Le son de la fête foraine entre dans ma chambre. J’entends les cris des adolescents sur les manèges et le rythme sourd de la musique déversée sans pudeur. Ma chambre est grise, grise et blanche, fonctionnelle et élégante. Je me suis lavé les dents, et je me suis couché nu sous la couette en lin blanc. Tout ici est d’une insignifiance soignée, il faut oublier la présence de ceux qui ont dormi hier et avant-hier dans ce lit, et pour cela une propreté clinique est requise. #reportage#belgique#chambre#sieste#interiordesign#interiorstyling#blackandwhitephotography@gillesdalliere
« Génération », Auguste Herbin, 1882-1960, huile sur toile, Musée de Montmartre Jardins Renoir, printemps 2024
«Dès lors il faut situer Herbin parmi ces très audacieux inventeurs que l’art abstrait reconnaît comme ses premiers maitres. Proches compagnons de ceux qui cher-chaient, ils cherchaient au-delà et plus outre. Ayant trouvé sa vérité, Herbin lui a consacré sa vie. Et cela avec une patience, une pureté, une ferveur, une foi, on dira même une sainteté qui réclamait la plus parfaite admiration. Non, le mot sainteté n’est pas excessif, puisque aucune difficulté n’a été épargnée à ce soli-taire, ni la pauvreté, ni le dédain. L’oeuvre solitaire et obstinément héroïque d’Auguste Herbin est l’œuvre d’un homme qui possédait la conscience de l’absolu et qui en fut embrasé jusqu’au terme.» Jean Cassou, dans Herbin, Galerie Denise René, 1960 #exposition#museedemontmartre#augusteherbin#peinture@museedemontmartre
Brancusi s’inspire de modèles féminins pour réaliser nombre de ses sculptures. Il transforme peu à peu ces formes en objet épuré, étirant les visages, escamotant les traits afin de les réduire à de simples lignes, supprimant tout élément pouvant les associer à des corps, refusant toutes similitudes physiques. Il s’attache à montrer le réel, à savoir l’essence des choses, ou d’une personnalité. #portraitsféminins#brancusi#centrepompidou#exposition#sculpture#art#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Il s’approche de l’homme, le prend dans ses bras et voit qu’il ne réagit pas. Il le gifle et le secoue, mais l’homme reste immobile. Il prend son pouls et ne sent aucune pulsation. Il fait signe aux passants qui sont restés loin de lui et qui ont constaté la même chose. « Le Bon Samaritain » reste là, immobile, le regard lointain, le visage parfaitement vide dans le silence du jardin des Tuileries, un silence doux et résigné. Le silence de la mort. #jardindestuileries#lebonsamaritain#francoissicardsculpture#art#paris#printemps#sculpture@gillesdalliere
La très punk Anne Imhof est présente dans plusieurs sections de la nouvelle exposition de la Bourse de Commerce « Le monde comme il va ». Devant ses natures mortes, s’allient chaleur lointaine et poussière de béton, lumières tombantes dreadlocks et promesses de la ruine. Un étrange sentiment que tout est fini, que tout pourra bientôt recommencer. Sa pratique polymorphe, ses œuvres « coup de poing » et son enracinement dans une certaine tradition de l’art allemand subliment l’ambiguïté et le surgissement constant du danger. #exposition#expositionparis#boursedecommercepinaultcollection#annehimof#streetphotography#art#reflexion#blackandwhitephotography@gillesdalliere@boursedecommerce