Le Palais des Assemblées…

L’assemblée, Chandigarh, Le Corbusier, Inde, gildalliere, 2010

Le Palais des Assemblées est assez décrépi aujourd’hui. Au départ, l’imagination de Le Corbusier avait été frappée par quelques formes industrielles. Et comme jadis, par l’étude patiente de « l’os de bœuf », nous voilà bien loin du point de départ. Le béton s’effondre, le bassin latéral est à peine rempli d’eau, mais l’ensemble architectural reste magique.

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Le Palais des Assemblées…

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C’est du béton…

Chandigarh, le secretariat, Le Corbusier, India, gildalliere, hiver 2010

J’aime quand les murs opposent des formes libres à la géométrie, les horizontales aux verticales, le traditionnel à l’invention, les pleins aux vides, les pentes douces ou abruptes aux perspectives ondulées de l’horizon, le béton discipliné à la végétation spontanée, le jeu des couleurs au ciel immense. Ils peuvent être secs ou humides. Ils peuvent abriter dans leurs fissures d’imprévisibles mousses de toutes sortes, et puis on peut les colorer, on peut les cacher derrière des tissus, les enfermer dans toute une effervescence de formes. C’est tout cela qu’a voulu Le Corbusier à Chandigarh.

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C’est du béton…

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Point de vue…

Point de vue, Haute Cour, Chandigarh, Inde, Le Corbusier, gildalliere, hiver 2010

La couleur nous tient compagnie dans le cosmos, parfois elle nous fait savoir que nous existons et, quand elle disparaît, comme dans le monde obscur de Gilgamesh où tout n’est que poussière, où les bouches sont pleines de poussière, où il n’y a guère de couleur, c’est la vie qui disparaît. Je fais beaucoup de noir et blanc pour ne pas gaspiller la couleur.

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Point de vue…

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Couleurs…

Les colonnes de la Haute Cour, Chandigarh, Inde, gildalliere, printemps 2010

Il est parfois approprié de photographier en couleurs, et parfois non. J’ai pensé que je ne devais utiliser la couleur que lorsque je ne pouvais pas faire autrement, quand les couleurs, comme ici, mises les unes à côté des autres, ont leur histoire, plus ou moins dévoilée, quand elles ont vraiment une histoire à raconter.

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Couleurs…

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Un pastel vibrant…

Les couleurs de la Haute Cour, Chandigarh, Le Corbusier, Inde, gildallière printemps 2010

Au Palais de la Haute Cour, la couleur n’a rien d’excessif. Les piliers sont revêtus de tons pastel vibrants qui font chanter le béton. Dans la lumière éblouissante, le vert, le jaune, et le saumon affirment autant de hardiesse que les cylindres qu’ils colorent. À gauche et à droite aussi, la couleur est omniprésente. Elle apparaît à travers les ouvertures et ne cesse de changer et d’étonner. Et si, lorsque l’on se trouve au pied des piliers, on lève les yeux, le regard découvre le bleu du ciel.

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Un pastel vibrant…

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La passerelle du temps…

Les passerelles de la Haute Cour, Chandigarh, Inde, gildalliere, printemps 2010

Les murs de la Haute Cour de Chandigarh. Pour moi, là où il y a un mur, c’est le commencement de l’architecture. Naturellement, il faut savoir dessiner les lieux, et parfois un mur ne suffit pas. Ce que j’aime dans les murs, c’est qu’ils sont lourds. Et avec tout leur poids, ils ne résistent pas très bien au temps. Les constructions ont une drôle de prétention : elles voudraient vaincre l’attraction terrestre et, en plus, elles ont la prétention de durer éternellement.

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La passerelle du temps…

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Géométrie des lignes…

Détail d’architecture de la Haute Cour, Chandigarh, Le Corbusier architecte, Inde, gildalliere, printemps 2010

« Ce mot pour te dire que le Palais de la Haute Cour où près de 1000 ouvriers et femmes et ânes s’activent est tout simplement extraordinaire. C’est une symphonie architecturale qui dépasse tous mes espoirs, qui éclate et se développe sous la lumière d’une façon inimaginable et inlassable. De près, de loin, c’est une surprise et une provocation d’étonnement (…) »
Le Corbusier 1954

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Géométrie des lignes…

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Rigueur architecturale…

Site du Capitole, Chandigarh, Le Corbusier architecte, Inde, gildalliere, printemps 2010

« Que la stupéfaction règne souvent à Chandigarh est une chose naturelle, mais dès que les aménagements du parc, les arbres, les fleurs, les greens, les grands dallages de pierre et de ciment, les monuments prévus au plan seront achevés, réunis tous ensemble en une symphonie rigoureusement concertée, alors, à ce moment, les gens me diront merci ! » 
Le Corbusier

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Rigueur architecturale…

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Éloge de la lumière…

L’architecture des Roches Rouges, le Dramont, Saint-Raphaël, gildalliere, automne 2021

Dans ce jeu de clair-obscur, la blancheur des murs peut paraître translucide, évidente et banale, alors qu’elle est détachée de l’ombre. Il se peut qu’une lumière ainsi définie n’ait aucune existence réelle. Il se peut qu’elle ne soit qu’un jeu trompeur et éphémère d’ombre et de lumière. Je le veux bien, et elle me suffit, car il m’est interdit d’espérer mieux.

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Le colimaçon de la villa Saint-Anne…

L’escalier qui monte à la terrasse de la villa Saint-Anne, le Dramont, gildalliere, automne 2021

La Villa Saint-Anne est un bâtiment puissant. Elle s’élève au-dessus des roches déchiquetées, sur un magnifique terrain en promontoire sur la mer, depuis 1905 lorsque Pierre Aublé en conçoit les plans. Georges Leygues la souhaite de belle facture, néo-byzantine, ornée de ferronneries Art nouveau et lui donne le prénom de son épouse. Aujourd’hui, le bâtiment est rempli d’air, l’air du renouveau, et comme je pense que certaines obsessions de la modernité ne sont pas tout à fait positives, je suis heureux de voir que l’escalier du dernier étage s’enroule toujours vers la lumière. Elle est le ciel qui se précipite dans la pièce.

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Le colimaçon de la villa Saint-Anne…

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