Le miroir aux oiseaux, belgique, gildalliere, 2011
Dans ce lieu intérieur, toutes les choses de la réalité sont conservées identiques à elles-mêmes, rien n’y manque de la matière, elle est simplement transfigurée. Les choses ne sont pas moins les choses, elles sont elles-mêmes, mais reconquises dans un sursaut spirituel qui les achève et les fixe dans le miroir. #interieur#decoration#art#atmosphere#ambiance#belgique#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Installé à Getaria, sa ville natale, c’est le premier musée au monde exclusivement consacré à un créateur. Des personnages tels que Christian Dior, Givenchy ou Coco Chanel exprimèrent leur admiration pour Balenciaga. Le musée Cristobal Balenciaga, inauguré en 2011 à Getaria, est le premier musée entièrement dédié à un couturier. Les façades de l’annexe moderne sont en verre teinté noir. Il souligne la beauté du Palais Aldamar. Le bâtiment abritant le musée est une réalisation de l’architecte Julian Argilagos et du cabinet d’architecte barcelonais AV62. Le palais, photographié ici à travers les ouvertures du musée, fut la résidence d’été des grands parents de la reine Fabiola de Belgique. #museecristobalbalenciaga#hautecouture#art#espagne#palaisaldamar#getaria#paysbasqueespagnol#architecturephotography@gillesdalliere
Ce n’est pas la robe de mariée de la reine Fabiola de Belgique, conçue par le légendaire couturier mais on est dans l’esprit. Cette robe reste un symbole emblématique de l’élégance, un mélange fascinant de tradition, d’artisanat et de collaboration unique entre le créateur espagnol et la reine de Belgique. En décembre 1960 Fabiola épouse le roi Baudouin lors d’une cérémonie qui a attiré l’attention du monde entier. La robe de la mariée, véritable chef-d’œuvre, reflète à la fois la mode contemporaine de l’époque et la grâce intemporelle qui définit l’œuvre de Balenciaga. Connu pour ses créations avant-gardistes et son savoir-faire méticuleux, le styliste est un véritable visionnaire dans le monde de la Haute Couture. Le fait que Fabiola de Mora y Aragon ait choisi Balenciaga pour sa robe de mariée témoigne de la réputation inégalée du créateur. #museecristobalbalenciaga#hautecouture#art#espagne#getaria#paysbasqueespagnol#robedemariée#reinefabioladebelgique@gillesdalliere@cristobalbalenciagamuseoa
Le musée Cristobal Balenciaga, Getaria, Espagne, été 2024
Le musée Cristóbal Balenciaga est situé au Pays basque espagnol, à Getaria, sa ville natale. Que sait-on de sa vie ? Celui qui n’a accordé qu’une seule interview au quotidien britannique « The Times », reste pour beaucoup un mystère. Les 90 modèles présentés mettent en lumière les caractéristiques de sa création, les connaissances techniques, la maîtrise des tissus, les conceptions révolutionnaires des formes et surtout l’élégance. Un rehaut de dentelles, une composition de broderie, une guipure, un épais tombé de velours de soie et c’est une jupe. Un boléro, une mantille, une cape réinventée en manteau. Ici, des pièces de jour, tailleur, veste et là des ensembles du soir, des robes de cocktail doublés en taffetas de soie, bordés de franges, ornés de rubans de satin, de perles de jais, de paillettes, et du parfum et des accessoires. #musée#cristobalbalenciaga#getaria#espagne#paysbasque#hautecouture#art@gillesdalliere@cristobalbalenciagamuseoa
