La verrière, ce lieu d’ailleurs.

Verrière, Moscou, gildallière, 2014
Photo/Gilles Dallière/Moscou

En levant la tête, je n’ai aucune idée d’où je suis, ni dans quel pays. Je sais qu’entre le ciel et moi, il y a un filtre pour les jours tristes, pour les jours heureux, pour les jours d’hésitation, d’amour, de doute et de colère. Je voudrais confier aux nuages un message : dans tout ce luxe, les pensées viennent, tourbillonnent en spirale, se mordent, s’entrelacent, s’envolent, puis réapparaissent de nulle part, et je voudrais qu’ils me ramènent chez moi !

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La verrière, ce lieu d’ailleurs.

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Soufflé bouche.

Accroché au plafond, gildalliere, Malakoff, 2019
Photo/Gilles Dallière/Richard Alcock/Avenue Malakoff

Le verre soufflé bouche de cette suspension trône, flamboyant, au centre des symboles de la haute décoration à la Française. L’élégante prend ses aises. Seule, elle expose ses courbes dans une mise en scène qui adopte l’esthétique d’un passé recomposé. Mais au milieu de cette composition serrée, elle n’est que le jouet du destin, sa beauté est déjà embaumée dans une histoire qui la dépasse.

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Soufflé bouche.

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L’air du soir.

Jeu de portes, Malakoff, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dalliere/Richard Alcock/Avenue Malakoff

C’est un moment de suspension et d’air du soir. Un moment voulu, organisé. Dans la chaleur parisienne, la lumière a jailli à la manière d’un ciel d’été, alternant les fausses teintes, les petits bouts de jaune craie et les rayons crevant le gris des murs. Dans cette cacophonie de portes et de reflets, il me vient ce goût d’un sentiment mystique qui rôde dans l’entre-deux de cet espace irréel.

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L’air du soir.

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La présence et l’absence.

Ombre et lumière, J.K. Avenue Malakoff, Paris, gildalliere, 2019L1015582-Modifier
Photo/Gilles Dallière/Avenue Malakoff/Paris

Je regarde autour de moi tout ce qui s’illumine. Mais comment écrire la réalité?
Comment parler de la présence et de l’absence?
La lumière scintille dans le vestibule du ciel, et les gypseries, ivres de vie semblent me sourire. N’y aurait-il pas de lustres dans le réel ?
Le verre de Murano se vrille et la clarté qui monte le long des murs révèle les contours luxueux d’un décor secret.

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La présence et l’absence.

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Mon autre réel.

Réflexion, avenue Malakoff, Paris, gildalliere, J.Karam, 2019
Photo/Gilles Dallière/Avenue Malakoff/Paris

Je me demande de qui je tiens la volupté du simple. Ce goût du silence. D’où vient cet amour du détail ? Celui de la démesure pour le fou rire qu’il procure ? La lucidité du pire comme du meilleur ? L’ascèse luxueuse du beau ?
Je sais que le miroir de ce marbre poli brillant me sépare de l’infini. Mais il y a une petite chose que personne ne voit, et qui ne fait pas vraiment l’affaire d’un monde soucieux d’efficacité, de pouvoir, et de rendement. Ma place est bien ici, dans la marge de cet espace ouvert : un autre réel.

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Mon autre réel.

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Au-delà des mots.

Sieste, Cythère, 2013, gildalliere
Photo/Gilles Dallière/Cythère/Gréce

Il y a silence et silence, mais le véritable silence, je l’ai trouvé dans cette chambre, au-delà des mots et de l’absence des mots. Le décor est si bien dessiné qu’il me met à l’écart. J’ai l’impression que je ne peux pas fabriquer l’image parce que tout est en place. En accentuant le flou et les contrastes entre l’ombre et la lumière, je transforme la moustiquaire en un nuage de rêve plongé dans le soir, juste éclairé par un trait d’amour mystérieux.

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Au-delà des mots.

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Le bon goût.

Homesweethome, circulation,gildalliere, Paris, 2019
Photo/Gilles Dallière/Home sweet home/Paris

Au fil des images, je tourne autour de ce mur protecteur, gris orage. Sur fond d’échafaudages du périphérique de la ville de Paris, le « Bi », luxueux, se laque de noir. Je vous parle ici de tout et de rien, jamais je ne m’appesantis, Je feins la futilité quand pointe la gravité. Je m’indigne et je m’amuse dans une même phrase. Mais qu’est-ce que le bon goût ?
Pour Diana Vreeland : « la vulgarité est un ingrédient indispensable dans la vie, dès lors qu’elle va de pair avec une forme de vitalité. Un petit peu de mauvais goût, c’est comme une pincée de paprika. On a tous besoin d’une pincée de mauvais goût, c’est chaleureux, c’est sain, c’est charnel. Je pense qu’on devrait même y avoir recours plus souvent. L’absence de goût, voilà ce que je ne tolère pas. »
Il faut que j’achète du paprika.

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Le bon goût.

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Vers l’infini…

Home sweet home, Paris, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Home sweet home/Paris

Je suis à la recherche d’un lieu de haute solitude, habité d’un silence originel, pour réveiller en moi l’envie de pouvoir tout abandonner. Je ne parle pas de fugue, ni d’un simple vague à l’âme. Je ne parle pas, ni de nostalgie ni de rêvasserie. Je parle d’un irrépressible élan de l’être, d’un appel inexplicable, urgent, profond, extravagant, à tout abandonner. Et partir loin des incompétents sur l’infini du large.

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Vers l’infini…

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Nature morte.

Nature morte, home, Paris, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Nature morte/Home sweet home/Paris

Il y a des heures d’été, des silences, des soupirs, des natures mortes qui tanguent en désordre, chavirent, et aiment la dérive des compositions imparfaites. Il y a des céramiques blanches imperturbées de regard croisé, posées sur l’horizontalité. Il y a le trait noir, et le rouille, corrosion du dessin. Il y a une conversation qui prend du plaisir, profite du moment, mesure le résultat. Il y a du désaturé, il y a du vide, la maison vide son vide, mon cœur se vide aussi. Impossible de sortir du tableau, et c’est tant mieux comme ça.

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Nature morte.

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La sieste.

La sieste, Homesweethome, Paris, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Home sweet home/Paris

Je me souviens de siestes sucrées, musicales, parfumées, illimitées, joyeuses, mais aussi de siestes amères, fades, étroites, fermées, ou encore agitées, chahutées, capricieuses, couleur chair, couleur mer, de siestes élémentaires, primaires, primitives, et puis des siestes civilisées, policées, et d’autres dévergondées, débraillées ou suspendues, azurées, insolites, monacales, extatiques, bref des siestes bigarrées et parfois opposées dans leurs effets comme dans leurs causes. La vérité de la sieste nous échappe

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La sieste.

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