Impensable…

Sainte Hélène, rue du Ruisseau, Paris, gildalliere, 2020
Photo/Gilles Dallière/Sainte-Hélène/Paris

Vous la sentez la violence ? Ça vous démange, ça vous prend à la gorge, l’envie d’émeute, les dégradations, l’incivisme. Le monde est redevenu pire qu’avant. Les États-Unis tremblent aujourd’hui. Trump s’accroche à l’armée. Dehors, tout semble à la fois impensable et trop vrai. J’ai cadré cette croix chargée de sens ainsi que de promesses. Mais la crucifixion est une torture, au même titre que l’oppression d’une Amérique blanche et raciste. C’est insupportable.

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Impensable…

Image

Dimanche de Pentecôte…

Abstraction n°3, Saint-Jean-de-Montmartre, gildalliere, 2020
Photo/Gilles Dallière/Saint-Jean-de-Montmatre

La lumière or des vitraux vacille. Elle projette dans l’obscurité, des rais encore plus clairs que les rayons du soleil. Mise en scène inattendue et tendue de superpositions de lignes et d’abstractions architecturales qui se répartissent à la croisée du transept. Je me suis dépouillé du superflu pour concentrer mon regard sur la suspension dure et froide qui acquiert un caractère plus graphique, et qui bien souvent perd son essence même si elle reste reconnaissable.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

Dimanche de Pentecôte…

Image

Échappée de silence…

Abstraction, rampe d'escalier, rue des abesse, Paris, gildalliere, 2020
Photo/Gilles Dallière/Montmatre/Paris

J’ai comme le soupçon que voir, a toujours été une drogue. Quelque chose qui m’amène loin de ma vie dans un voyage qui n’est pas le mien. Mon œil s’est posé sur cette abstraction architecturale, cadrée, calculée, travaillée, passée au noir. Regardez comme les murs attrapent la lumière. Regardez comme la rampe joue avec elle sans la retenir. Regardez comme la beauté se cache dans la banalité.

Clichés/architecture, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Échappée de silence…

Image

l’épaisseur du silence…

Les boiseries de Saint-Pierre-de-Montmartre, gildalliere, Paris, 2O2O
Photo/Gilles Dallière/Saint Pierre de Montmartre/Paris

À Saint-Pierre-de-Montmartre, j’ai délimité dans l’espace lumineux du portique, un volume clos, un univers d’ombre et de prière. Tout au fond de l’obscurité, j’ai confiné les reliefs d’une rosace en bois sculpté. La lueur indécise des vitraux, incapable d’en entamer l’épaisseur, rebondit comme sur un mur noir, par brisures. L’ombre ardente d’un aplat asymétrique encadre le silence. Alors seulement, dans une lueur diffuse, qui, par instants, en révèle l’un ou l’autre détail, l’extraordinaire relief suscite des résonances inexprimables.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

l’épaisseur du silence…

Image

Ce que cache le masque…

Confiné, Paris, gildalliere, 2020
Photo/Gilles Dallière/Montmartre

Le train, l’avion, ne nous emportent pas encore vers les vacances. L’efficacité de l’hydroxychloroquine est réellement contestée. Et pourtant, on a critiqué, attaqué le système. On s’est fait insulter sur les réseaux sociaux mais au nom de quoi ? Et aujourd’hui plus rien ou presque plus rien, fini la polémique, on est déconfiné. On a juste oublié le principal : habiter, c’est cohabiter.
Avons-nous vraiment conscience que c’est notre façon de vivre qui est en crise ?
Les mots se dressent, la plume danse, notre survie dépend des autres à l’image des arbres qui rendent l’atmosphère respirable, où des insectes pollinisateurs qui permettent l’éclosion du printemps. Comme le bleu qui circule dans les yeux des marins, la pandémie est la résultante de notre relation au vivant et de nos choix de vie. Dans ce monde où tout va trop vite, où le temps rime avec argent, on oublie la signification des mots patience, reconnaissance, respect.

