Le livre de Jérôme Aumont, Un Empêchement, Christian Bourgois éditeur, automne 2023
Derrière chaque histoire d’amour, il y a d’autres histoires et elles font la couleur de l’émotion. Ce livre m’a profondément ému. Il y a Marie qui épouse Mathieu, il y a leur fille Jeanne qui a l’âge de quitter la maison familiale. Il y a Xavier qui va tellement troubler Mathieu qu’un bonheur intense va gouverner la vie des deux hommes jusqu’à cet accident de voiture. Il y a la maman de Xavier qui a certainement trop aimé son fils pour mieux le protéger. « Un Empêchement », est le premier roman de Jérôme Aumont. Un livre court mais long. Long parce qu’il raconte le début d’une histoire d’amour. Ou plutôt la fin d’une histoire d’amour. L’écriture de Jérôme est sensible, tendre, parfois crue et puis il y a l’accident… Mathieu, Xavier et Marie en font toute une interrogation sur ce qu’est la vie et sur ce qu’est la mort. C’est un très beau livre. #litterature#roman#unempêchement#jérômeaumont#christianbourgoisediteur@jeromeaumont
« Mon art n’est pas abstrait, il vit et respire ». La peinture de Mark Rothko a l’air facile, on dirait qu’elle vient d’être exécutée. Mais quelle erreur ! Elle est comme un souffle d’air, comme une surface vibrante qui donne une matérialité inattendue à peine plus que des vaporisations colorées. La couleur déborde, elle sature notre champ de vision et envahit l’espace de vie. Associée à son fils Christopher Rothko, l’exposition à la Fondation Louis Vuitton de l’œuvre du peintre est envoutante. Elle nous fait plonger dans la lumière dont les bords vibrent et touchent les limites de l’espace. Du 18 octobre 2023 jusqu’au 2 avril 2024. #fondationlouisvuitton#markrothko#art#peinturecontemporaine#retrospective#musée#chronologie#résonance#multiformes#couleurs#silence@fondationlouisvuitton
Il y a d’abord le vitrail qui ne serait que jaillissement de couleurs, léger et fort comme une œuvre d’art. Il diffracte le jour et laisse la projection d’un spectre de sillons lumineux au sol. Et puis il y a l’escalier. Il lévite jusqu’ à l’étage tout en transparence, comme un kaléidoscope où chaque irisation est un signe, et dans ce cyclone de couleurs, l’œuvre de Fernand Léger déjoue tous les conforts du regard. #museefernandleger#biot#art#vitraux#escalier#provencealpescotedazur#ministeredelaculture#architecturephotography@gillesdalliere
Peu avant sa mort, en 1955, Fernand Léger acquérait le Mas Saint André, une villa située sur un terrain horticole au pied du village de Biot. Il s’installa dans cette demeure pour s’adonner à la fabrication de ses céramiques. À sa mort, la conception du Musée national Fernand Léger fut confiée à l’architecte russe, Andreï Svetchine, et le parc méditerranéen au paysagiste, Henri Fisch. Inauguré en 1960 sous le patronage de Picasso, Braque et Chagall, le premier musée monographique de la région accueilla plus de 5000 invités. #art#musée#architecture#museefernandleger#biot#provencealpescotedazur#ministeredelaculture#andrésvetchine#architecturephotography@gillesdalliere@museefernandleger
Si le Musée National Fernand Léger renferme près de 350 œuvres du peintre couvrant l’intégralité de sa carrière, le bâtiment est à lui seul une œuvre d’art à ciel ouvert. Dans sa première version, l’édifice intégrait déjà en façade une immense mosaïque prévue par l’artiste pour la décoration du stade d’Hanovre, mais jamais réalisée. Lors de son agrandissement en 1987, confiée au Ministère de la culture avec l’aide de l’architecte Bernard Schoebel, une mosaïque et deux grands vitraux ont été commandés à l’artiste Heidi Melano et au maître verrier Jacques Loire pour agrémenter l’extension. Ce qui vaut aujourd’hui au musée d’être labellisé “Architecture contemporaine remarquable du XXe siècle”. #art#musée#vitraux#peinture#fernandléger#muséefernandleger#biot#provencealpescotedazur#ministeredelaculture#bernardschoebel#heidimelano#jacquesloire#architecturephotography@gillesdalliere@museefernandleger
Le temple, ses colonnes de béton, ses dalles de marbre, ses lustres en bronze doré, et ses salles obscures, n’existe que pour les parfums brûlés et les libations de miel. Quand les dieux s’enfuient ils laissent sur le monde une odeur, de fauve et de fleur, et plus ils partent loin, et plus ils désertent les temples, et plus ils désapprouvent les prêtres, plus cette odeur est libre. On ne sent pas une odeur, on n’analyse pas une odeur, on est emporté par elle, on est porté par elle, on devient soi-même une chose sans corps, un désir sans poids, une disparition bénie. #eglise#culte#architecturephotography#plafond#betonbrut#fresquemurale#leicaedc#blackandwhitephotography@gillesdalliere