Énigme architecturale…

Composition architecturale, école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au milieu de cette énigme visuelle, on peut s’observer soi-même en prenant un peu de distance. Eh bien, ce monde si étrange qu’il semble du domaine du rêve, est la réalité. Chaque seconde qui s’écoule fabrique notre réalité quotidienne, elle-même aussi singulière qu’un rêve. Être compris, ou ne pas l’être, est un problème d’aujourd’hui.

Céramique, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Énigme architecturale…

Image

Le doute…

Doubting Thomas, 2021, fibre de verre, Charles Ray, Bourse de Commerce Pinault Collection, gildalliere, hiver 2022

“Doubting Thomas”, (2021) renvoie à la scène classique, dans laquelle l’apôtre Thomas demande à Jésus de toucher ses stigmates. Alors que l’art classique s’est passionné pour la pénétration, si concrète, si dérangeante, du doigt de Thomas dans les plaies du Christ, Charles Ray représente les deux hommes nus, à distance l’un de l’autre, figés dans une tension érotique. Entre précisions et complexité, l’artiste est considéré, aujourd’hui, comme l’une des figures les plus marquantes de la scène internationale.

Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Le doute…

Image

Hyperréalisme détourné…

Study after Algardi, Charles Ray, 2021, Bourse de Commerce Pinault Collection, Paris, gildalliere, hiver 2022

À la Bourse de Commerce, lorsque Charles Ray traite de religion ou de sexe, avec « Study after Algardi »(2021), un Christ crucifié en papier, flottant au-dessus du sol et sans croix, ou le provocateur groupe sculptural « Oh ! Charley, Charley, Charley… » (1992), scène d’orgie dans laquelle Ray se clone huit fois, c’est un rapport au corps et à l’espace qui s’exprime plus qu’un discours ostentatoire. Deux obsessions apparaissent au terme de ce parcours : l’espace, premier médium du sculpteur et le temps.

Clichés/collection, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Hyperréalisme détourné…

Image

Boy with frog…

Boy with Frog, 2009, Charles Ray, Bourse de Commerce Pinault Collection, gildalliere, hiver 2022

Conçu par Charles Ray pour l’ouverture de la Punta della Dogana à Venise en 2009, “Boy with Frog” a été originellement pensé pour être exposé dans l’espace public. La monumentalité inattendue de l’œuvre altère profondément l’espace dans lequel elle s’inscrit. Son iconographie rappelle un célèbre type de la statuaire grecque représentant le dieu olympien, nu, s’apprêtant à tuer un lézard (l’Apollon sauroctone), et le David de Donatello brandissant la tête de Goliath. Inspiré par cette tradition sculpturale, Charles Ray, en remplaçant les dieux héroïques par un jeune garçon découvrant l’altérité et l’étrangeté, fait entrer le genre dans une forme de contemporanéité. Aussi, son immanquable nudité interroge l’évolution de la perception d’un tel sujet.

Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Boy with frog…

Image

Flore d’hiver…

Flore Farnèse, d’après l’antique, André Antoine, 1669 à 1710, jardin des Tuileries, Paris, gildalliere, hiver 2022

Je te regarde encore une fois. Je pense à la lumière d’hiver à 17 heures au travers des arbres taillés en marquise, à la blancheur de tes formes déposée sur la géométrie des branches qui n’attendent plus que le printemps. Flore Farnèse, tu es comme un don, une statue de pierre, une stèle, ma dernière habitude.

Clichés/adresses, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Flore d’hiver…

Image

Restauration…

Echafaudage autour de l’obélisque place de la concorde, Paris, gildalliere, hiver 2022

En pleine nuit, place de la Concorde, je succombe à la blancheur immémoriale de la pierre ou du moins de l’échafaudage qui encercle ce monument de l’Égypte antique. Un instant aveuglé, toutes traces du monde réel s’effacent de mon viseur. Sur la structure qui me fait face, ne reste du visible qu’une silhouette tranquillement dressée, étrangement réconfortante dans son immobilité. Une ombre presque humaine qui va retrouver cet été sa lumière. 

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Restauration…

Image

L’art est partout…

Yves Saint Laurent et Buren, musée d’Art Moderne, Paris, gildalliere, hiver, 2022

Ses défilés s’inspiraient des toiles de Mondrian, Matisse, Bonnard, Picasso, Braque… Sa fibre artistique se répartit dans six musées parisiens. Elle raconte les liens qu’Yves Saint Laurent a tissé toute sa vie entre la mode et l’art. Pour autant, la muséification ne fait pas l’artiste, même si l’immense coloriste est considéré comme le plus artiste des grands couturiers. Yves Saint Laurent a inventé la robe tableau.

Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

L’art est partout…

Image

Yves Saint Laurent et Matisse…

Yves Saint Laurent, la danse de Matisse, musée d’Art moderne, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne, « La Danse Inachevée », Henri Matisse. Yves Saint Laurent a mis l’art en mouvement, la fondation fait entrer sa mode dans les musées. Trop pudique pour se qualifier d’artiste, il préfère se présenter comme un artisan.

Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Yves Saint Laurent et Matisse…

Image

Une expo six musées…

Yves Saint Laurent et Dufy, MAM, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne de la ville de Paris, il y a des dialogues revendiqués explicitement par monsieur Yves Saint Laurent. Il y a aussi des rapprochements visuels avec les peintres comme ces trois robes présentées devant le chef-d’œuvre monumental de Raoul Dufy, « La Fée Électricité ». Yves Saint Laurent disait que le tissu était pour lui comme un tube de couleur. Cette démarche de qualité m’a fait redécouvrir la collection permanente.

Clichés/adresses, Clichés/collection, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Une expo six musées…

Image

Le charmeur de serpent…

Le charmeur de serpent, Adolphe Thabard, 1831-1905, jardin du Palais-Royal, Paris, gildalliere, hiver 2022

Ce matin, les températures ont subitement chuté. Elles aussi sont en deuil d’un mois de décembre idiot. Interminable. Monolithique. Pour réagir secondairement, me sortir de ma relative torpeur, je le fais quelquefois au réveil, je me suis surpris à déclamer à voix haute des poèmes de Joseph Brodsky, Vertumne gelé dans ses habits de feuilles, les pieds brûlants sous l’effet stimulant de la rosée : par temps froid les rêves sont plus précis, ils durent. Par temps froid, tout semble durer toujours. 

Clichés/architecture, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/photos, Clichés/tendances

Le charmeur de serpent…

Image