Clichés/architecture, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Ce que cache le masque…

Image

« La mort est le sacre du génie »…

La Circassienne, jardin des Biehn, Fès, Maroc, gildalliere, 2020
Photo/Gilles Dallière/Fès/Le jardin des Biehn

Balzac a écrit : « La mort est le sacre du génie ».
Michel, tu étais pour moi une force brute. Un homme carré, généreux, talentueux, aussi haut que large et pas toujours du genre à arrondir les angles. Tu grouillais clair dans ton nouveau palais, vert, mais tu nous a quitté ce matin. Tu avais pourtant une envie lumineuse d’avancer. Je t’ai vu pour la dernière fois en février. L’escalier était raide, tu l’empruntais à ton rythme, doucement. Sans faillir. Depuis l’histoire de la princesse aux petits pois, il y a 30 ans, mon admiration a toujours été douce, polie, respectueuse. Ta famille autour de toi a établi une cour d’amour, un espace sacralisé. Aujourd’hui il y a du vide, un grand vide. Mais il y a Catherine, Jeanne, Paul, Louis, et tes petits enfants. Il reste tes rêves, tes livres, ta gourmandise, ta passion pour les étoffes et les costumes anciens, ta conversation des objets, ton jardin, du moins devrais-je dire votre jardin : le jardin des Biehn. Face à cette chaude fanfare de couleurs, je reste à tout jamais marqué par la richesse de ton art de vivre. Merci.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/voyage

« La mort est le sacre du génie »…

Image

Au delà…

Paris, gildalliere, 202O
Photo/Gilles Dallière/ Paris 18ème

Paris, déconfiné, il vaut mieux lever la tête. Il y a un mur, sublime, c’est le commencement de l’architecture. Le mur sépare un lieu d’un autre, et donc avec un mur en céramique, on dessine deux lieux, l’un en deçà, l’autre au delà.

Céramique, Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos

Au delà…

Image

Immersion dans la toile…

omnipreÃÅsence de GeÃÅrard  Drouillet dans ma chambre, Paris, gildalliere, 2020
Photo/Gilles Dallière/Ma chambre/Paris

Dans la transparence de ma chambre, il y a la peinture de Gérard Drouillet. Ça bouge, ça claque, ça trace des symboles sertis de spirales, de cercles, de points chargés d’énigmes. Le noir prédomine sans fin sur l’ocre d’Eygalières parsemé de gris. Il y a de l’opulence, de la confusion, des pleurs, beaucoup d’amour et des questions. J’y trouve de la conversation, du plaisir, un univers fantastique libéré par la magie de la main de l’artiste effleurant la surface du papier. Impossible de m’en défaire.

Céramique, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

Immersion dans la toile…

Image

Abstraction géométrique…

Equilibre des formes, mon salon, gildalliere, 2020
Photo/Gilles Dallière/De la cuisine au salon/Paris

Ici, entre ma cuisine et le salon, le mouvement est infini. C’est celui du va-et-vient de la lumière où l’esprit du tableau d’Albert Chubac et le monde traditionnel de la terre cuite marocaine et de la porcelaine chinoise y échangent sans fin leurs signes. Entre les deux, il y a le silence, la transparence, une simplicité absolue, la poésie des verticales qui superposent les ombres. J’aime me placer là, au milieu de cette abstraction géométrique, retenir mon souffle et n’être personne.

Céramique, Clichés/architecture, Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos

Abstraction géométrique…

Image

Déconfinement…

Ma chambre, fin du confinement, le 11 mai 2020, gildalliere
Photo/Gilles Dallière

Demain c’est aujourd’hui. Ma chambre est déconfinée. Vous avez remarqué, depuis la dernière fois j’ai fait mon lit, et j’y ai glissé un peu de couleur. La lumière se répand comme l’ambre sur cet étrange temps qui nous est tombé dessus, silencieusement, en assourdissant tout. Souvent, les opinions rigides m’ont fait horreur. Hier, dans la ville arrêtée, les oiseaux faisaient écho à leurs affaires. Les jardins s’inclinaient sur le bitume. Dans leurs parfums les fleurs s’avançaient et les arbres tremblaient dans l’air de toutes leurs ombres. Hier, on respirait. Aujourd’hui, même si ce n’est qu’un premier pas timide, la parenthèse est fermée. Alors oui, il reste encore 28 rouleaux de papier toilette thésaurisés à la hâte au fond d’un placard pour nous rappeler ce temps étrange, mais saurons-nous demain ne pas tout recommencer comme avant ?

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors

Déconfinement…

Image