Yves regarde droit devant, la tête couronnée d’une bouée de sauvetage, et dans ses yeux le regard candide d’un enfant. Doucement, les vagues se brisent sur la coque du « Don du vent, » la brume se pose sur l’horizon et les choses songe Philippe, paraissent avoir beaucoup changé depuis tout ce temps. Mais le soupir de toutes les mers se brisant en cadence autour des îles les apaise. #croisière#ledonduvent#marseille#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Sur la ligne d’horizon, il y eut l’apparition silencieuse d’une goélette, sitôt venue, sitôt disparue ; il y eut une tache violacée sur la surface lisse de la mer, comme si quelque chose avait bouillonné dans d’invisibles profondeurs. Le « Don du vent » rentre au port dans la vibrante immobilité du beau temps. #ledonduvent#marseille#croisière#blackandwhitephotography@gillesdalliere
La caméra caresse lentement les os d’un squelette humain, blanchis par un soleil de plomb. L’homme, tombé là, face contre terre il y a 100 ans, est inconnu. Où allait-il, que faisait-il à cet endroit, en plein désert d’Atacama, au Chili ? Personne ne le saura jamais. Oublié de tous, il reçoit enfin, grâce à l’artiste Pierre Huyghe, un rituel funéraire étrange. Dans ce paysage de cailloux à l’infini, où l’air est si pur qu’il s’avère propice aux observations du ciel, des bras articulés en métal déposent autour de la dépouille de petits morceaux de lave noire. Le ton est donné, dès l’entrée de la Bourse de commerce à Paris, et l’espace majestueux de la rotonde. Pleins feux, donc, sur une série d’œuvres qui se la jouent crépuscules, embrassent la nuit, attendent le jour, à l’orée du visible et de l’invisible. #exposition#claire-obscur #blackandwhitephotography@gillesdalliere@boursedecommerce
Au MuMa, « Le port, promesse de voyage », est avant tout un lieu de travail, caractérisé par ses marqueurs propres : digues, grues, conteneurs, bers et écluses. Par essence mouvant, le paysage portuaire du Havre est en perpétuelle mutation pour s’adapter aux besoins du transport maritime. C’est également un paysage à la frontière du paysage industriel, à tel point que l’on parle de zone industrialo-portuaire, où l’homme est peu présent, perdu dans un univers parfois irréel et souvent hors normes. À l’antithèse du paysage pittoresque, interrogeant la notion de beauté, le paysage portuaire est une source d’inspiration pour les artistes. L’exposition rassemble les travaux d’une trentaine d’artistes, du début du XXe siècle jusqu’à nos jours, parmi lesquels Raoul Dufy, Émile Othon Friesz, Albert Marquet, Roger Guerrant, Pierre et Gilles, JR, Noémi Pujol, Sylvestre Meinzer, Jürg Kreienbühl et Alain Ceccaroli. #lehavre#muma#exposition#blackandwhithephotography@gillesdalliere
Rien, semblait-il, ne pouvait briser cette image, troubler l’ample manteau de silence qui tissait dans sa trame les cris de mouettes tombées du ciel, les sirènes des bateaux, le bourdonnement et la rumeur de la ville du Havre. Seule la lune, timide, se détache de l’ombre et roule dans la lumière qui s’incline. #leportduhavre#blackandwhitephotography@gillesdalliere
La mer se soulève et se brise sur la digue qui protège les cabines, et si quelqu’un imaginant trouver sur la plage, qui sait, un compagnon de solitude, descend marcher seul sur le sable, aucune image d’apparence secourable ne se présente aussitôt à lui pour restaurer l’ordre dans l’hiver et amener le monde à refléter le champ de l’âme. #trouville_sur_mer#beachdecor@gillesdalliere
Je préfère la vue en contreplongée à la vue frontale, elle permet de rompre avec la régularité d’un espace fondé sur le rythme des verticales et des horizontales. Je joue des éléments saillants et des puissants effets de contrejour pour structurer rigoureusement l’image.
Construire l’image : il suffit d’exprimer l’espace avec la seule tension entre ombre et lumière. Jouer avec la géométrie en allant jusqu’à l’abstraction. #escalier#ombreetlumière#carpenters@gillesdalliere