Dans un angle mort, à peine soutenu par les reflets des miroirs obscurs, Pénélope laisse soudain sa tête apparaître et mourir dans une barre de lumière rasante. J’ai du mal à savoir si elle pleure dans la fusion d’une angoisse miraculeuse. Elle pleure sans tristesse, elle pleure d’être là, d’avoir à peine son âge, elle pleure de la haute conscience de sa caducité. Elle pleure sur la vulnérabilité de l’existence. Autour de nous les grimaces maléfiques de carton-pâte vont et viennent dans l’eau ternie des miroirs. #sculpture#pénélope#julescavelier#museedorsay#paris#exposition#marbreblanc#romantisme#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Je suis émerveillé par cet escalier du 17e siècle. Quand je ferme les yeux je sens l’odeur de la cire rassurante qui colle à la rampe en chêne massif. Un hommage à la maîtrise des artisans du passé. Je regarde l’étendue blanche, assurément un peu jaunie, le rien de plâtre étal sur les murs et je refuse de les peupler d’ombres. Je considère la cage dans toute sa beauté. Je suis un homme moderne qui a besoin de vide, et pour un temps j’échappe au brouhaha de la ville. #journeedupatrimoine#hôteldecanillac#escalier#rampeenbois#sculpture#maraisparis#hotelparticulier#leicaedc#architecturephotography@gillesdalliere
Je crois que Marco Mencacci est allumé. Entre Honfleur et Paris, à la galerie Cyril Guernieri, entre « Révolution », « Diamanti, » « Dialogues » et « Cosmolight », voilà « les Sybilles », mon coup de cœur. Quelque soit la réalité, Il s’est inspiré des tableaux de la Renaissance dont la Sybille de Delphes et Cimmeria du Guercino. Cinq vases soufflés par le maître verrier Andrea Zilio à Murano et taillés par l’artiste. Par un jeu subtil de métamorphoses, d’associations, d’analogies symboliques et de transparences, Marco Mencacci provoque une forme rare de dérèglement des perspectives visuelles et mentales. L’illusion ou le faux-semblant sont au cœur du travail de l’artiste. D’une indiscutable force poétique, l’art de Marco Mencacci, souvent teinté d’ironie ou d’humour, est ici marqué par une profondeur grave et méditative qui construit au fil de son développement les prolégomènes d’une métaphysique du regard. #marcomencacci#design#interiordesign#art#recherche#histoiredelart#renaissance#sybille#murano#exposition@marco.mencacci.design@galerie_cyril_guernieri@parisdesignweek
Les Roches Noires, c’est au bord de la mer, face à un périmètre de sable, vide. Le lieu paraît inhabité. C’est un bâtiment qui essaye de se souvenir de son passé, des noms qui reviennent à sa mémoire : Marcel Proust, Marguerite Duras. C’est un lieu qui parle aussi du présent, de la pluie sur la mer. Ce mélange forme un tout, devient le passé de tous et celui de chacun à la fois. Cet espace offert n’est jamais occupé, les baies ouvertes sur la mer offrent comme le passé mais personne ne passe. L’immense hall, c’est du sol où personne ne marche, que personne n’occupe et où on parle. Les glaces, de part et d’autre sont de grands espaces où personne ne se regarde. Si dans l’image il y a une unité c’est celle-là. #trouville#trouville_sur_mer#lesrochesnoires#malletstevensarchitect#malletstevens#ombreetlumiere#bluemoon#architecturephotography@gillesdalliere
Je parle de souffle, d’un besoin d’oxygène, mais je pense à la respiration de l’âme, à cet appel qui, parfois, nous attire ailleurs, loin, très loin des autres, loin de notre vie avec les autres, de notre vie sans nous avec eux, pour être un moment seul. Et quelquefois un moment n’est pas assez, un peu de vie sans les autres ne suffit plus, alors on résiste encore un peu. On attend. On patiente jusqu’au jour où l’on comprend qu’on ne pourra plus tenir longtemps. Si on est libre, on part pour de bon, on fugue si on ne l’est pas. #deauville#deauvillebeach#deauvilleofficial#deauvilletourisme#cabine#beachday#été2023#artdéco#leicaedc#architecturedesign#architecturephotography@gillesdalliere