Et il sent bien que le regard éperdu d’abîme qu’il a posé sur l’océan est aujourd’hui humilié et peut-être détruit. Il ne rêve plus dans l’immobilité des jours de l’enfance, d’un don de soi qui d’un coup, comme on plonge dans la mer, signe sa présence au monde. Il ne vit que pour le soir qui vient, et les étonnements éphémères. #côtedesbasques#biarritz_paysbasque#biarritz#surfphotography#beachday#earlymorning@gillesdalliere
Claude Berthod a rejoint le paradis des grandes journalistes. Elle débute à Elle, devient responsable de la mode. Lors d’une interview fleuve dans l’émission télévisée Dim Dam Dom, Yves Saint Laurent lui donne sa vision de la Haute Couture. Après avoir lancé Domicible, mensuel destiné aux professionnels de la décoration et de l’architecture, elle dirige pendant vingt ans le magazine Maison française, en le faisant évoluer vers le luxe, le rêve, la modernité, et l’art de vivre. Elle a avalé la profession à en étouffer, suivi la mode jusqu’à garder une taille de guêpe, rencontré les puissants architectes d’intérieur et ceux qui tout autour dansent la ronde. Elle compose « Extravagances » avec le photographe Roland Beaufre, un art de vivre autrement. Derrière son bureau signé Le Corbusier, elle mûrit une incroyable force. Le mur du magazine tremble parfois sous son regard. Plusieurs tasses de thé, une coupe de champagne le soir, un crayon et une rame de papier suffisent à peupler sa vie de grande professionnelle. Elle aime la formule bien écrite, les jeux de mots, le contre-sens. Elle maîtrise les chapôs. L’édito en glace plus d’un. Forcée, elle quitte l’immense Paris du journalisme, se réserve une vie riche et heureuse de tout ce qu’elle a accompli. Un labyrinthe d’ombres est devenu sa planète, que dire de la profondeur de ses noirs ? Elle demande à l’œil un peu de patience. L’ombre profonde est une invention perpétuelle, un roman de l’obscur dont on ne peut plus se passer quand on a lu ses premières pages. Claude Berthod regarde aujourd’hui les nuances colorées de son monde et je suis sûr qu’elle aime avec une ferveur de cloître les étoiles qui s’y perdent. #hommage#claudeberthod#maisonfrancaise#rip@gillesdalliere
Le surfeur musclé, tendu, descend sur la côte des Basques prendre la vague. Un art de non résistance. Il va esquiver le coup que la mer lui porte, plonger sous l’océan qui va le gifler. Il va couler tout droit, les pieds en premier, loin sous la surface de l’eau, et laisser la grande fuligineuse passer largement au-dessus de lui. #biarritz#biarritz_paysbasque#surfeur#surfphotography#architecturephotography#streetphotography@gillesdalliere
Voilà bien une aube oublieuse de la nuit. Mais qui doute du jour où tout pourrait rester ainsi comme dans un souffle entre terre et océan ? N’avoir qu’une conscience, n’être qu’un remous de néant. Sur le fond blême du matin gorgé de silence, le soleil se lève sûr de sa fin. #biarritz#biarritz_paysbasque#beachday#grandeplage@gillesdalliere
Chillida-Leku est un musée fondé par l’artiste, créateur du Peigne du vent. Après quinze ans de travaux de restauration et d’aménagement de la ferme Zabalaga, située à la périphérie d’Hernani, le sculpteur cherche un emplacement pour ses œuvres, un « lieu » (leku). Ce bâtiment historique, datant du XVIe siècle, est entouré de 11 hectares de terrain, sur lequel sont installées une quarantaine de sculptures originales extraordinaires. #fondationchillidaàleku#sculpteur#espagne#hernani#paysbasque#zabalaga#architecturephotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Les vagues sont bien peu de choses au regard de l’océan qui s’engouffre sous l’hôtel du Palais. Ne rien choisir, tout prendre, s’étonner de tout. Insatiable curiosité, inlassable marée dont l’écume laisse sur la grève les traces de faits trop vite effacés par la vague suivante. #biarritz_paysbasque#biarritz#mareehaute#hôteldupalais#architecturephotography
Miramar, Grande Plage, Port-Vieux, Côte des Basques, Marbella, Milady, Ilbarritz, la simple évocation de leurs noms me transporte immédiatement à Biarritz. La légende raconte que des marins biarrots rentrant de la pêche à la baleine bredouilles et découragés furent attirés par des sirènes magnifiques blotties dans la grotte naturelle de la roche ronde. Le capitaine obtint de Dieu que ces pêcheurs ne soient pas précipités dans les flammes éternelles. Ils conserveraient la vie mais seraient transformés en cormorans. Depuis cette époque, une colonie de ces oiseaux vit sur ce rocher jusqu’à la fin des temps. #grandeplage#grandeplagebiarritz#vague#mareehaute#landscapephotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere