L’île d’or, le 26 décembre 2022, Le Dramont, gildalliere, hiver 2022
C’est un jour d’hiver, le 26 décembre exactement, l’Île d’Or se dresse dans un froissement de lumière. Dans un clair-obscur, j’ouvre les yeux sur ce décor qui me sidère. La tour se blottit sur le replat du rocher. La mer, elle, immensité vivante, la rend minuscule. Ce somptueux paysage m’élève vers un ailleurs bouleversant. #landscapephotography#ledramont#iledor#paysage#blackandwhitephotography@gillesdalliere
C’est mon île mystérieuse, mon île au trésor, l’endroit où j’aimerais me perdre, la source de mon imaginaire. Je vois cet endroit comme un bateau décroché du continent, à la fois proche et lointain, bercé par le surnaturel. Une poignée de cailloux se détache du flanc de la colline qui dégringole en crépitant parmi les arbres. D’instinct, je tourne les yeux dans cette direction et j’aperçois une silhouette qui, d’un bon rapide, se cache derrière le tronc d’un pin. C’est le Père-Noël. #landscapephotography#ledramont#îledor#paysage#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Les reflets du dramont, Saint Raphael, gildalliere, hiver 2022
C’est le réveillon. Mon regard se fait de plus en plus abstrait, il cherche à surprendre et joue volontairement sur les flous qui plongent dans les eaux noires du Dramont. Du haut des restanques de la belle Alfonsa, les pins et les blocs de porphyre bleu de l’Estérel, se souviennent des mineurs, des tailleurs de pierre, des marqueurs, des forgerons, des mécaniciens, des graisseurs, des gargotiers et des manœuvres qui ont marqué l’histoire des carrières. Alors oui, j’écoute ce lac, il me parle du silence de Noël. #landscapephotography#lac#dramont#reflectionphotography#esterelcotedazur#ledramontstraphael#lacdudramont#reflet#villaalfonsa#blackandwhitephotography#gillesdalliere
les pins du Dramont, Saint-Raphael, gildalliere, automne 2022
Les branches des pins, comme les pétales froissés du coquelicot avant la floraison, sont enserrées dans mon cadre. Une lumière laiteuse découpe les ombres projetant à l’infini leurs ramifications. Une ouverture me permet de pénétrer dans cette cathédrale de verdure à la charpente vivante et aléatoire. L’arbre devient alors un lieu de contemplation et de ressourcement, chambre incertaine et aérée, ouverte vers le ciel, où le rêve s’élève comme la sève dans la tige, puisé par une force infaillible. #arbre#pinsylvestre#frenchriviera#lightandshadowphotography#ledramont#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Les épines de Philippe Beaudoin, Galerie Pook, Paris, gildalliere, automne 2022
Chez Marie-Paule Pellé, dans la vitrine de la galerie POOK, je touche des yeux la plus acérée des épines d’acacia des couronnes de Philippe Beaudoin. Un jeu d’amalgames, de superpositions, et de références imbriquées, conçu avec un grand sens de la spatialité. Les éléments de structure sont pleinement recouverts par d’abondantes parures qui évoquent les Mille et Une Nuits. Un sens aigu de la couleur ainsi que la préciosité des effets de tissus, mêlant les inspirations orientales et historiques en font une création d’une grande modernité. Jusqu’au 3 janvier, 15 rue du Pré aux Clercs, 75007 Paris #sculpture#art#couronnedepines#symbolesacré#ornementationtextile#ornementationbrutaliste#creationartisanale@baudoin_philippe@mariepaulepelle#blackandwhitephotography@gillesdalliere
L’escalier du 2 avenue Hoche, Paris, gildalliere, automne 2022
C’est une photographie silencieuse, mais tant de silence fait tout un vacarme. Les ombres et la lumière capturée par la fenêtre s’enveloppent d’une infinité de dégradés et c’est bien ça l’élégance. Ici, aucun débordement n’est permis. La beauté se faufile le long de la main courante.
Les couloirs du 1er étage, Villa Kérylos, Beaulieu-sur-Mer, gildalliere, été 2022
La chambre de Théodore Reinach est au bout du couloir. Le temps se fige à l’intérieur de ce sanctuaire immaculé. D’emblée je m’invite dans cette conversation silencieuse entre ce modèle d’intégration archéologique, symbole d’une civilisation excessive, et l’équilibre du lieu. La mosaïque est à n’en pas douter un trait antiquisant, le choix, ici, est dicté par un impératif exprimé par l’architecte-érudit Emmanuel Pontremoli : « Conquête moderne, l’homme avec la sécurité découvrit la nature, le paysage, l’air et la lumière. La maison de Beaulieu ne pouvait comme la demeure antique, se replier sur elle-même, elle devait s’ouvrir sur la mer. » #villakerylos#beaulieusurmer#architecturephotography#styleantique#grecstyle@gillesdalliere@villakerylosofficiel@destination_beaulieusurmer