Le palais Lascaris

le palais Laascaris, Nice, gildalliere, 2016
Photo/Gilles Dallière

Dans ce palais solide et pittoresque, perdu au cœur du vieux-Nice, les dissonantes et âpres notes baroques nous mènent dès l’entrée à l’escalier monumental. Entourés d’arcades de marbre, de trompe l’œil et de statues, les murs aquarellés d’ocre rose répandent un jour mystérieux qui invite à la méditation. Et même si les pierres s’étiolent distillant un charme fugace, c’est un bijou de grand seigneur italien aux allures de palais.

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Le palais Lascaris

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L’autorité néoclassique

Saint Jean-Baptiste, gildalliere, Nice, 2018
Photo/Gilles Dallière

En édifiant l’église Notre-Dame-des-Grâces, Charles Mosca s’est inspiré de l’extrême simplicité architecturale des villas palladienne. Le fronton ajoute beaucoup à la grandeur et à la magnificence de l’édifice mais c’est le parallélisme austère des lignes qui en fait une pureté néoclassique. Elles marquent l’influence de l’architecture turinoise sur l’urbanisme niçois. Sur la taille lisse et la nudité des matériaux, l’introduction du blanc sur un enduit de plâtre rehaussé d’ocre jaune, crée une mise en scène autoritaire où les ombres se jouent de la lumière.

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L’élégance

Le château Ste-Hélène, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière

À la recherche d’un nouvel art de vivre dans lequel domine la simplicité des formes, les architectes vont réinterpréter les volumes et géométriser le décor. Nous sommes en 1922 et en descendant ces quelques marches, je me mets à rêver de sentir les effluves de « Ambre Antique », « Émeraude », « L’Origan », « L’Aimant », « Le Jasmin de Corse », où le premier parfum de François Coty, industriel, parfumeur, propriétaire du château Saint-Hélène, « La rose jacqueminot ». C’est bien ça l’élégance. Aucun autre débordement n’est permis sinon imaginer entendre le craquement d’une soie froissée, fantôme parmi les fantômes où l’ombre portée de mes années profondes.

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L’élégance

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Belle Époque

bas relief, Nice, gildallière, 2019
Photo/Gilles Dallière

Éclectisme est bien le terme que peut le mieux définir l’architecture de Nice. Sur des camaïeux de beiges et d’ocres rosés, quelle étourdissante cacophonie architecturale. Loin des lignes pures et sensuelles, l’extravagance des bas reliefs, les arabesques et les rinceaux transforment radicalement l’aspect de cette villa qui devient passablement excentrique sans beaucoup d’humour ni de grâce. On cherche à épater, mais aussi à prouver et faire étalage de sa puissance. Et tout compte fait, cette maison style Belle Époque, un peu folle, n’a rien d’une amusante folie.

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Belle Époque

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2019

Un balcon sur la mer, gildalliere, Nice, 2019
Photo/Gilles Dallière

Bonjour 2019, bonjour la mer endormeuse et douce de mon enfance. Le lever de soleil est un spectacle prodigieux. Elle est belle à regarder cette mer qui se réveille. Les goélands et les mouettes effleurent les vagues de l’extrémité de leurs ailes. Le vent fouette par petites rafales l’écume bondissante des vagues. Pendant que tu apprivoises ce matelas de galets, je m’en vais prendre de nouvelles résolutions, commencer des taches neuves et boire des bulles de bonheur à la santé de tous mes amis.

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2019

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2018

Balcon sur la mer, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Nous sommes le 31 décembre et tout au long de cette année 2018, j’ai dispersé des photos en osmose avec ce qui ne se voit pas à l’œil nu mais se ressent. J’ai accroché mes images, jour après jour, les une derrière les autres, à hauteur de regard, vos regards. J’ai mis des mots sur mes émotions, j’ai échangé avec les fidèles et parfois plus encore. Ce qu’il y a de bien dans ce miroir photographique c’est que c’est du passage, de l’audace, un trait d’union, une bulle d’art, donc des vies, des gens, des histoires et en cette fin d’année socialement très difficile, c’est ce qui m’intéresse… Alors merci à toutes et à tous pour vos like, je vous embrasse. Bonne fin d’année. L’année prochaine c’est l’année du cochon ça promet…

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2018

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La roue de la fortune

Grand roue, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

La vie est un manège et elle tourne, il tourne, ils n’en finissent plus de tourner. La roue tourne sans arrêt, le jour et la nuit, vie après vie. Elle touche au cœur aussi bien les adultes que les enfants. Étonnant spectacle, où se fondent en un seul geste le fond, la forme, le décor et une philosophie profonde enchantée où désenchantée. L’essentiel est là, il ne se commente pas, il ne se montre pas, il se vit.

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La roue de la fortune

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Rigueur

Photo/Gilles Dallière

Quand l’architecture se révèle au soleil couchant, on comprend que la maison n’est pas faite pour celui qui l’habite mais aussi pour celui qui la regarde. Ici on travaille l’angle droit mais aussi la courbe. Subordonnée à l’architecture, elle n’est pas employée comme un simple élément décoratif. Elle est un événement générateur de la rigueur de la façade, reliant avec force la toiture au sol dans une quasi-continuité. La villa qui a pris place sur le terrain chaotique, à pente raide, ouvert sur la mer, du chemin des douaniers, est implantée suivant un système de gradins mis en place de manière à épouser les accidents du terrain. Et quand les rayons du soleil caressent les balcons, l’espace est totalement hiérarchisé et sublimé.R
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Rigueur

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L’épouvantail du temps

Beaux Arts, Nice, gildalliere, 2018

Photo/Gilles Dallière

Quand les silhouettes des palmiers vacillent sur la mer sombre, très loin à l’horizon, le bleu profond rejoint le bord du ciel. Dans ce palais construit sur la hauteur, l’ombre des arbres s’avance à la lisière de la verrière comme un bouquet sans lendemain. Les bruits de la ville se perdent dans l’air. Les colonnes impériales se dressent comme l’épouvantail du temps. Et quand la lumière n’est plus qu’un pétale froissé, le fantôme de la princesse Kotschoubey donne l’air à la nuit.

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Le néo-classicisme

Notre-Dame-du-Port, Nice, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière

Au XVIIIe siècle, entre baroque et rococo, l’Europe se cherche une pré-histoire épique, à la fois terrible et sauvage et puisque la matière fait rapidement défaut, entre sublime et sensibilité, on se tourne vers les anciens. C’est la naissance du néo-classicisme, ce que Diderot appelle « le grand goût ». Une authentique révolution esthétique centrée sur l’idée de grandeur, d’héroïsme, d’énergie, de civisme et de sublime : tout ce qui manque à notre société aujourd’hui.

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Le néo-classicisme

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