Miss Dior…

Miss Dior, Christian Dior, La Galerie Dior, Haute-couture printemps-été 1949, ligne Trompe-l’oeil, robe du soir courte brodée de fleurs par Barbier, Paris, gildalliere, printemps 2022

« Faites-moi un parfum qui sente l’amour. » Ainsi Monsieur Dior demande-t-il à Paul Vacher de composer ce sillage devenu culte dès 1947. Miss Dior naît en même temps que le New Look, telle une révolution olfactive. Célébration de la féminité, cette fragrance rend plus particulièrement hommage à la sœur chérie du couturier, Catherine Dior – dont Miss Dior était le surnom –, résistante, productrice de fleurs hors pair, dotée d’une force de caractère unique. Ce parfum iconique, qui se distingue par son flacon gravé du motif pied-de-poule, ne cesse depuis de se réinventer. Perpétuant cette odyssée florale, Miss Dior est aussi le nom d’une robe, imaginée en 1949, entièrement rebrodée de milliers de fleurs de soie. Cette création grandiose, conjuguant nature et haute couture, est réinterprétée par les successeurs de Monsieur Dior. Un symbole au destin fabuleux, incarnant jusqu’à aujourd’hui l’amour selon Dior.

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Miss Dior…

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Élégance…

Réflexion de l’escalier de La Galerie Dior dans les vitrines, Dior, Paris, gildalliere, printemps 2022

Au niveau 3, La Galerie Dior rend hommage à la première vocation de Christian Dior, galeriste et marchand d’art. Sur des photos anciennes en noir et blanc, on le voit en compagnie de ses amis Salvador Dali, Christian Bérard et Jean Cocteau. Pensée comme une scénographie narrative par Nathalie Crinière, commissaire attitrée des rétrospectives Dior, La Galerie dévoile subtilement les précieuses archives de la Maison, de la couture aux parfums. On y trouve une myriade de robes merveilleuses imaginées par tous les successeurs talentueux de Dior, au premier rang desquels les créations de John Galliano et de Maria Grazia Chiuri se démarquent par leurs visions spectaculaires. Projetées dans ce musée d’un nouveau genre, de superbes vidéos montrent les couturiers successifs de la maison au travail dans l’atelier, qui occupe encore aujourd’hui les quatrième et cinquième étages au-dessus de La Galerie.

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La galerie…

La vitrine verte de l’escalier de La Galerie Dior, Paris, gildalliere, Printemps 2022

On entre par le 11bis rue François 1er, pour découvrir un gigantesque escalier en colimaçon de marbre blanc, au centre d’un atrium présentant un Diorama regroupant 1.874 objets Dior. Parmi ces derniers, 452 robes miniatures des sept couturiers officiels de la maison : Christian Dior, Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chiuri. En tout, 70 mini robes différentes réparties sur sept décennies, depuis le défilé « New Look » du 12 février 1947 jusqu’à aujourd’hui. Quant aux objets — des sacs Lady Di ou Saddle, jusqu’aux flacons du parfum J’Adore, en passant par les bijoux ou les multiples bérets créés par Steven Jones — ils ont tous été réalisés par impression 3D, ce qui a nécessité plus de 100.000 heures de travail.

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La galerie…

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Au coeur de la création…

Escalier du 30 avenue Montaigne, Dior, Paris, gildalliere, printemps 2022

Depuis le « bureau de rêveries » de Christian Dior où ses songes se métamorphosent en croquis, jusqu’aux ateliers, où naissent des milliers de robes, en passant par la cabine où se pressent les mannequins, la passion créative anime la Maison. Le couturier imagine la mode de demain et orchestre, de sa badine, chacun des essayages, entouré de son « état-major de grande classe* » : ses fidèles collaboratrices, dont Mizza Bricard, cariatide de l’élégance Dior – sa muse et sa modiste –, Marguerite Carré – directrice des ateliers –, Suzanne Luling – directrice des ventes – et Raymonde Zehnacker – directrice du studio. Le jour tant attendu du défilé, une merveilleuse agitation règne dans la Maison et plus encore dans l’escalier, ce « monde à part » que décrit Christian Dior avec tendresse : « Comme les loges de théâtre, elle a ses fauteuils, ses lampes et ses miroirs. (…) Comme les loges, elle n’est habitée que par des fées. » Dans cet écrin magique, juste avant l’entrée des mannequins dans les salons où se déroule le défilé, les habilleuses, les coiffeuses, les premières d’atelier et les chefs de cabine s’affairent, se croisent et se bousculent dans un tourbillon de frénésie.

