J’avance dans l’eau du bassin. Cette fontaine est bien l’axe du monde autour duquel tout semble désert pour un temps. J’arrive à son or que je ne peux pas embrasser en entier et je me laisse glisser à ses pieds entre le socle humide et la sculpture où j’ai une place prédestinée. Et là, je me sens plein d’étranges énergies qui me poussent à l’immobilité. Je laisse reposer mes mains sur mes genoux. Et de ce vide monte le souvenir de ma jeunesse, de ce parc où j’ai été heureux dans la souffrance de ce père que j’ai cherché. #versailles#versaillesgardens#trianonpalace#amphitheatre#fontaine#reflections#photography@gillesdalliere
Chaque fois que la gouvernante songeait à son travail, elle voyait toujours clairement cette grande cuisine. Il y avait la cuisinière aussi, une rouquine, coléreuse mais gentille quand on savait la prendre. Elles s’étaient payées quelques pintes de bon sang toutes les deux. La première mettait de côté une assiette avec une orange à moitié pelée. On vivait bien à cette époque. On avait tout ce qu’il fallait. Il y avait toujours du remue-ménage, des gens qui venaient, parfois ça faisait bien vingt personnes en même temps, et on était encore à faire la vaisselle largement passé minuit. #mad#museenissimdecamondo#paris#office#decoration#naturemorte#cuisine#architecturephotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere@madparis
Juergen Teller, I need to live, Grand Palais Ephémère, Paris, hiver 2023
Juergen Teller expose ses clichés sulfureux au Grand Palais Éphémère. Un style direct, réaliste et un humour grotesque. Entre le portrait nu de Vivienne Westwood, celui d’Iggy Pop plus soft et Yves Saint-Laurent, cette exposition présente un véritable condensé de son œuvre photographique. À coups d’images trash et de nudité franche, que ce soit dans cet autoportrait de lui nu sur la tombe de son père ou dans cette curieuse série de Kim Kardashian en rase campagne, l’exposition « I need to live » bouleverse les codes de la photographie. Mise en scène minimale, lumières crues, clichés et vidéos sulfureuses et décadentes : sa signature est vulgaire, dans le sens premier du terme. #grandpalaiséphémère#ineedtolive#juergenteller#photography#exibitionart
En entrant dans cet hôtel particulier, j’entre dans mon imaginaire, non pas comme s’il m’appartenait mais comme s’il y avait au centre de moi-même et de ce musée un lieu qui justement n’était pas moi. Passé la balustrade de fer forgé et doré du palier de repos de l’escalier privé, je retrouve les sensations correspondantes de la lumière, du son et de l’odeur des boiseries qui me servait quand j’étais étudiant, de refuge. Le goût de créer des palanquins, des chambres, des oratoires d’où habiter le monde n’est rien d’autre qu’un moment de repos. Bon réveillon. #museenissimdecamondo#mad#passage#boiserie#stylobate#hotelparticulier#leicam11monochrom#leicaedc#leicacamera#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Au musée du Quai Branly Jacques Chirac, l’artiste américain Kehinde Wiley dévoile une série de portraits de chefs d’état africains. Il explore la représentation du pouvoir. Il aborde l’histoire du portrait aristocratique, royal et militaire dans l’Europe des 17e, 18e et 19e siècles afin d’élaborer, en concertation, une composition qui illustre le regard singulier de chaque leader sur ce que signifie être un dirigeant africain contemporain. Les peintures monumentales mettent à nu les contours de l’égo. De ce travail naît une investigation sur la mise en scène du pouvoir ainsi que sur le dédale de choix au sein duquel les artistes et les modèles se frayent un chemin. #museeduquaibranly#kehindewiley#art#peinture#portrait#chefsdetatafricains#contemporain#photography@gillesdalliere@quaibranly@kehindewiley