Durer encore…

Coupole de Saint Sulpice, Paris, Pâques, gildalliere, printemps 2022

Chacun d’entre nous veut durer. Rouler sa pierre, remonter des pontons. Croiser le fer avec avec ses lubies. Connaître et ne pas oublier. Retenir la grâce sous la prière. Se mettre à l’épreuve. Accompagner. Durer à tout prix. Durer encore. 

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Durer encore…

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Vendredi saint…

Le Christe crucifié, Saint-Pierre de Montmartre, Paris, gildalliere, printemps 2022

« … Les armes de Jésus c’est cette pillerie de son propre troupeau, c’est cette loterie de son pauvre trousseau qu’un soldat s’approprie. Les armes de Jésus c’est ce frêle roseau, et le sang de son flanc coulant comme un ruisseau, et le licteur antique et l’antique faisceau. Les armes de Jésus c’est cette raillerie jusqu’au pied de La croix, c’est cette moquerie jusqu’au pied de la mort et c’est la brusquerie, du bourreau, de la troupe et du gouvernement, c’est le froid du sépulcre et c’est l’enterrement. Les armes de Jésus c’est le désarmement… »
Charles Péguy, 20 novembre 1912. 

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Vendredi saint…

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Tradition d’excellence …

The invisible collection, Féau Boiseries, Paris, gildalliere, printemps 2022

Louis XV aimait l’envol des courbes aériennes qui trompaient sa mélancolie, flattaient sa lascivité. J’aime cette inusable dichotomie qui se traduit en matière d’architecture intérieure par l’opposition entre les classiques et les modernes. Entre les artistes décorateurs et les designers. Entre le travail d’artisans qualifiés se référant à une tradition d’excellence, et les recherches expérimentales des stylistes designers : ici Thierry Lemaire et son petit canapé NIKO, et Louise Liljencrantz et la table basse CLOUD. @theinvisiblecollection 

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Tradition d’excellence …

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Question de style…

L’atelier, Féau Boiseries, Paris, gildalliere, printemps 2022

« Dis-moi où tu habites, je te dirai qui tu es. »
Au-delà de cette formule, cent fois vérifiée, reconnaissons que la forme des informations contenues dans un même lieu, conçu, voulu, subi par celui qui l’occupe, constitue une sorte d’ADN de ce mystère infini : l’histoire d’une vie. Chez Féau Boiseries la décoration n’existe pas en tant que telle. Il n’y a pas que des décors et des décorateurs : un répertoire de formes et un catalogue de besoins. Il y a une histoire de passions, un savoir-faire immuable, des gestes qui se transmettent de génération en génération.

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Massif et sculpté…

Boiseries du XVIIIème siècle Féau Boiseries, Paris, gildalliere, printemps 2022

Je suis resté des heures, fasciné par la galerie des décors de Féau Boiseries. La théorie des arts au XVIIIe siècle se conjugue pour inventer une certaine douceur de vivre à la française. C’est la marquise de Pompadour qui décida de rompre avec l’ornementation mouvementée du siècle des lumières, au profit de la ligne droite. Retour à la Grèce antique que l’on qualifiera de « néoclassique ».

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Massif et sculpté…

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Expression architecturale…

Ornementation, Musée d’Orsay, Paris, gildalliere, printemps 2022

L’architecture s’exprime avec un langage qui quelquefois, en allant au-delà de l’aspect rationnel, logique, philosophique, peut devenir poétique et chanter.

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Le livre des invocations…

« Le Livre des Invocations » de Philippe Siméon aux éditions Ramsay est en librairie le 26 avril 2022. 152 pages – 39€. Un recueil poétique et invocatoire accompagné par mes photographies en noir et blanc. Ces textes brefs proposent une suspension, une pause pour rencontrer dans un éventail de mots d’autres résonances dans l’intime et l’intemporel. Et faire éclore en soi un autre désir provenant de l’émergence d’une voix intérieure, dont celle-ci même est, parmi tant d’autres inaudibles, un frugal testament, une lueur d’espérance. Pas une de mes images n’est ici indifférente ou hasardeuse.

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Le livre des invocations…

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La lumière sur l’ornementation…

Ornements architecturaux, musée des Arts-décoratifs, Paris, gildalliere, printemps 2022

L’art de nous émouvoir par les effets de la lumière appartient à l’architecture, car dans tous les monuments susceptibles de porter l’âme à l’horreur des ténèbres ou bien, par ses effets éclatants, à la porter à une sensation délicieuse, l’artiste qui doit connaître les moyens de s’en rendre maître, peut oser se dire : je fais la lumière. 

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La lumière sur l’ornementation …

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Miss Dior…

Miss Dior, Christian Dior, La Galerie Dior, Haute-couture printemps-été 1949, ligne Trompe-l’oeil, robe du soir courte brodée de fleurs par Barbier, Paris, gildalliere, printemps 2022

« Faites-moi un parfum qui sente l’amour. » Ainsi Monsieur Dior demande-t-il à Paul Vacher de composer ce sillage devenu culte dès 1947. Miss Dior naît en même temps que le New Look, telle une révolution olfactive. Célébration de la féminité, cette fragrance rend plus particulièrement hommage à la sœur chérie du couturier, Catherine Dior – dont Miss Dior était le surnom –, résistante, productrice de fleurs hors pair, dotée d’une force de caractère unique. Ce parfum iconique, qui se distingue par son flacon gravé du motif pied-de-poule, ne cesse depuis de se réinventer. Perpétuant cette odyssée florale, Miss Dior est aussi le nom d’une robe, imaginée en 1949, entièrement rebrodée de milliers de fleurs de soie. Cette création grandiose, conjuguant nature et haute couture, est réinterprétée par les successeurs de Monsieur Dior. Un symbole au destin fabuleux, incarnant jusqu’à aujourd’hui l’amour selon Dior.

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Miss Dior…

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Élégance…

Réflexion de l’escalier de La Galerie Dior dans les vitrines, Dior, Paris, gildalliere, printemps 2022

Au niveau 3, La Galerie Dior rend hommage à la première vocation de Christian Dior, galeriste et marchand d’art. Sur des photos anciennes en noir et blanc, on le voit en compagnie de ses amis Salvador Dali, Christian Bérard et Jean Cocteau. Pensée comme une scénographie narrative par Nathalie Crinière, commissaire attitrée des rétrospectives Dior, La Galerie dévoile subtilement les précieuses archives de la Maison, de la couture aux parfums. On y trouve une myriade de robes merveilleuses imaginées par tous les successeurs talentueux de Dior, au premier rang desquels les créations de John Galliano et de Maria Grazia Chiuri se démarquent par leurs visions spectaculaires. Projetées dans ce musée d’un nouveau genre, de superbes vidéos montrent les couturiers successifs de la maison au travail dans l’atelier, qui occupe encore aujourd’hui les quatrième et cinquième étages au-dessus de La Galerie.

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