L’hiver, sans une feuille au vent, net et clair comme une vierge à la chasteté farouche, à la pureté hautaine, s’étendit sur le sable l’œil grand ouvert, attentif, et parfaitement indifférent à ce que je pouvais faire ou penser. #trouville_sur_mer@gillesdalliere
J’ai porté mon regard sur le pin planté là, entre deux balustrades, le long des tennis de Trouville-sur-Mer. Le calme et l’éclat de ce rayon de soleil ne sont pas moins étranges que le chaos et le tumulte de ce ciel d’hiver. #trouville_sur_mer#tennisislife#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Bleu matin, blanc écume, vert mousse, gris brouillard, roches noires. Laisser sédimenter, puis brasser les photos, les matériaux, multiplier, déchirer, assembler, sculpter l’image selon les motifs, la palette de couleurs, la fibre du papier, le mouvement des déchirures, des cicatrices. Marilia Destot fait surgir des paysages imaginaires dans une poésie visuelle faite d’érosion, de fragilité et de résilience. #mariliadestotphotography#deauville@gillesdalliere@planchescontactfestival@mariliadestot
C’est là que je peux vraiment étudier les gens qui passent. C’est là que la plage est la plus vaste, et la plus gaie. C’est là que le soleil est le plus brillant, que les lointains sont les plus fins, que le ciel est le plus pur et le plus profond. C’est là enfin que l’architecture de la balustrade se dresse dans le sable et jette ses grisailles sur les herbes folles qui longent la plage. #deauville#beachlife#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Dans la cartographie des rêves, le port est une ouverture sur le voyage, l’ailleurs, l’autre, mais aussi une porte d’entrée de l’imaginaire. Grues et portiques peuplent le ciel portuaire du Havre de lignes verticales et horizontales.#portduhavre#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Arrivé à Trouville-sur-mer, j’ai poussé un long soupir de satisfaction en plongeant mon regard sur le blanc de Meudon qui recouvre les traces des chiens et des chats de tous poils. La vitrine du toiletteur a perdu ses reflets. Derrière les gestes, on devine encore des aboiements retenus. #trouville_sur_mer#vitrine#leicamonochrom#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Samir se tenait près de la barre à roue du « Don du Vent ». Il se détachait tantôt sur la brume, tantôt sur la mer qui s’étendait à perte de vue. Il se dressait devant moi, souriant et droit, éblouissant de blanc et de noir. C’est ainsi qu’il s’échappait. Il contemplait la mer. L’île du château d’If était devenue si petite qu’elle ne ressemblait plus guère à une feuille. Elle ressemblait à la pointe d’un rocher qu’une grosse vague suffirait à recouvrir. Mais de même, regardant l’île d’un œil assoupi, il lui semblait que tous ces sentiers, ces terrasses et ces cellules s’estompaient, disparaissaient, et qu’il ne restait plus qu’un encensoir bleu pâle se balançant en cadence d’un bord à l’autre de son esprit. #croisière#ledonduvent#marseille#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Ce n’est pas vide, oh non, mais plein de brume à ras bord. J’ai l’impression de baigner jusqu’aux lèvres dans une substance indéfinissable, de m’y mouvoir, porté par elle, et de m’y enfoncer, oui, car ces eaux-là et ce ciel-là sont d’une insondable profondeur. Heureusement, la bouée de sauvetage nous rassure. #croisière#ledonduvent#marseille#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Le château d’If surgit de la brume. Elle est donc ainsi la prison d’Edmond Dantès ? Je ne l’avais jamais vue du large. Elle repose sur la mer, avec une échancrure au milieu et de grands rochers à pic, et la mer s’y engouffre, et s’étend sur des milles et des milles de chaque côté de l’île. Elle est presque sans tache, et si moelleuse que voiles et nuages paraissent piqués dans son bleu. #marseille#ledonduvent#chateaudif#lecontedemontecristo#croisière@gillesdalliere