Le pourpre est à l’honneur…

Le reportage de l’appartement du créateur Paolo Bagnara à Milan paraît sur IO Donna, Corriere della Sera. “A tutto colore”.
Quand j’ai fait ce reportage, j’ai trouvé que toutes les couleurs du monde se mettaient à se disputer entre elles, chacune prétendant être la meilleure, la plus importante, la plus belle, la plus utile, la favorite. Dans le salon de Paolo, le pourpre est à l’honneur, c’est le symbole du pouvoir. Les rois, les chefs, les évêques l’ont toujours choisi comme un signe d’autorité et de sagesse. Les gens ne l’interrogent pas, ils écoutent et obéissent.

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Le pourpre est à l’honneur…

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Flore d’hiver…

Flore Farnèse, d’après l’antique, André Antoine, 1669 à 1710, jardin des Tuileries, Paris, gildalliere, hiver 2022

Je te regarde encore une fois. Je pense à la lumière d’hiver à 17 heures au travers des arbres taillés en marquise, à la blancheur de tes formes déposée sur la géométrie des branches qui n’attendent plus que le printemps. Flore Farnèse, tu es comme un don, une statue de pierre, une stèle, ma dernière habitude.

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Flore d’hiver…

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Restauration…

Echafaudage autour de l’obélisque place de la concorde, Paris, gildalliere, hiver 2022

En pleine nuit, place de la Concorde, je succombe à la blancheur immémoriale de la pierre ou du moins de l’échafaudage qui encercle ce monument de l’Égypte antique. Un instant aveuglé, toutes traces du monde réel s’effacent de mon viseur. Sur la structure qui me fait face, ne reste du visible qu’une silhouette tranquillement dressée, étrangement réconfortante dans son immobilité. Une ombre presque humaine qui va retrouver cet été sa lumière. 

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Restauration…

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L’art est partout…

Yves Saint Laurent et Buren, musée d’Art Moderne, Paris, gildalliere, hiver, 2022

Ses défilés s’inspiraient des toiles de Mondrian, Matisse, Bonnard, Picasso, Braque… Sa fibre artistique se répartit dans six musées parisiens. Elle raconte les liens qu’Yves Saint Laurent a tissé toute sa vie entre la mode et l’art. Pour autant, la muséification ne fait pas l’artiste, même si l’immense coloriste est considéré comme le plus artiste des grands couturiers. Yves Saint Laurent a inventé la robe tableau.

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Yves Saint Laurent et Matisse…

Yves Saint Laurent, la danse de Matisse, musée d’Art moderne, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne, « La Danse Inachevée », Henri Matisse. Yves Saint Laurent a mis l’art en mouvement, la fondation fait entrer sa mode dans les musées. Trop pudique pour se qualifier d’artiste, il préfère se présenter comme un artisan.

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Une expo six musées…

Yves Saint Laurent et Dufy, MAM, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne de la ville de Paris, il y a des dialogues revendiqués explicitement par monsieur Yves Saint Laurent. Il y a aussi des rapprochements visuels avec les peintres comme ces trois robes présentées devant le chef-d’œuvre monumental de Raoul Dufy, « La Fée Électricité ». Yves Saint Laurent disait que le tissu était pour lui comme un tube de couleur. Cette démarche de qualité m’a fait redécouvrir la collection permanente.

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La couleur…

Ici, me reviennent les peintures de Ernst Ludwig Kirchner, de Franz Marc, d’Emil Nolde vues lors d’une exposition sur la couleur. J’étais transfiguré à force de plonger dans de telles nuances. Chez Agnés Emery, une vivacité folle traverse les pièces. La lumière tamisée de Bruxelles revenait sur son visage en bondissant sur les murs. Elle était devenue, là sous mes yeux, l’un des modèles d’évidence de ce mouvement Die Brücke que j’aime tant.

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Des nuances de bleus…

L’intérêt d’une maison, c’est d’être une planque. Un dedans. Un instant de bonheur écervelé. Un ventre de pierre et de bois où il est facile de se sentir à l’aise et de se régénérer. La maison vous guérit d’un trait. La couleur est libératrice. Les nuages gris bougent vite. Agnès crée des couleurs, des enduits de chaux ou d’huile de lin et se prend au jeu de ranger ce qui traîne. Alors c’est là que les nuances se réactivent.

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Des nuances de bleus…

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L’instant présent…

Le dressing, Agnès Emery, Bruxelles, Gilles Dallière, Francis Amiand.

Le rêve d’habiter poétiquement sa vie, d’en décider autrement qu’elle n’était prévue, de s’éloigner des boîtes carrées où l’on nous range, ne fait au fond que se poursuivre. J’aurais passé bien des années à vivre en marge. Jamais vraiment content d’être enfermé. Il est dur d’être réellement admis dans la mêlée où chacun s’occupe de tous.

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L’instant présent…

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Le charmeur de serpent…

Le charmeur de serpent, Adolphe Thabard, 1831-1905, jardin du Palais-Royal, Paris, gildalliere, hiver 2022

Ce matin, les températures ont subitement chuté. Elles aussi sont en deuil d’un mois de décembre idiot. Interminable. Monolithique. Pour réagir secondairement, me sortir de ma relative torpeur, je le fais quelquefois au réveil, je me suis surpris à déclamer à voix haute des poèmes de Joseph Brodsky, Vertumne gelé dans ses habits de feuilles, les pieds brûlants sous l’effet stimulant de la rosée : par temps froid les rêves sont plus précis, ils durent. Par temps froid, tout semble durer toujours. 

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Le charmeur de serpent…

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