Les phrases et les graffitis…

Escalier d’entrée de l’école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, hiver 2022

Les phrases et les graffitis qui se sont écrits continuent à l’être. Ils viennent réveiller le marbre des statues qui ne parvient pas à exister. À partir du moment où une phrase révèle une statue, elle existe, et existera toujours, comme l’histoire des corps réveillés par une phrase où un graffiti formera de lui-même une série de phrases qui révèleront d’autres statues. Sur la colonne, il y a ce dessin étrange. Trois têtes de cancrelats, de sortilèges, poissons sorciers. Elles semblent me jeter un sort, il y a du vaudou dans l’air et l’inscription prend l’aspect menaçant d’un rite.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Les phrases et les graffitis…

Image

Arrêt sur image…

La cour de l’école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, été 2021

Il existe une géographie singulière de ces bâtiments, une organisation invisible. De longs couloirs invitent les étudiants à circuler. Ils s’évadent bruyamment vers des ateliers encore inconnus, mystérieux et secrets alors que les antiques réverbèrent sur le mur, sans ombres portées. Arrêt sur image. Silence. 

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Arrêt sur image…

Image

L’instant photographique…

Les décors de l’école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, hiver, 2022

Cette photo s’ouvre sur un instant perdu. Une entrée, une cour déserte, des sculptures sont le théâtre où se jouent des histoires éphémères. Je suis capté par d’obsédantes combinaisons, riches en secrets. Aussitôt, les idées comme les situations se compliquent. De brusques changements à vue, d’insolites décalages du temps et de l’espace se déploient en narrations visuelles. Ces séquences sont nourries de rêves, de fantasmes et d’aspirations spirituelles. 

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

L’instant photographique…

Image

Le temps présent…

Les Beaux-arts, Paris, gildalliere, hiver 2022

À partir de la cour du palais des Études, la grande salle vitrée de l’école des Beaux-arts, on a dressé des murs qui modifient l’espace. Ils donnent une version tout à fait imaginaire et en même temps réelle de ce lieu. Le temps semble comme arrêté au milieu de ce décor évoquant les vestiges antiques. Tout semble immobile. Tout semble « entre-tout », donc en dehors de tout. Entre le clos et l’ouvert, l’histoire paraît située dans un temps imaginaire, n’appartenant pas vraiment au passé, ni au futur et non plus au présent. Elle se situe en dehors du temps.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Le temps présent…

Image

Avé César…

L’architecture et César, école des Beaux-arts , Paris, gildalliere, hiver 2022

Sur la terre, il y a bien plus d’énigmes dans l’ombre d’un homme qui marche au soleil que dans toutes les religions passées, présentes et futures.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Avé César…

Image

Énigme architecturale…

Composition architecturale, école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au milieu de cette énigme visuelle, on peut s’observer soi-même en prenant un peu de distance. Eh bien, ce monde si étrange qu’il semble du domaine du rêve, est la réalité. Chaque seconde qui s’écoule fabrique notre réalité quotidienne, elle-même aussi singulière qu’un rêve. Être compris, ou ne pas l’être, est un problème d’aujourd’hui.

Céramique, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Énigme architecturale…

Image

Les couleurs s’emballent …

Le vert affirme : je suis le plus essentiel, c’est indéniable, je représente la vie et l’espoir.
Le bleu prend la parole : sans moi tu ne serais rien.
Le jaune rit dans sa barbe : vous êtes bien trop sérieux. Moi j’apporte le rire, la gaité et la chaleur dans le monde.
L’orange élève la voix dans le tumulte : je suis la couleur de la santé et de la force. Le rouge qui s’est retenu jusque-là prend la parole haut et fort : c’est moi le chef de toutes les couleurs car je suis là couleur du danger et de la bravoure, de la passion et de l’amour. L’indigo dit calmement mais avec beaucoup de détermination : pensez à moi, je suis la couleur du silence. Et sans moi vous seriez insignifiantes. Vous avez besoin de moi pour l’équilibre, le contraste et la paix intérieure.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Les couleurs s’emballent…

Image

Le pourpre est à l’honneur…

Le reportage de l’appartement du créateur Paolo Bagnara à Milan paraît sur IO Donna, Corriere della Sera. “A tutto colore”.
Quand j’ai fait ce reportage, j’ai trouvé que toutes les couleurs du monde se mettaient à se disputer entre elles, chacune prétendant être la meilleure, la plus importante, la plus belle, la plus utile, la favorite. Dans le salon de Paolo, le pourpre est à l’honneur, c’est le symbole du pouvoir. Les rois, les chefs, les évêques l’ont toujours choisi comme un signe d’autorité et de sagesse. Les gens ne l’interrogent pas, ils écoutent et obéissent.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Le pourpre est à l’honneur…

Image

L’indéfinie…

L’hiver, jardin des Tuileries, Paris, gildalliere, hiver 2022

Retour en arrière ! Remise en question ! Seul, sur la Terrasse du Bord de l’Eau, je regarde du côté de l’Orangerie, je regarde l’indéfinie, je regarde et j’ai plaisir à voir l’ombre des tilleuls. Le mur tout entier est une mélancolie de pierre.
Une mouette passe et ma tendresse est plus grande.
Tout ce temps je n’ai fait attention qu’aux ombres. Et tout cela n’a été qu’une impression de la peau, comme une caresse. Tout ce temps je n’ai pas levé les yeux de mon rêve lointain.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

L’indéfinie…

Image

Restauration…

Echafaudage autour de l’obélisque place de la concorde, Paris, gildalliere, hiver 2022

En pleine nuit, place de la Concorde, je succombe à la blancheur immémoriale de la pierre ou du moins de l’échafaudage qui encercle ce monument de l’Égypte antique. Un instant aveuglé, toutes traces du monde réel s’effacent de mon viseur. Sur la structure qui me fait face, ne reste du visible qu’une silhouette tranquillement dressée, étrangement réconfortante dans son immobilité. Une ombre presque humaine qui va retrouver cet été sa lumière. 

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Restauration…

Image