Rémanence…

Rémanence, exposition chez Gilles & Boissier, photographie, noir et blanc de Gilles Dallière

Chez Gilles & Boissier 2 avenue Montaigne, exposition de CLAIR / OBSCUR
Rémanence. Quelle tension interne de l’énergie fondamentale met en réseau des lieux éloignés ?
Une chose que l’on appelle les courants, mais qui en vérité est le grand continuum du ciel et de la mer, et la pénétrabilité de la matière. Au large des déferlantes blanches et de ces aplats de papiers peints baroques, il ne se passe rien que le plissement de l’usure, et je me fonds dans cette volée de craquelures qui descend vers le ciel en tornades argentées.

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Rémanence…

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Enfin…

Ma photo « clair / obscur » Rémanence chez Gilles & Boissier

Je suis très heureux de retrouver une de mes photos dans cet appartement prestigieux. Très heureux de faire partie de la sélection des nouveaux artistes chez GILLES & BOISSIER, un des rendez-vous incontournables de la PARIS DESIGN WEEK. Vous me trouverez au milieu de la scénographie imaginée autour de la célèbre maison italienne FRETTE, et de leur nouvelle collection de meubles aux matières spectaculaires dans leur appartement boutique : 2 avenue Montaigne 75008 Paris. 

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Enfin…

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Face à face…

Collection Morosov, icônes de l’art Moderne, Fondation Louis Vuitton, Paris, gildalliere, printemps 2022

Les conservateurs de l’Ermitage, du musée Pouchkine, de la Galerie Tretiakov et les autres établissements prêteurs ont retrouvé les pièces de la collection Morozov présentées à Paris à la Fondation Louis Vuitton à l’exception de trois restées en France. Les Serov de cette photo, les Répine, Melnikov, Malevitch, Golovine, Matisse, Cézanne, Renoir, Gauguin, Van Gogh, ont passé la frontière Russe début mai. Deux œuvres liées à des oligarques restent dans l’immédiat chez nous du fait des sanctions, tout comme une troisième, par mesure de sécurité, car elle appartient à un musée ukrainien.

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Face à face…

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Bibliothèque Richelieu, Paris, gildalliere, printemps 2022

Prestigieuse…

Après l’inauguration de l’Hôtel de la Marine, et de la collection Pinault à la Bourse de Commerce, la bibliothèque Richelieu réouvre cet été à proximité de l’axe transversal de la capitale. La magnifique salle Ovale, l’une des deux plus prestigieuses salles de lecture avec la salle Labrouste, devient une salle publique. Autour, un nouveau musée présente d’exceptionnelles collections. Elles sont exposées dans des espaces patrimoniaux de premier plan ; le salon Louis XV, qui a retrouvé son décor d’origine crème et or, et la galerie Mazarin avec son exubérant plafond à l’Antique, signé de l’italien Romanelli. J’ai cru apercevoir Le cardinal de Richelieu traînant toujours son image austère de trou à rats de bibliothèque, et Gustave Flaubert dans le cabinet des médailles qui examinait des monnaies anciennes.

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Prestigieuse…

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La passerelle, centre Pompidou, Paris, gildalliere, printemps 2022

Réflexion…

À chacun sa manière de mener sa barque. Certains sont ouverts, d’autres pas. Certains ont besoin de compagnie et de vie sociale, d’autres sont plus solitaires. Ce vers quoi vous inclinez n’implique pas forcément quoi que ce soit quant à vos dispositions vis-à-vis de votre prochain. À chacun sa manière, personne ne devrait aller contre sa nature. Et chacun trimballe derrière lui son bagage. Ses blessures. Ses noeuds. Certains passent leur vie entière à les traiter. D’autres pas.

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Réflexion…

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Il pleut de l’ombre…

Projection, Centre Pompidou, Paris, gildalliere, printemps 2022

Le temps s’arrête, les ombres se figent, un couple passe, demeure le souvenir. S’effaçant, vieillissant. Nous sommes des êtres flous avec un je-ne-sais-quoi de net. Lorsque l’œil se détourne et revient pour rencontrer à nouveau l’image, ce qui frappe, c’est ce mur maculé de lumière qui cerne le mystère de nos vies.

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Il pleut de l’ombre…

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L’autoportrait…

Autoportrait, Paris, MAD, gildalliere, printemps 2022

C’est une image sombre, très sombre, qui exclut la mise en scène. Ces moments-là sont rares. Ils arrivent sans qu’on les attende, souvent dans les temps morts, quand ça n’a pas d’importance, et que soudain quelque chose me fait cligner de l’œil, comme ça, en passant et alors je cadre pour voir. C’est un autoportrait instantané, tiré au bout de l’œuvre exposée des Lalanne au MAD. Un autoportrait, avec tout ce que ce mot là implique pour moi de hasard et de joie.

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L’autoportrait…

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Le cycliste…

Le Cycliste, Aristide Maillol, musée d’Orsay, Paris, gildalliere, printemps 2022

Harry Kessler commande à Maillol un Narcisse dont il fournit le modèle : son amant Gaston Colin, cycliste et Jockey. Ce nu androgyne animé d’un contrapposto sensuel s’inscrit dans la lignée de la statuaire antique, teintée d’un naturalisme regretté ensuite par l’artiste.

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Le cycliste…

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La sculpture de l’immobile…

La Montagne, Aristide Maillol, Musée d’Orsay, Paris, gildalliere, printemps 2022

Par sa vision synthétique, axée sur l’arrangement des masses et la rupture radicale avec l’art descriptif du XIXe siècle Aristide Maillol , dans son domaine, a ouvert la voie vers l’abstraction, comme Cézanne en peinture. Maillol pense à une sculpture de l’immobile et atteint avec “La Montagne” une perfection des proportions. La beauté éternelle de son œuvre, qui s’inscrit dans la lignée de Jean Goujon ou d’Edme Bouchardon et rappelle les figures ornant les bassins, les fontaines et les jardins du château de Versailles, en fait un des plus grands artistes français.

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La sculpture de l’immobile…

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Femme…

La Méditérranée, Aristide Maillol, Musée d’Orsay, Paris, gildalliere, printemps 2022

C’est la simplicité qui fait la beauté de cette sculpture appelée « Méditerranée ». Le parti pris de Maillol est à l’opposé de ce qui se pratique alors, à la suite de Rodin. Pas d’émotion exagérée, pas de muscles saillants. Le visage que je vous cache, est dépourvu d’expression, et les membres sont bien pleins, la peau très lisse. La figure est tout en triangles emboîtés, repliée sur elle-même, comme en méditation. Seules dépassent un pied et une main. Elle est simplement belle.

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Femme…

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