Avé César…

Sur la terre, il y a bien plus d’énigmes dans l’ombre d’un homme qui marche au soleil que dans toutes les religions passées, présentes et futures.
Avé César…

Sur la terre, il y a bien plus d’énigmes dans l’ombre d’un homme qui marche au soleil que dans toutes les religions passées, présentes et futures.
Énigme architecturale…

Au milieu de cette énigme visuelle, on peut s’observer soi-même en prenant un peu de distance. Eh bien, ce monde si étrange qu’il semble du domaine du rêve, est la réalité. Chaque seconde qui s’écoule fabrique notre réalité quotidienne, elle-même aussi singulière qu’un rêve. Être compris, ou ne pas l’être, est un problème d’aujourd’hui.
Le doute…

“Doubting Thomas”, (2021) renvoie à la scène classique, dans laquelle l’apôtre Thomas demande à Jésus de toucher ses stigmates. Alors que l’art classique s’est passionné pour la pénétration, si concrète, si dérangeante, du doigt de Thomas dans les plaies du Christ, Charles Ray représente les deux hommes nus, à distance l’un de l’autre, figés dans une tension érotique. Entre précisions et complexité, l’artiste est considéré, aujourd’hui, comme l’une des figures les plus marquantes de la scène internationale.
L’association des couleurs…

Les couleurs continuent à se vanter, chacune convaincue de sa propre supériorité. Leur dispute devient de plus en plus sérieuse quand soudain un éclair apparaît dans le ciel milanais. La pluie commence à tomber à grosses gouttes, les couleurs, inquiètes, se rapprochent les unes des autres autour du lit pour se rassurer…
Les couleurs s’emballent …

Le vert affirme : je suis le plus essentiel, c’est indéniable, je représente la vie et l’espoir.
Le bleu prend la parole : sans moi tu ne serais rien.
Le jaune rit dans sa barbe : vous êtes bien trop sérieux. Moi j’apporte le rire, la gaité et la chaleur dans le monde.
L’orange élève la voix dans le tumulte : je suis la couleur de la santé et de la force. Le rouge qui s’est retenu jusque-là prend la parole haut et fort : c’est moi le chef de toutes les couleurs car je suis là couleur du danger et de la bravoure, de la passion et de l’amour. L’indigo dit calmement mais avec beaucoup de détermination : pensez à moi, je suis la couleur du silence. Et sans moi vous seriez insignifiantes. Vous avez besoin de moi pour l’équilibre, le contraste et la paix intérieure.
Le pourpre est à l’honneur…

Le reportage de l’appartement du créateur Paolo Bagnara à Milan paraît sur IO Donna, Corriere della Sera. “A tutto colore”.
Quand j’ai fait ce reportage, j’ai trouvé que toutes les couleurs du monde se mettaient à se disputer entre elles, chacune prétendant être la meilleure, la plus importante, la plus belle, la plus utile, la favorite. Dans le salon de Paolo, le pourpre est à l’honneur, c’est le symbole du pouvoir. Les rois, les chefs, les évêques l’ont toujours choisi comme un signe d’autorité et de sagesse. Les gens ne l’interrogent pas, ils écoutent et obéissent.
Flore d’hiver…

Je te regarde encore une fois. Je pense à la lumière d’hiver à 17 heures au travers des arbres taillés en marquise, à la blancheur de tes formes déposée sur la géométrie des branches qui n’attendent plus que le printemps. Flore Farnèse, tu es comme un don, une statue de pierre, une stèle, ma dernière habitude.
Restauration…

En pleine nuit, place de la Concorde, je succombe à la blancheur immémoriale de la pierre ou du moins de l’échafaudage qui encercle ce monument de l’Égypte antique. Un instant aveuglé, toutes traces du monde réel s’effacent de mon viseur. Sur la structure qui me fait face, ne reste du visible qu’une silhouette tranquillement dressée, étrangement réconfortante dans son immobilité. Une ombre presque humaine qui va retrouver cet été sa lumière.
L’art est partout…

Ses défilés s’inspiraient des toiles de Mondrian, Matisse, Bonnard, Picasso, Braque… Sa fibre artistique se répartit dans six musées parisiens. Elle raconte les liens qu’Yves Saint Laurent a tissé toute sa vie entre la mode et l’art. Pour autant, la muséification ne fait pas l’artiste, même si l’immense coloriste est considéré comme le plus artiste des grands couturiers. Yves Saint Laurent a inventé la robe tableau.
Yves Saint Laurent et Matisse…

Au musée d’Art moderne, « La Danse Inachevée », Henri Matisse. Yves Saint Laurent a mis l’art en mouvement, la fondation fait entrer sa mode dans les musées. Trop pudique pour se qualifier d’artiste, il préfère se présenter comme un artisan.