Yves regarde droit devant, la tête couronnée d’une bouée de sauvetage, et dans ses yeux le regard candide d’un enfant. Doucement, les vagues se brisent sur la coque du « Don du vent, » la brume se pose sur l’horizon et les choses songe Philippe, paraissent avoir beaucoup changé depuis tout ce temps. Mais le soupir de toutes les mers se brisant en cadence autour des îles les apaise. #croisière#ledonduvent#marseille#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Sur la ligne d’horizon, il y eut l’apparition silencieuse d’une goélette, sitôt venue, sitôt disparue ; il y eut une tache violacée sur la surface lisse de la mer, comme si quelque chose avait bouillonné dans d’invisibles profondeurs. Le « Don du vent » rentre au port dans la vibrante immobilité du beau temps. #ledonduvent#marseille#croisière#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Au MuMa, « Le port, promesse de voyage », est avant tout un lieu de travail, caractérisé par ses marqueurs propres : digues, grues, conteneurs, bers et écluses. Par essence mouvant, le paysage portuaire du Havre est en perpétuelle mutation pour s’adapter aux besoins du transport maritime. C’est également un paysage à la frontière du paysage industriel, à tel point que l’on parle de zone industrialo-portuaire, où l’homme est peu présent, perdu dans un univers parfois irréel et souvent hors normes. À l’antithèse du paysage pittoresque, interrogeant la notion de beauté, le paysage portuaire est une source d’inspiration pour les artistes. L’exposition rassemble les travaux d’une trentaine d’artistes, du début du XXe siècle jusqu’à nos jours, parmi lesquels Raoul Dufy, Émile Othon Friesz, Albert Marquet, Roger Guerrant, Pierre et Gilles, JR, Noémi Pujol, Sylvestre Meinzer, Jürg Kreienbühl et Alain Ceccaroli. #lehavre#muma#exposition#blackandwhithephotography@gillesdalliere
Rien, semblait-il, ne pouvait briser cette image, troubler l’ample manteau de silence qui tissait dans sa trame les cris de mouettes tombées du ciel, les sirènes des bateaux, le bourdonnement et la rumeur de la ville du Havre. Seule la lune, timide, se détache de l’ombre et roule dans la lumière qui s’incline. #leportduhavre#blackandwhitephotography@gillesdalliere
La mer se soulève et se brise sur la digue qui protège les cabines, et si quelqu’un imaginant trouver sur la plage, qui sait, un compagnon de solitude, descend marcher seul sur le sable, aucune image d’apparence secourable ne se présente aussitôt à lui pour restaurer l’ordre dans l’hiver et amener le monde à refléter le champ de l’âme. #trouville_sur_mer#beachdecor@gillesdalliere
Mon Dieu, comme Essaouira est loin. Comme nous sommes loin les uns des autres. L’été s’est enfui depuis longtemps déjà. Et comme le chante Barbara, « je m’alanguis, je rêve, je frissonne, je tangue, je chavire ». Le ciel change doucement, il s’est couvert d’un voile. C’était bien, non ? Mon large sourire disparu me colle aux tempes, et je ne sais plus à quoi rime de se tenir là, debout, encombré de moi-même. #summer#maroc#essaouiramorocco#friendsforever❤️
Vu sur Le Havre. Sainte-Adresse est encensée par Alphonse Karr, alors rédacteur au Figaro au XIXème siècle. Elle est évoquée dans la célèbre dictée de Prosper Mérimée. Immortalisée par Claude Monet (la célèbre terrasse à Sainte-Adresse qui n’existe plus), et vantée par Georges Dufayel, père du « Nice Havrais » dans les années 1900, la cité dionysienne incarne une certaine douceur de vivre. #sainteadresseplage#lehavretourisme#blackandwhitephotography@gillesdalliere
L’ancienne église Saint-Joseph (1877) était un modeste sanctuaire de quartier, dont le clocher était resté provisoirement en bois, jusqu’aux raids de septembre 1944. Entièrement détruite, elle fut reconstruite par Auguste Perret comme le symbole du renouveau du Havre. La tour-lanterne s’élève à une hauteur de 110 m. Elle se présente comme un phare visible la nuit à des dizaines de kilomètres. La construction en béton est inondée par la lumière colorée qui traverse les vitraux de Marguerite Huré. Le profil des corniches, la vigueur des nervures, le découpage des claustras, la rugosité́ calculée de la matière font de Saint-Joseph un chefs- d’œuvre architectural qui reste, en tout point, d’une finesse étonnante. #église#saintjosephchurch#augusteperretarchitect#architecturephotography@gillesdalliere