Il y a d’abord le vitrail qui ne serait que jaillissement de couleurs, léger et fort comme une œuvre d’art. Il diffracte le jour et laisse la projection d’un spectre de sillons lumineux au sol. Et puis il y a l’escalier. Il lévite jusqu’ à l’étage tout en transparence, comme un kaléidoscope où chaque irisation est un signe, et dans ce cyclone de couleurs, l’œuvre de Fernand Léger déjoue tous les conforts du regard. #museefernandleger#biot#art#vitraux#escalier#provencealpescotedazur#ministeredelaculture#architecturephotography@gillesdalliere
Peu avant sa mort, en 1955, Fernand Léger acquérait le Mas Saint André, une villa située sur un terrain horticole au pied du village de Biot. Il s’installa dans cette demeure pour s’adonner à la fabrication de ses céramiques. À sa mort, la conception du Musée national Fernand Léger fut confiée à l’architecte russe, Andreï Svetchine, et le parc méditerranéen au paysagiste, Henri Fisch. Inauguré en 1960 sous le patronage de Picasso, Braque et Chagall, le premier musée monographique de la région accueilla plus de 5000 invités. #art#musée#architecture#museefernandleger#biot#provencealpescotedazur#ministeredelaculture#andrésvetchine#architecturephotography@gillesdalliere@museefernandleger
Si le Musée National Fernand Léger renferme près de 350 œuvres du peintre couvrant l’intégralité de sa carrière, le bâtiment est à lui seul une œuvre d’art à ciel ouvert. Dans sa première version, l’édifice intégrait déjà en façade une immense mosaïque prévue par l’artiste pour la décoration du stade d’Hanovre, mais jamais réalisée. Lors de son agrandissement en 1987, confiée au Ministère de la culture avec l’aide de l’architecte Bernard Schoebel, une mosaïque et deux grands vitraux ont été commandés à l’artiste Heidi Melano et au maître verrier Jacques Loire pour agrémenter l’extension. Ce qui vaut aujourd’hui au musée d’être labellisé “Architecture contemporaine remarquable du XXe siècle”. #art#musée#vitraux#peinture#fernandléger#muséefernandleger#biot#provencealpescotedazur#ministeredelaculture#bernardschoebel#heidimelano#jacquesloire#architecturephotography@gillesdalliere@museefernandleger
Le temple, ses colonnes de béton, ses dalles de marbre, ses lustres en bronze doré, et ses salles obscures, n’existe que pour les parfums brûlés et les libations de miel. Quand les dieux s’enfuient ils laissent sur le monde une odeur, de fauve et de fleur, et plus ils partent loin, et plus ils désertent les temples, et plus ils désapprouvent les prêtres, plus cette odeur est libre. On ne sent pas une odeur, on n’analyse pas une odeur, on est emporté par elle, on est porté par elle, on devient soi-même une chose sans corps, un désir sans poids, une disparition bénie. #eglise#culte#architecturephotography#plafond#betonbrut#fresquemurale#leicaedc#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Le trou béant de la cage d’escalier est là, comme un œil ouvert. Sur le palier, Je vois l’ordonnance mystérieuse des iris et les cercles concentriques de la main courante en fer forgé, sertie d’émerveillements. Tout en haut, au milieu de ce théâtre d’ombres, la seule empreinte que je veux laisser sur les murs, c’est ce morceau de lumière, comme une vie hors du temps qui dirait enfin que la beauté est inlassable. #escalier#escalierdesign#1900#lightandshadowphotography#architecturephotography#leicaedc#blackandwhitephotography@gillesdalliere
J’ai toujours soupçonné que l’église n’était là que pour recevoir l’odeur de l’encens et de la pierre, mais je pensais que les libations n’étaient que décoratives, je ne pensais pas qu’elles étaient la flèche la plus haute de l’architecture. Et aujourd’hui je comprends que rien ne sert de construire quoi que ce soit si ce n’est pour y accueillir l’odeur d’un empereur disparu, et rouvrir pour un temps le passage jusqu’aux mondes inavoués. Dans mon immobilité, je trouve une immobilité plus parfaite encore, celle des Victoires. J’entends mon propre souffle et je ne fais plus rien d’autre que vivre l’instant présent. #invalides#lesvictoires#napoleon#sépulture#église#sculptures#leicaedc#blackandwhitephotography@gillesdalliere
« Je ne veux pas que vous le poussiez ou l’ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse à qui on a dérobé sa base, de son poids même fondre en bas et se rompre. » Discours de la servitude volontaire, LA BOÉTIE, 1574. Aujourd’hui, ce sont les tirs de kalachnikovs qui nous réveillent, les coups reçus, les morts de plus en plus nombreux, les amis tués, enlevés, le racisme qui tue. Au nom de ceux qui ne sont plus il faut tout faire pour faire la paix. #aristée#dieudesjardins#louvremuseum#sculpture#art#francoisjosephbosio#1817#museedulouvre#paris#parisexhibition#marbreblanc#blackandwhitephotography@gillesdalliere