La lumière

Ombre et lumière, Anvers, gildallière, 2006
Photo/Gilles Dallière

La lumière donne la vie. Elle remplit le vide. Quelques meubles bien choisis, résistants aux tendances et aux modes, enrichis par la caresse du temps, une photographie accrochée à minima et le silence. Le vide est l’espace où se déploie l’essentiel et la simplicité est le résultat direct d’une réflexion profonde.

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La lumière

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Composition

Nature morte, Anvers, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière

Laisser une chose incomplète la rend intéressante et procure le sentiment qu’il reste de la place pour son développement.
Yoshida Kendo

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Composition

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Le palais Lascaris

le palais Laascaris, Nice, gildalliere, 2016
Photo/Gilles Dallière

Dans ce palais solide et pittoresque, perdu au cœur du vieux-Nice, les dissonantes et âpres notes baroques nous mènent dès l’entrée à l’escalier monumental. Entourés d’arcades de marbre, de trompe l’œil et de statues, les murs aquarellés d’ocre rose répandent un jour mystérieux qui invite à la méditation. Et même si les pierres s’étiolent distillant un charme fugace, c’est un bijou de grand seigneur italien aux allures de palais.

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Le palais Lascaris

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L’autorité néoclassique

Saint Jean-Baptiste, gildalliere, Nice, 2018
Photo/Gilles Dallière

En édifiant l’église Notre-Dame-des-Grâces, Charles Mosca s’est inspiré de l’extrême simplicité architecturale des villas palladienne. Le fronton ajoute beaucoup à la grandeur et à la magnificence de l’édifice mais c’est le parallélisme austère des lignes qui en fait une pureté néoclassique. Elles marquent l’influence de l’architecture turinoise sur l’urbanisme niçois. Sur la taille lisse et la nudité des matériaux, l’introduction du blanc sur un enduit de plâtre rehaussé d’ocre jaune, crée une mise en scène autoritaire où les ombres se jouent de la lumière.

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L’élégance

Le château Ste-Hélène, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière

À la recherche d’un nouvel art de vivre dans lequel domine la simplicité des formes, les architectes vont réinterpréter les volumes et géométriser le décor. Nous sommes en 1922 et en descendant ces quelques marches, je me mets à rêver de sentir les effluves de « Ambre Antique », « Émeraude », « L’Origan », « L’Aimant », « Le Jasmin de Corse », où le premier parfum de François Coty, industriel, parfumeur, propriétaire du château Saint-Hélène, « La rose jacqueminot ». C’est bien ça l’élégance. Aucun autre débordement n’est permis sinon imaginer entendre le craquement d’une soie froissée, fantôme parmi les fantômes où l’ombre portée de mes années profondes.

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L’élégance

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Belle Époque

bas relief, Nice, gildallière, 2019
Photo/Gilles Dallière

Éclectisme est bien le terme que peut le mieux définir l’architecture de Nice. Sur des camaïeux de beiges et d’ocres rosés, quelle étourdissante cacophonie architecturale. Loin des lignes pures et sensuelles, l’extravagance des bas reliefs, les arabesques et les rinceaux transforment radicalement l’aspect de cette villa qui devient passablement excentrique sans beaucoup d’humour ni de grâce. On cherche à épater, mais aussi à prouver et faire étalage de sa puissance. Et tout compte fait, cette maison style Belle Époque, un peu folle, n’a rien d’une amusante folie.

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La roue de la fortune

Grand roue, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

La vie est un manège et elle tourne, il tourne, ils n’en finissent plus de tourner. La roue tourne sans arrêt, le jour et la nuit, vie après vie. Elle touche au cœur aussi bien les adultes que les enfants. Étonnant spectacle, où se fondent en un seul geste le fond, la forme, le décor et une philosophie profonde enchantée où désenchantée. L’essentiel est là, il ne se commente pas, il ne se montre pas, il se vit.

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La roue de la fortune

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L’épouvantail du temps

Beaux Arts, Nice, gildalliere, 2018

Photo/Gilles Dallière

Quand les silhouettes des palmiers vacillent sur la mer sombre, très loin à l’horizon, le bleu profond rejoint le bord du ciel. Dans ce palais construit sur la hauteur, l’ombre des arbres s’avance à la lisière de la verrière comme un bouquet sans lendemain. Les bruits de la ville se perdent dans l’air. Les colonnes impériales se dressent comme l’épouvantail du temps. Et quand la lumière n’est plus qu’un pétale froissé, le fantôme de la princesse Kotschoubey donne l’air à la nuit.

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Jupiter et Encelade

Anne et Patrick Poirier, Jupiter et Encelade, Antibes, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière/Sculpture/Anne et Patrick Poirier/Jupiter et Encelade, 1982-1983, cinq pierres romaines, marbre de Carrare, calcaire et bronze gravé/Musée Picasso/Antibes

« Les géants attaquèrent le ciel, Jupiter les foudroya ;
Typhon et Encelade étaient les plus considérables.
Devant les dieux ces géants pervertis
De leur malheur n’étant pas avertis,
Au firmament présentent l’escalade,
Là Typhon monte, ici grimpe Encelade,
Jupiter prend des foudres assortis.
Ces vastes corps les ont bien ressentis,
Jusqu’au dernier tous sont anéantis,
On leur faire une rude cascade.
Devant les dieux.
Leurs monts sur eux se sont appesantis,
Un peu trop tard ils s’étaient repentis,
D’une si brusque, et si haute incartade.
Contre le ciel frivole est la bravade,
Et n’en déplaise aux grands, ils sont petits.
Devant les dieux. »

Isaac de Benserade (1613/1691)

En ce jour de Noël laissons parler nos émotions en y puisant la force d’une foi dans l’humain, d’une nouvelle spiritualité.

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Jupiter et Encelade

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Le néo-classicisme

Notre-Dame-du-Port, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Au XVIIIe siècle, entre baroque et rococo, l’Europe se cherche une pré-histoire épique, à la fois terrible et sauvage et puisque la matière fait rapidement défaut, entre sublime et sensibilité, on se tourne vers les anciens. C’est la naissance du néo-classicisme, ce que Diderot appelle « le grand goût ». Une authentique révolution esthétique centrée sur l’idée de grandeur, d’héroïsme, d’énergie, de civisme et de sublime : tout ce qui manque à notre société aujourd’hui.

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Le néo-classicisme

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