’est la brusquerie, du bourreau, de la troupe et du gouvernement, c’est le froid du sépulcre et c’est l’enterrement. Les armes de Jésus c’est le désarmement… » Charles Péguy, 20 novembre 1912.
The invisible collection, Féau Boiseries, Paris, gildalliere, printemps 2022
Louis XV aimait l’envol des courbes aériennes qui trompaient sa mélancolie, flattaient sa lascivité. J’aime cette inusable dichotomie qui se traduit en matière d’architecture intérieure par l’opposition entre les classiques et les modernes. Entre les artistes décorateurs et les designers. Entre le travail d’artisans qualifiés se référant à une tradition d’excellence, et les recherches expérimentales des stylistes designers : ici Thierry Lemaire et son petit canapé NIKO, et Louise Liljencrantz et la table basse CLOUD. @theinvisiblecollection
« Dis-moi où tu habites, je te dirai qui tu es. » Au-delà de cette formule, cent fois vérifiée, reconnaissons que la forme des informations contenues dans un même lieu, conçu, voulu, subi par celui qui l’occupe, constitue une sorte d’ADN de ce mystère infini : l’histoire d’une vie. Chez Féau Boiseries la décoration n’existe pas en tant que telle. Il n’y a pas que des décors et des décorateurs : un répertoire de formes et un catalogue de besoins. Il y a une histoire de passions, un savoir-faire immuable, des gestes qui se transmettent de génération en génération.
Boiseries du XVIIIème siècle Féau Boiseries, Paris, gildalliere, printemps 2022
Je suis resté des heures, fasciné par la galerie des décors de Féau Boiseries. La théorie des arts au XVIIIe siècle se conjugue pour inventer une certaine douceur de vivre à la française. C’est la marquise de Pompadour qui décida de rompre avec l’ornementation mouvementée du siècle des lumières, au profit de la ligne droite. Retour à la Grèce antique que l’on qualifiera de « néoclassique ».
L’architecture s’exprime avec un langage qui quelquefois, en allant au-delà de l’aspect rationnel, logique, philosophique, peut devenir poétique et chanter.
Miss Dior, Christian Dior, La Galerie Dior, Haute-couture printemps-été 1949, ligne Trompe-l’oeil, robe du soir courte brodée de fleurs par Barbier, Paris, gildalliere, printemps 2022
« Faites-moi un parfum qui sente l’amour. » Ainsi Monsieur Dior demande-t-il à Paul Vacher de composer ce sillage devenu culte dès 1947. Miss Dior naît en même temps que le New Look, telle une révolution olfactive. Célébration de la féminité, cette fragrance rend plus particulièrement hommage à la sœur chérie du couturier, Catherine Dior – dont Miss Dior était le surnom –, résistante, productrice de fleurs hors pair, dotée d’une force de caractère unique. Ce parfum iconique, qui se distingue par son flacon gravé du motif pied-de-poule, ne cesse depuis de se réinventer. Perpétuant cette odyssée florale, Miss Dior est aussi le nom d’une robe, imaginée en 1949, entièrement rebrodée de milliers de fleurs de soie. Cette création grandiose, conjuguant nature et haute couture, est réinterprétée par les successeurs de Monsieur Dior. Un symbole au destin fabuleux, incarnant jusqu’à aujourd’hui l’amour selon Dior.