Le temps s’est encore ralenti et l’aube retient sa respiration, le paysage devient mesurable dans une balance qui n’est pas de ce monde. Je suis un être flou avec un je-ne-sais-quoi de net. Je m’efface de l’intérieur. Mais toujours, lorsque l’œil se détourne et revient pour rencontrer à nouveau l’image, ce qui frappe, c’est ce halo de lumière qui cerne le mystère de ma vie. Et me console de presque tout. #sologne#solognetourisme#landscapephotography#aube#blackandwhitephotography@gillesdalliere
À ce moment là, la pelouse s’animait davantage. Des lunchs s’organisaient en plein air. On mangeait, on buvait plus encore, un peu partout sur l’herbe. C’était un étalage de viandes froides, une débandade de paniers de champagne qui sortaient des caissons aux mains des valets de pied. Les bouchons partaient avec de faibles détonations, emportées par le vent. Des plaisanteries se répandaient, des bruits de verres mettaient des notes fêlées dans cette gaieté nerveuse. #weekend#campagne#sologne#déjeuner#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Marignan, Chambord, Vinci, en trois mots, on croit avoir tout dit sur François Ier. Mais au fond, connaît-on vraiment ce roi qui n’aurait jamais dû accéder au trône ? Au-delà de l’image convenue du roi chevalier, on découvre un protecteur des arts, féru de philosophie, poète accompli, dessinateur et architecte novateur. C’est aussi un politique visionnaire, à l’écoute des hommes et de la nature, qui lui inspirent une nouvelle façon de régner. Monarque itinérant, il est sans cesse sur les routes, à la rencontre des Français. Il affronte, pendant plus de trente ans, les deux souverains les plus ambitieux de son temps, Charles Quint et Henri VIII. Pour contrer ses rivaux, il sidère l’Europe en nouant avec Soliman le Magnifique et l’Empire ottoman, une extraordinaire alliance. #chambord#françoisIer#catherinedemédicis#henriII#vallois#chateaudechambord#spectacleequestre#domainedechambord#cheval#chevalier#landscapephotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Il n’y a pas là grand frais de style ni grand raffinement d’imagination, et pourtant quel mouvement dans ces troncs couverts d’humidité, et comme ce regard rustique nous donne la sensation du réveil laborieux de la forêt sous la pesanteur d’un ciel d’automne. Les hommes t’ont délaissés, mais moi je te reste. Mes ronces s’enlaceront dans tes chevelures fleuries où l’eau répand ses nappes bouillonnantes. Le vent remplira de rumeurs ta forêt domaniale et à travers ton long sommeil, tu auras encore une confuse vision de ta vie d’autrefois. #domainedechambord#sologne#loireercher#forêt#landscapephotography@gillesdalliere
Retour au Maroc dans la médina de Marrakech dans le beau riad de Valérie Barkowski : Dar Kawa. Une maison du XVIIème siècle restaurée dans les règles de l’art. Abdelhadi photographié ici, est le gardien d’un temple inspiré qui concentre l’essentiel du travail stylistique et esthétique de Valérie Barkowski. Une maison habitée par ses goûts, ses multiples univers comme l’artisanat, la photo, la peinture le design et la permaculture. #portrait#maroc#marrakech#darkawa#darkawariad#valeriebarkowski#valeriebarkowskidesign#abdelhafi#streetphotography@gillesdalliere@valeriebarkowski
Sculpture, Karel Aubroeck, Vil, Belgique, gildalliere, 2011
Petit voyage éclair en Belgique pour visiter cette maison, entre modernisme et Art déco, construite en 1928 par le sculpteur Karel Aubroeck. Les architectes Marc Massa et Roger Liekens ont fait repeindre l’ensemble d’un blanc crayeux et imaginé, avec le paysagiste Daniël Ost, deux miroirs d’eau symétriques reflétant l’architecture. « La fille à la balle » la dernière œuvre du sculpteur, n’a pas bougé, son corps de pierre s’est ralenti, et ses mains pèsent un poids énorme. Ses yeux ne cillent plus mais elle accueille toujours les visiteurs sur le seuil de la maison galerie. #exposition#karelaubroeck#sculpture#sculptureart#belgique#lafillealaballe#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Son visage est comme figé par une inquiétude intime, absorbé par une gravité intérieure retournée en lui-même. Son regard est plein d’un tragique antérieur et futur. J’espère toujours trouver quelque chose de ce sentiment dans les photographies posées. L’homme qui se tient là, immobilisé pour toujours, regarde l’objectif en face. Il sait ce que j’attends de lui. Aucune dérobade, aucune révolte. Au contraire : une complicité. Rien de plus fragile, de plus instable que la fixité. Le visage laisse passer une faille, une brisure, un bref nuage d’incertitude ou d’inquiétude, quelque chose qui vient d’une certaine durée, d’une probable fatigue et que l’image immédiate n’aurait jamais pu percevoir. #portrait#inde#portraitphotography#instant#atmosphere#blackandwhitephotography#streetphotography@gillesdalliere
Chaque jour je me réveille en pensant : qui vais-je jouer à être aujourd’hui ? Quelle vie fera semblant de m’attirer ? Quel amour prétendra m’aimer ? Quelle chanson fera oublier celle de la veille ? Dans l’inimaginable intranquillité de la Grande Plage, je vois une nature cruelle et vraie. Dessin sur le sable, corps perdu, tourbillon d’algues, peinture écaillée, escalier de pierre qui s’enfonce dans l’eau, femme oubliée sur le sable, la plage est une mer déchaînée, et il est bon de s’y noyer. #grandeplage#biarritz_paysbasque#beachdayeveryday#blackandwhitephotography#leicaedc#streetphotography@gillesdalliere
Elle contemple la mer avec son bas-ventre, elle sent le martèlement des eaux jusqu’au fond de ses entrailles. Elle veut une mer de sexe jusqu’à perdre le désir de tout corps. Ce n’est plus les corps qu’elle veut c’est la chair elle-même, elle veut avilir le sexe jusqu’à la consommation la plus répétitive. Elle ne veut plus mariner un instant hors de la spirale marine du désir. Elle croit qu’elle possède le Walhalla jaillissant et autour de ses yeux la fatigue et l’écœurement font des cernes bleu sombre. #landscapephotography#grandeplagebiarritz#biarritz_paysbasque#streetphotography@gillesdalliere