Expression architecturale…

Ornementation, Musée d’Orsay, Paris, gildalliere, printemps 2022

L’architecture s’exprime avec un langage qui quelquefois, en allant au-delà de l’aspect rationnel, logique, philosophique, peut devenir poétique et chanter.

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Expression architecturale…

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La lumière sur l’ornementation…

Ornements architecturaux, musée des Arts-décoratifs, Paris, gildalliere, printemps 2022

L’art de nous émouvoir par les effets de la lumière appartient à l’architecture, car dans tous les monuments susceptibles de porter l’âme à l’horreur des ténèbres ou bien, par ses effets éclatants, à la porter à une sensation délicieuse, l’artiste qui doit connaître les moyens de s’en rendre maître, peut oser se dire : je fais la lumière. 

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La lumière sur l’ornementation …

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Élégance…

Réflexion de l’escalier de La Galerie Dior dans les vitrines, Dior, Paris, gildalliere, printemps 2022

Au niveau 3, La Galerie Dior rend hommage à la première vocation de Christian Dior, galeriste et marchand d’art. Sur des photos anciennes en noir et blanc, on le voit en compagnie de ses amis Salvador Dali, Christian Bérard et Jean Cocteau. Pensée comme une scénographie narrative par Nathalie Crinière, commissaire attitrée des rétrospectives Dior, La Galerie dévoile subtilement les précieuses archives de la Maison, de la couture aux parfums. On y trouve une myriade de robes merveilleuses imaginées par tous les successeurs talentueux de Dior, au premier rang desquels les créations de John Galliano et de Maria Grazia Chiuri se démarquent par leurs visions spectaculaires. Projetées dans ce musée d’un nouveau genre, de superbes vidéos montrent les couturiers successifs de la maison au travail dans l’atelier, qui occupe encore aujourd’hui les quatrième et cinquième étages au-dessus de La Galerie.

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Élégance…

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La galerie…

La vitrine verte de l’escalier de La Galerie Dior, Paris, gildalliere, Printemps 2022

On entre par le 11bis rue François 1er, pour découvrir un gigantesque escalier en colimaçon de marbre blanc, au centre d’un atrium présentant un Diorama regroupant 1.874 objets Dior. Parmi ces derniers, 452 robes miniatures des sept couturiers officiels de la maison : Christian Dior, Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chiuri. En tout, 70 mini robes différentes réparties sur sept décennies, depuis le défilé « New Look » du 12 février 1947 jusqu’à aujourd’hui. Quant aux objets — des sacs Lady Di ou Saddle, jusqu’aux flacons du parfum J’Adore, en passant par les bijoux ou les multiples bérets créés par Steven Jones — ils ont tous été réalisés par impression 3D, ce qui a nécessité plus de 100.000 heures de travail.

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La galerie…

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Au coeur de la création…

Escalier du 30 avenue Montaigne, Dior, Paris, gildalliere, printemps 2022

Depuis le « bureau de rêveries » de Christian Dior où ses songes se métamorphosent en croquis, jusqu’aux ateliers, où naissent des milliers de robes, en passant par la cabine où se pressent les mannequins, la passion créative anime la Maison. Le couturier imagine la mode de demain et orchestre, de sa badine, chacun des essayages, entouré de son « état-major de grande classe* » : ses fidèles collaboratrices, dont Mizza Bricard, cariatide de l’élégance Dior – sa muse et sa modiste –, Marguerite Carré – directrice des ateliers –, Suzanne Luling – directrice des ventes – et Raymonde Zehnacker – directrice du studio. Le jour tant attendu du défilé, une merveilleuse agitation règne dans la Maison et plus encore dans l’escalier, ce « monde à part » que décrit Christian Dior avec tendresse : « Comme les loges de théâtre, elle a ses fauteuils, ses lampes et ses miroirs. (…) Comme les loges, elle n’est habitée que par des fées. » Dans cet écrin magique, juste avant l’entrée des mannequins dans les salons où se déroule le défilé, les habilleuses, les coiffeuses, les premières d’atelier et les chefs de cabine s’affairent, se croisent et se bousculent dans un tourbillon de frénésie.

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Au coeur de la création…

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Dans un vide sidéral…

Salle d’exposition du palais des études, Beaux-arts, Paris, gildalliere, été 2021

Je m’abrite derrière la couleur même de la matière. Dans ce clair-obscur, je puise une énergie nouvelle. Les reflets bleutés des murs, les assemblages géométriques du sol, la brillance de l’acier des rampes de lumière, contrastent si fort avec la matité ocre rouge du plafond à caissons que les deux colonnes corinthiennes deviennent des icônes modernes. Elles luisent silencieusement dans la pénombre de la galerie d’exposition.

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Dans un vide sidéral…

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La lumière de la pierre…

Mercure assis, cour du Mûrier, école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, été 2021

Devant les arches décorées de la galerie, j’ai vu Mercure s’accroupir, puis s’asseoir pour ramasser une, puis deux, puis trois feuilles que l’hiver avait arraché aux arbres de la cour du Mûrier. Et la main ? La main qui trace, la main qui dit le cœur, son absence trahit l’émotion qui la porte loin de la lumière de la pierre.

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La lumière de la pierre…

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La cour du Mûrier…

Galerie de la cour du Mûrier, école des Beaux-art, Paris, gildalliere, été 2021

Le printemps vient animer la cour du Mûrier de son rire cristallin. Il entre aujourd’hui sans bruit dans ma solitude. Il attend muet au seuil du bâtiment, les yeux à l’horizon rivés là où le tendre vert des pilastres s’évanouit dans l’ocre rouge et se meurt.

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La cour du Mûrier…

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Les phrases et les graffitis…

Escalier d’entrée de l’école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, hiver 2022

Les phrases et les graffitis qui se sont écrits continuent à l’être. Ils viennent réveiller le marbre des statues qui ne parvient pas à exister. À partir du moment où une phrase révèle une statue, elle existe, et existera toujours, comme l’histoire des corps réveillés par une phrase où un graffiti formera de lui-même une série de phrases qui révèleront d’autres statues. Sur la colonne, il y a ce dessin étrange. Trois têtes de cancrelats, de sortilèges, poissons sorciers. Elles semblent me jeter un sort, il y a du vaudou dans l’air et l’inscription prend l’aspect menaçant d’un rite.

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Les phrases et les graffitis…

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Arrêt sur image…

La cour de l’école des Beaux-arts, Paris, gildalliere, été 2021

Il existe une géographie singulière de ces bâtiments, une organisation invisible. De longs couloirs invitent les étudiants à circuler. Ils s’évadent bruyamment vers des ateliers encore inconnus, mystérieux et secrets alors que les antiques réverbèrent sur le mur, sans ombres portées. Arrêt sur image. Silence. 

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Arrêt sur image…

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