En entrant à la Bourse de Commerce, je suis toujours soufflé par le projet fou de l’architecte japonais Tadao Ando qui a imaginé au centre de ce monument historique un immense cylindre de béton. 9 m de haut pour 30 m de diamètre réorganise l’enceinte de la bourse de Commerce et crée une vaste salle plus intime sous la coupole, l’un des grands chefs-d’œuvre de ce bâtiment.#streetphotography_bw@gillesdalliere@boursedecommerce
Regarder : ce sont ces yeux immensément ouverts sur moi, sans que l’on sache si c’est l’émerveillement ou l’effroi, ou plus simplement la surprise qui les écarquille ainsi. Il faut que je demande à Alexandre Rochegaussen. Au-delà de la stupeur de l’instant, c’est comparer, aller de ce que l’on voit à ce dont on se souvient ou que l’on pressent, nouer dans un regard ce que l’on a sous les yeux à ce qui est en deçà ou au-delà des yeux ; c’est ce qu’a fait Thomas Dhellemmes avec « Pierres blanches » à la galerie Polka. #naturemorte#blackandwhitephotography@gillesdalliere@rochegaussen@thomasdhellemmes
Les inventions des potiers constituent un apport unique dans l’héritage culturel de l’humanité. Les objets en céramique d’usage courant ou décoratif s’avèrent accessibles à tous, tous statuts sociaux et culturels confondus. Je les offre à mes murs comme des objets d’art. #collection#assiettes#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Sous l’œil de la lampe tripode de Serge Mouille, devant les ondes concentriques de l’ébru : pratique picturale et méditative ottomane, alliant l’eau, le pigment et le geste de Turabi Yazar et Antoine de Vilmorin, le bol de terre rustique est pétri, souple et docile aux mains qui le façonnent. La terre, enfante, sous les doigts de Christian Tortu, l’évasement d’un pot Costa Nova. Elle élargie le galbe d’un vase de Michel Lanos, vêtu d’ingrédients dont il tient l’éclat de sa livrée ocre laissant tous ces motifs dégouliner dans l’ombre de ses émaux.#naturemorte#sergemouille#antoinedevilmorin#turabiyazar#christiantortu@gillesdalliere@antoinedevilmorin@sergemouilleofficial@turabiyazar@christian.tortu
Rien, semblait-il, ne pouvait briser cette image, troubler l’ample manteau de silence qui tissait dans sa trame les cris de mouettes tombées du ciel, les sirènes des bateaux, le bourdonnement et la rumeur de la ville du Havre. Seule la lune, timide, se détache de l’ombre et roule dans la lumière qui s’incline. #leportduhavre#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Il pleut de l’ombre sur ce bouquet d’eucalyptus de Gunn, prisonnier du cristal d’un vase signé Daum. Le temps s’arrête, le feuillage bleuté se fige, quelque chose est passé, seule la trace d’une terre brûlée et d’un petit vase de Jonathan Adler est demeurée là. Lorsque l’œil se détourne et revient pour rencontrer à nouveau l’image, ce qui frappe, c’est ce halo de lumière qui cerne le mystère de nos vies. #naturemorte#blackandwhitephotography@gillesdalliere@lamaisondaum@jonathanadler@musemontmartre
Entrer dans l’univers de la nature morte, c’est une sensation étrange, surtout quand ce sont nos propres objets qui s’expriment par ce monochrome presque luisant. Les ombres et la lumière sont enveloppées d’une infinité de dégradés : du plat signé Campos qui trônait dans la vitrine de Romain Ginac à Nice en passant par les mats des céramiques danoises de la galerie Anders Hus rue Charlot et de la coupe en terre d’York chinée aux puces de New York, sans oublier les brillances de la terre émaillée de Sacaven trouvée chez un antiquaire à Lisbonne et de la transparence de la pâte de verre « Tripode » d’Etienne Leperlier exposée par Jeanne Gambert de Loche chez Jansen rue Royale. #naturemortephotography@gillesdalliere
Le plâtre de l’architecte sculpteur italien Aldo Andréani, (1935, galerie Stéphane Deschamps), est terriblement sensuel. Sa silhouette se découpe sur la peinture de Gérard Drouillet ; un monde immense, paisible quiétude de chant de sirènes au fluide qui nous prend au revers. Le noir et blanc succède harmonieusement à la couleur. La lumière ne s’embarrasse pas des détails, la sculpture structure l’image, véritable architecture de la silhouette et transforme l’étude en personnage. #naturemortephotography#sculpture#andreani#peinturre#gerarddrouillet@gillesdalliere
Raku « Béramics », Bi laque Bertrand Pellissier, Pierre de jardin Galerie Souyu, vase strié Jonathan Adler, vase terre chamottée Alain Granet Vallauris 1950 Guilhem Touzelier, plat et coupe porcelaine Christiane perrochon, Gilles Dallière, Paris, hiver 2026
L’idée de la forme, l’idée de la lumière, le flou qui glisse sur les objets et se fait le véhicule d’émotions cérébrales. La composition est simple, rigoureuse, essentielle. Elle part de la pièce maîtresse : le Bi en laque, Bertrand Pellissier. Tout autour, le raku, Béramics, la pierre de jardin, galerie Souyu, le vase strié blanc, Jonathan Adler, La terre chamottée d’Alain Granet, (Vallauris 1950), Guilhem Touzelier, et les plats en porcelaine, Christiane Perrochon. Toute la composition, c’est de la vie faite d’instants. Il faut savoir regarder le monde avec étonnement pour réussir à saisir ces fugaces moments d’enchantement, avant qu’ils ne se referment sur eux-mêmes. #naturemortephotography#stylisme#decoration#blackandwhitephotography@gillesdalliere@beramics@pellissierbertrand_lacquer@souyu.paris@jonathanadler@guilhem_touzellier_nice@christiane_perrochon