L’être est un mouvement, la pierre de l’escalier de la villa begoña a une destination. Et quand je pense au « Être ou ne pas être » de Hamlet je ne pense pas à cette alternative de la vie et la mort, mais à l’alternance du mouvement et de son ignorance. L’océan me lave de toutes les folies de la ville, de l’imperfection de l’œuvre. Il me lave de toutes les souffrances et de tous les deuils, en rugissant que tout n’est que mouvement et deuil, tout est perte, tout est mort, mais dans l’azur brassé, et dans l’émerveillement du ballottement originel. #villabegonia#villabegoniabiarritz#escalier#miramarbeach#architecturephotography#surfinglife#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Il sait qu’il est rempli de vide, libéré de la construction d’une œuvre admirable, cette autre œuvre plus grande d’une appartenance plus grande. Le mysticisme de sa vie de sculpteur, il le feuillette comme un livre. Il respecte profondément ces premières idées, ces premières intuitions du sublime, et il sait que s’il a pu parfois comprendre quelque chose dans l’œuvre des poètes et des penseurs, c’est seulement parce qu’il l’avait lui-même éprouvé dans un temps de nécessité absolue.#fondationchillidaleku#art#sculpture#fermezabalaga#architecturephotography#artphotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere@chillidaleku
Cette sculpture de Chillida pourrait lui plaire. Elle serait un peu comme sa sépulture, son corps allongé dans la lumière de l’ombre sur un tapis d’olivier. Une pluie battante s’abat sur le petit cimetière du Vesinet. Devant le cercueil de Claude Berthod, ce crachin m’incite encore un peu plus à m’enfoncer dans mes souvenirs. Je tente alors de mettre des mots sur les sensations de mon travail journalistique, de les formuler, de les retrouver, de me les réapproprier. Cette façon d’être au monde sans y être, j’avais vécu sans la comprendre vraiment. #fondationchillidaàleku#art#sculpture#fermezabalaga#architecturephotography#artphotography#marbreblanc#blackandwhitephotography@gillesdalliere @chillidaleku
Claude Berthod a rejoint le paradis des grandes journalistes. Elle débute à Elle, devient responsable de la mode. Lors d’une interview fleuve dans l’émission télévisée Dim Dam Dom, Yves Saint Laurent lui donne sa vision de la Haute Couture. Après avoir lancé Domicible, mensuel destiné aux professionnels de la décoration et de l’architecture, elle dirige pendant vingt ans le magazine Maison française, en le faisant évoluer vers le luxe, le rêve, la modernité, et l’art de vivre. Elle a avalé la profession à en étouffer, suivi la mode jusqu’à garder une taille de guêpe, rencontré les puissants architectes d’intérieur et ceux qui tout autour dansent la ronde. Elle compose « Extravagances » avec le photographe Roland Beaufre, un art de vivre autrement. Derrière son bureau signé Le Corbusier, elle mûrit une incroyable force. Le mur du magazine tremble parfois sous son regard. Plusieurs tasses de thé, une coupe de champagne le soir, un crayon et une rame de papier suffisent à peupler sa vie de grande professionnelle. Elle aime la formule bien écrite, les jeux de mots, le contre-sens. Elle maîtrise les chapôs. L’édito en glace plus d’un. Forcée, elle quitte l’immense Paris du journalisme, se réserve une vie riche et heureuse de tout ce qu’elle a accompli. Un labyrinthe d’ombres est devenu sa planète, que dire de la profondeur de ses noirs ? Elle demande à l’œil un peu de patience. L’ombre profonde est une invention perpétuelle, un roman de l’obscur dont on ne peut plus se passer quand on a lu ses premières pages. Claude Berthod regarde aujourd’hui les nuances colorées de son monde et je suis sûr qu’elle aime avec une ferveur de cloître les étoiles qui s’y perdent. #hommage#claudeberthod#maisonfrancaise#rip@gillesdalliere
Voilà bien une aube oublieuse de la nuit. Mais qui doute du jour où tout pourrait rester ainsi comme dans un souffle entre terre et océan ? N’avoir qu’une conscience, n’être qu’un remous de néant. Sur le fond blême du matin gorgé de silence, le soleil se lève sûr de sa fin. #biarritz#biarritz_paysbasque#beachday#grandeplage@gillesdalliere