Le ciel en apesanteur.

Scène de ménage, Kithera, gildalliere, 2015
Photo/Gilles Dallière/Grèce/Cythère

Derrière les roses de la moustiquaire, il y a une vie. J’ai ouvert la porte sur la main froide d’Éole qui froisse le silence. Posé mes yeux sur ce monde abandonné pour le déblayer. Entrevoir une somme de joie sous la somme de douleur. Au bout de ce monde écroulé, une fenêtre suspendue dans les airs encadre les pulsations colorées d’un ciel sauvage remonté des gravats.

Clichés/architecture, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

Le ciel en apesanteur.

Image

La moustiquaire

infinie dentelle, gildalliere, kithera, 2017
Photo/Gilles Dallière/Grèce/Cythère

J’ai trouvé des copines dans ces fleurs qui ressemblent à des roses tendues en moustiquaire. N’entrez pas dans cette chambre : elle est le lieu de l’écriture, et ne m’en voulez pas de mon silence, il dit que je pense à mes amis où du moins ce qu’il reste de mes amis, il dit que j’écris, où du moins que je rêve d’écrire, c’est un tout.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

La moustiquaire

Image

La parenthèse.

L'étagère, Cythère, gildalliere, 2013
Photo/Gilles Dallière/Grèce

Un rayon de soleil enrichit le regard. Il dessine, précise, embellit une architecture brutaliste et authentique. Entre le monde et moi, je mets de temps en temps des guillemets, et je ne permets pas au monde de les franchir. Mais, de temps à autre, j’aime découvrir un bel objet, le reconnaître et, ouvrir la parenthèse m’inspire.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

La parenthèse.

Image

l’envers du visible.

Jeu d'ombres, gildalliere, Nice, été 2019
Photo/Gilles Dallière/Nice

D’où vient cette ombre ?
Que nous dit-elle ?
Où va t’elle lorsqu’on ne la voit plus ?
L’ombre est un mystère vivant. Cet envers du visible, obscurité paradoxalement accessible au regard, offre une grande polysémie. La beauté est patiente. Tout de noir vêtue, fixe ou articulée, plaquée ou projetée, plate ou en trois dimensions, elle change d’angle de vue à volonté et affole les perspectives.

Clichés/architecture, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/voyage

l’envers du visible.

Image

La verrière, ce lieu d’ailleurs.

Verrière, Moscou, gildallière, 2014
Photo/Gilles Dallière/Moscou

En levant la tête, je n’ai aucune idée d’où je suis, ni dans quel pays. Je sais qu’entre le ciel et moi, il y a un filtre pour les jours tristes, pour les jours heureux, pour les jours d’hésitation, d’amour, de doute et de colère. Je voudrais confier aux nuages un message : dans tout ce luxe, les pensées viennent, tourbillonnent en spirale, se mordent, s’entrelacent, s’envolent, puis réapparaissent de nulle part, et je voudrais qu’ils me ramènent chez moi !

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

La verrière, ce lieu d’ailleurs.

Image

La limite entre deux mondes.

Plage de trouville, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière/Trouville sur mer

La plage est la limite entre deux mondes, la terre et la mer. Qui peut contempler en toute conscience cette architecture à la fois prosaïque et céleste sans s’arrêter sur le rythme des colonnes et des fenêtres cintrées ? Le sable glisse à marée basse, les tentes multicolores couvrent la haute d’un bouquet de printemps. Certes l’image s’accorde mal avec le cliché de l’homme au regard perdu dans les flots bleus. À tord…

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/voyage

La limite entre deux mondes.

Image

Les éclats de Délos.

Athena, Delos, Grèce, gildalliere, 2007
Photo/Gilles Dallière/Létò/Mére d’Apollon/Délos/Gréce

La lumière du ciel, le vent dans les arbres, les ombres sur la mer : je perçois Les échos de l’héraldique antique. Létò, mère d’Apollon, tu es frappée de vent, traversée de lumière, carapaçonnée d’affleurements. Tu portes des vêtements divins, parfumés de l’odeur des herbes brûlées par le soleil. Tu ne peux plus relever la tête, mais ton col est environné des éclats de Délos.

Clichés/expositions, Clichés/photos, Clichés/voyage

Les éclats de Délos.

Image

La coulisse.

Ombre portée, Cythère, gildalliere, 2013
Photo/Gilles Dallière/Cythère/Grèce

L’azur triomphe enfin, et je l’entends qui chante dans les cloches. La corde du campanile observe la froideur stérile de l’anneau dans lequel coulisse son ombre écorchée de lumière. Quand elle menace de bouger contre le fer épais, je l’enferme tout entière au creux de mon cadrage, et les oiseaux font un écho à leur silence. Un peu plus de soleil penche sa tête et le jardin s’incline dans le parfum des fleurs.

Clichés/photos, Clichés/voyage

La coulisse.

Image

Au-delà des mots.

Sieste, Cythère, 2013, gildalliere
Photo/Gilles Dallière/Cythère/Gréce

Il y a silence et silence, mais le véritable silence, je l’ai trouvé dans cette chambre, au-delà des mots et de l’absence des mots. Le décor est si bien dessiné qu’il me met à l’écart. J’ai l’impression que je ne peux pas fabriquer l’image parce que tout est en place. En accentuant le flou et les contrastes entre l’ombre et la lumière, je transforme la moustiquaire en un nuage de rêve plongé dans le soir, juste éclairé par un trait d’amour mystérieux.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

Au-delà des mots.

Image

Des poudroiements de rêve.

Pauline de profil, Antonio Canova, palais Masséna, gildalliere, Nice, 2019
Photo/Gilles Dallière/Pauline Bonaparte/Antonio Canova/Palais Masséna/Nice

Au revoir Pauline. Avec toi j’ai connu des moments extraordinaires, des moments de suspension et d’air du soir. La chaleur du dehors nous a enfermés dans cet état de légèreté. Tu es assise pieds nus, le dos au mur dans cette pièce blanche et vide. Le dénuement de tes épaules prend une singulière beauté. Tu passes des heures à regarder le jour qui filtre par les persiennes du Palais Masséna, et la chaleur y dessine des poudroiements de rêve. Je regarde ton profil de marbre blanc sans me lasser, et c’est fou ce que tu ressemble à ton frère.

Clichés/expositions, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

Des poudroiements de rêve.

Image