Un sanctuaire immaculé …

Les couloirs du 1er étage, Villa Kérylos, Beaulieu-sur-Mer, gildalliere, été 2022

La chambre de Théodore Reinach est au bout du couloir. Le temps se fige à l’intérieur de ce sanctuaire immaculé. D’emblée je m’invite dans cette conversation silencieuse entre ce modèle d’intégration archéologique, symbole d’une civilisation excessive, et l’équilibre du lieu. La mosaïque est à n’en pas douter un trait antiquisant, le choix, ici, est dicté par un impératif exprimé par l’architecte-érudit Emmanuel Pontremoli : « Conquête moderne, l’homme avec la sécurité découvrit la nature, le paysage, l’air et la lumière. La maison de Beaulieu ne pouvait comme la demeure antique, se replier sur elle-même, elle devait s’ouvrir sur la mer. » #villakerylos #beaulieusurmer #architecturephotography#styleantique #grecstyle @gillesdalliere @villakerylosofficiel@destination_beaulieusurmer

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Un sanctuaire immaculé …

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De l’ombre à la lumière …

Perspective de l’escalier du 51 rue Raynouard, Paris, gildalliere, automne 2022

L’escalier n’est pas lié à une époque, une tendance, une mode, il est hors du temps. Les tons sourds et terreux des murs contribuent à l’atmosphère générale. La lumière est plus douce, comme filtrée. Au 51 rue Raynouard, j’ai besoin de celle-ci comme de l’ombre, et non seulement j’ai besoin des deux, mais je dois leur faire permuter leur rôle. Je dois faire que l’ombre devienne réalité et que la lumière devienne absence. #stairdesign #escalierbeton#architecturephotography #rueraynouardparis16 #perspective#vertigo #augusteperret #blackandwhitephotography@gillesdalliere

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De l’ombre à la lumière …

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L’insondable …

L’escalier du 51 rue Raynouard, Auguste Perret, Paris, gildalliere, automne 2022

Encore et toujours l’escalier. Il abrite un mythe particulièrement riche. Les architectes en ont imaginé, construit ou représenté sous toutes les latitudes. Une construction dont la symétrie semble faite pour m’attirer à monter. Même vertige introspectif avec cette rampe qui s’étire d’un angle à l’autre. Les volées de marches me lâchent à l’endroit même où elles me prennent. Seule une vue plongeante donne une idée du lieu où je suis. Merci monsieur Perret. #paris #escalier #architecturephotography#augusteperretarchitect #blackandwhitephotography@gillesdalliere

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L’insondable …

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Mise en demeure…

La main courante du duc de Guise, Paris, gildalliere, automne 2022

Dans l’espace traditionnel d’un hôtel particulier, à l’entresol du XVIIIe siècle, sous des plafonds de stuc moulurés à l’ancienne, j’ai fait mon nid provisoire. Je me passe de la lumière naturelle, je construit une fiction, un rêve, un lieu mythique, un labyrinthe de fer forgé. À première vue, il n’y a rien à voir. À peine une main courante sur laquelle un éclairage frisant découpe un fil de lumière. #paris #hôteldeguise#escalier #styleinspiration #lightandshadow#blackandwhitephotography @gillesdalliere

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Mise en demeure…

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Louis XVI…

Louis XVI, chapelle expiatoire, Paris, gildalliere, automne 2022

Sur la plaque en marbre noir, le testament du roi. Ce dernier, représenté dans une position extatique par le sculpteur François-Joseph Bosio, est soutenu par un ange qui lui montre les cieux. La chapelle expiatoire, dédiée au souvenir de l’exécution de Louis XVI et de Marie-Antoinette apparaît comme le vestige d’un autre temps, une enclave inattendue dans le contexte urbain du boulevard Haussmann. Un petit square encadré par de hauts immeubles , pleins des rumeurs de la ville, le soustrait au regard des passants pressés. Sans doute est-il moins propice à la rêverie et au recueillement que l’ancien jardin circonscrit dans un cœur d’îlot. Mais l’œuvre édifiée par Pierre-François-Léonard Fontaine, bâtie à l’écart des grands axes monumentaux, fut toujours discrète et introvertie dans son organisation architecturale.

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Louis XVI…

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Un édifice aux multiples influences…

La coupole de la chapelle expiatoire, Paris, gildalliere, automne 2022

L’intérieur de la chapelle expiatoire n’a pas la simplicité d’un volume centré, clairement constitué et dominé par sa coupole qu’on imagine depuis l’extérieur. On est au contraire étonné par la présence de quatre ouvertures zénithales, l’une au centre de la coupole, les autres en haut des culs-de-four : cette pluralité entraîne, par le biais du couvrement, une complexité accrue par l’emploi de divers types de caissons. Carrés dans la grande coupole, en référence au Panthéon romain et dans les voûtes secondaires, l’architecte a placé une résille de caissons octogonaux plus sophistiquée et décorative, associant ainsi dans un assemblage éclectique, davantage que deux logiques de décor contradictoires. Une polyphonie spatiale qui fait écho au morcellement du plan.

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Un édifice aux multiples influences…

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La chapelle calcinée…

La petite chapelle d’Aroniadika, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

C’est longtemps après l’incendie que je suis revenu dans cette petite chapelle. La travée, vidée de ses meubles, reste comme un squelette blanchi à la chaux, il n’y reste plus que ce qui est sans valeur. La porte en bois calcinée mais sublime, a été remplacée par cette vulgaire porte en fer. Je ne me suis pas déplacé pour revoir les icônes, j’avais juste envie de tenir dans mes mains ces objets sans valeur, entassés dans un coin. Et l’humilité de ces objets me touche.

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La chapelle calcinée…

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Dans un clair obscur…

intérieur, Kato Hora, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

L’ombre s’est figée sous l’immobilité du soleil au zénith, recueillie, pénétrable et accueillante comme une mère sans jugement. L’ombre rend spirituels les objets les plus banals. Le temps est ralenti et dehors, les fleurs blanches du Sophora du Japon tournent plus lentement dans l’air. L’ombre retient sa respiration, et les choses deviennent mesurables dans une balance qui n’est pas de ce monde.

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Dans un clair obscur…

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L’homme qui se cache…

La fenêtre de Natacha, Hora, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

Je me suis adossé à un mur et je regarde la blancheur idéale du rideau. C’est vrai, je n’ai pas regardé mon visage dans le miroir. Je le contemple pourtant chaque matin et je cherche dans mon regard la marque prégnante de ce vide en moi, de ce manque qui me relie à l’enfance. Je regarde la fenêtre, je la considère dans toute sa beauté. Le rideau brodé qui vole au vent, est comme une page à écrire. Je vole dans mes pensées, je souris légèrement, et pour un temps, j’échappe au brouhaha de la rue.

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De l’art byzantin …

De l’art byzantin…

La chapelle de Piso Pigathi, Kithira, Grèce, gildalliere, été 2022

Grâce à des amis, je suis rentré dans cette église ouverte. C’est une petite nef unique. Son abside présente les aménagements habituels : un autel adossé à la paroi, une banquette longeant le mur, et une petite niche de prothèse. Des peintures polychromes sur enduit couvrent tout l’espace intérieur, associant quelques scènes, des figures de saints et un riche décor ornemental. Le chatoiement des couleurs, la beauté des formes, manifestent de la richesse et du statut social du commanditaire. Elles visent à perpétuer sa mémoire. Je pense dater ces peintures à l’extrême fin du XIIIe siècle. Mais aujourd’hui, qui est là pour les restaurer ? 

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