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Au coeur de la création…

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Rose « Opéra bouffe »...

Détail de la robe Opéra Bouffe, Christian Dior, Haute Couture, Automne-hiver 1956, La Galerie Dior, gildalliere, printemp 2022

Dior, fait triompher un esprit, une allure, une forme d’espérance. Avec le muguet, qui s’impose d’emblée comme la fleur emblématique de la maison, la rose renvoie à un idéal : l’esprit Dior. Le couturier la transpose ici en une robe drapée en forme de bouton. Chez Christian Dior, la rose se prête à tous les jeux de rôle, tel un jardin de promesses se reflétant dans le ciel. La rose est un thème que l’on retrouve dans toutes les créations maison. Une source d’inspiration inépuisable. Dans le sillage d’un élixir, la rose Dior est une leçon de bonheur. La robe « Opéra bouffe » a été crée pour la collection Haute couture automne-hiver 1956.

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Rose « Opéra bouffe…

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Le roman des robes…

Le défilé, Dior, La Galerie Dior, Paris, gildalliere, printemps 2022

Les invitations sont lancées. Munis de leur précieux sésame, clientes, journalistes, acheteurs et amis de la Maison se pressent, plus que jamais curieux de connaître les couleurs et le style de la saison prochaine. Dans le silence presque tangible des salons du 30, avenue Montaigne, les mannequins s’élancent, l’aboyeuse clame le nom des modèles assurant « une heureuse répartition entre les robes simples, les robes habillées et les robes du soir », selon les mots de Christian Dior. Un défilé est un coup de théâtre : « Un couturier qui s’apprête à présenter un spectacle de deux heures – sans intrigue et sans entracte – connaît des préoccupations ignorées du metteur en scène », poursuit-il dans ses mémoires. La réussite d’une ligne se cache dans le soin accordé au moindre détail ; chaque dévoilement de collection traduit les mouvements d’une époque, et exprime un art de vivre tout autant que la vision du couturier. Aujourd’hui, le défilé s’est métamorphosé en une performance collective exaltant la puissance de l’art et des multiples savoir-faire déployés.

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Le roman des robes…

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Arrêt sur image…

La cour de l’école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, été 2021

Il existe une géographie singulière de ces bâtiments, une organisation invisible. De longs couloirs invitent les étudiants à circuler. Ils s’évadent bruyamment vers des ateliers encore inconnus, mystérieux et secrets alors que les antiques réverbèrent sur le mur, sans ombres portées. Arrêt sur image. Silence. 

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Arrêt sur image…

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Avé César…

L’architecture et César, école des Beaux-arts , Paris, gildalliere, hiver 2022

Sur la terre, il y a bien plus d’énigmes dans l’ombre d’un homme qui marche au soleil que dans toutes les religions passées, présentes et futures.

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Avé César…

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Le doute…

Doubting Thomas, 2021, fibre de verre, Charles Ray, Bourse de Commerce Pinault Collection, gildalliere, hiver 2022

“Doubting Thomas”, (2021) renvoie à la scène classique, dans laquelle l’apôtre Thomas demande à Jésus de toucher ses stigmates. Alors que l’art classique s’est passionné pour la pénétration, si concrète, si dérangeante, du doigt de Thomas dans les plaies du Christ, Charles Ray représente les deux hommes nus, à distance l’un de l’autre, figés dans une tension érotique. Entre précisions et complexité, l’artiste est considéré, aujourd’hui, comme l’une des figures les plus marquantes de la scène internationale.

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Le doute…

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Hyperréalisme détourné…

Study after Algardi, Charles Ray, 2021, Bourse de Commerce Pinault Collection, Paris, gildalliere, hiver 2022

À la Bourse de Commerce, lorsque Charles Ray traite de religion ou de sexe, avec « Study after Algardi »(2021), un Christ crucifié en papier, flottant au-dessus du sol et sans croix, ou le provocateur groupe sculptural « Oh ! Charley, Charley, Charley… » (1992), scène d’orgie dans laquelle Ray se clone huit fois, c’est un rapport au corps et à l’espace qui s’exprime plus qu’un discours ostentatoire. Deux obsessions apparaissent au terme de ce parcours : l’espace, premier médium du sculpteur et le temps.

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