Le nouvel âge

Passion de fleurs, gildallière, Alain Gelberger
Photo/Gilles Dallière/Alain Gelberger

Que dit la passiflore coulée dans son vase de bronze ? Elle émerge à grand peine, aspirant au soleil, la pauvre solitaire. Dans cet alliage de cuivre et d’étain tes jours n’ont qu’une courte aurore. Patiné par l’histoire le vase est immortel. D’abord, il y a la matière, elle en impose par son poids, habite l’espace tout en se pliant aux formes modernes. Sa résistance est fascinante. Puis vient le geste, modelé avec passion par Laurence Montano, le matériau appelle la caresse, le plaisir tactile, la patine, le poli. De tout temps le bronze est en dehors des modes. Quand à toi pauvre petite fleur, tu exhales avec peine tes passions de grimpante.

Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Le nouvel âge

Image

L’ammonite de béton brut

Escalier, Anvers, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière

Sans ornement l’escalier prend l’apparence d’une ammonite. En son centre l’espace vertical monte dans un vide qui donne de l’ampleur à la construction. La beauté intrinsèque de la peinture écaillée, du béton brut, du plâtre mis à nu, de la main courante en fer rouillé, du sol buriné est ouvertement accentuée par le travail du temps. La force de cette spirale semble rejoindre l’énergie cosmique de l’espace. Le vide résonne d’un silence magnifique.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

L’ammonite de béton brut

Image

L’intense obscurité

Bol, nature morte, Anvers, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière

Entre Orient et Occident, il faut apprendre à être paisible. Il faut apprendre à regarder la lumière sculpter l’objet. Un objet précis posé sur un coussin de soie rouge confronté au couvercle d’un vieux coffre de bois d’une beauté imparfaite. Dans le bol, il y a le vide. Autour, la pénombre est essentielle. Le rayon de soleil qui illumine l’intense obscurité révèle l’incroyable beauté de la robuste structure du bois.

Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

L’intense obscurité

Image

La lumière

Ombre et lumière, Anvers, gildallière, 2006
Photo/Gilles Dallière

La lumière donne la vie. Elle remplit le vide. Quelques meubles bien choisis, résistants aux tendances et aux modes, enrichis par la caresse du temps, une photographie accrochée à minima et le silence. Le vide est l’espace où se déploie l’essentiel et la simplicité est le résultat direct d’une réflexion profonde.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

La lumière

Image

Composition

Nature morte, Anvers, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière

Laisser une chose incomplète la rend intéressante et procure le sentiment qu’il reste de la place pour son développement.
Yoshida Kendo

Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

Composition

Image

Le palais Lascaris

le palais Laascaris, Nice, gildalliere, 2016
Photo/Gilles Dallière

Dans ce palais solide et pittoresque, perdu au cœur du vieux-Nice, les dissonantes et âpres notes baroques nous mènent dès l’entrée à l’escalier monumental. Entourés d’arcades de marbre, de trompe l’œil et de statues, les murs aquarellés d’ocre rose répandent un jour mystérieux qui invite à la méditation. Et même si les pierres s’étiolent distillant un charme fugace, c’est un bijou de grand seigneur italien aux allures de palais.

Clichés/architecture, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

Le palais Lascaris

Image

L’autorité néoclassique

Saint Jean-Baptiste, gildalliere, Nice, 2018
Photo/Gilles Dallière

En édifiant l’église Notre-Dame-des-Grâces, Charles Mosca s’est inspiré de l’extrême simplicité architecturale des villas palladienne. Le fronton ajoute beaucoup à la grandeur et à la magnificence de l’édifice mais c’est le parallélisme austère des lignes qui en fait une pureté néoclassique. Elles marquent l’influence de l’architecture turinoise sur l’urbanisme niçois. Sur la taille lisse et la nudité des matériaux, l’introduction du blanc sur un enduit de plâtre rehaussé d’ocre jaune, crée une mise en scène autoritaire où les ombres se jouent de la lumière.

Clichés/architecture, Clichés/photos, Clichés/voyage

l’autorité néoclassique

Image

L’élégance

Le château Ste-Hélène, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière

À la recherche d’un nouvel art de vivre dans lequel domine la simplicité des formes, les architectes vont réinterpréter les volumes et géométriser le décor. Nous sommes en 1922 et en descendant ces quelques marches, je me mets à rêver de sentir les effluves de « Ambre Antique », « Émeraude », « L’Origan », « L’Aimant », « Le Jasmin de Corse », où le premier parfum de François Coty, industriel, parfumeur, propriétaire du château Saint-Hélène, « La rose jacqueminot ». C’est bien ça l’élégance. Aucun autre débordement n’est permis sinon imaginer entendre le craquement d’une soie froissée, fantôme parmi les fantômes où l’ombre portée de mes années profondes.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/photos, Clichés/voyage

L’élégance

Image

Belle Époque

bas relief, Nice, gildallière, 2019
Photo/Gilles Dallière

Éclectisme est bien le terme que peut le mieux définir l’architecture de Nice. Sur des camaïeux de beiges et d’ocres rosés, quelle étourdissante cacophonie architecturale. Loin des lignes pures et sensuelles, l’extravagance des bas reliefs, les arabesques et les rinceaux transforment radicalement l’aspect de cette villa qui devient passablement excentrique sans beaucoup d’humour ni de grâce. On cherche à épater, mais aussi à prouver et faire étalage de sa puissance. Et tout compte fait, cette maison style Belle Époque, un peu folle, n’a rien d’une amusante folie.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/photos, Clichés/voyage

Belle Époque

Image

La roue de la fortune

Grand roue, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

La vie est un manège et elle tourne, il tourne, ils n’en finissent plus de tourner. La roue tourne sans arrêt, le jour et la nuit, vie après vie. Elle touche au cœur aussi bien les adultes que les enfants. Étonnant spectacle, où se fondent en un seul geste le fond, la forme, le décor et une philosophie profonde enchantée où désenchantée. L’essentiel est là, il ne se commente pas, il ne se montre pas, il se vit.

Clichés/photos, Clichés/voyage

La roue de la fortune

Image