Oui l’homme en face de moi exhale une odeur de pain chaud, une odeur de réveil et de foyer. Je suis rassuré par cette odeur comme par aucune autre chose sur terre, parce que l’odeur du pain, ce n’est pas l’odeur de la satiété mais celle du nécessaire, ce n’est pas l’odeur du luxe mais l’odeur du don, ce n’est pas l’odeur de la religion mais celle de la communion des hommes. #portrait#portraitphotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Chaque jour je me réveille en pensant : qui vais-je jouer à être aujourd’hui ? Quelle vie fera semblant de m’attirer ? Quel amour prétendra m’aimer ? Quelle chanson fera oublier celle de la veille ? Dans l’inimaginable intranquillité de la Grande Plage, je vois une nature cruelle et vraie. Dessin sur le sable, corps perdu, tourbillon d’algues, peinture écaillée, escalier de pierre qui s’enfonce dans l’eau, femme oubliée sur le sable, la plage est une mer déchaînée, et il est bon de s’y noyer. #grandeplage#biarritz_paysbasque#beachdayeveryday#blackandwhitephotography#leicaedc#streetphotography@gillesdalliere
Elle contemple la mer avec son bas-ventre, elle sent le martèlement des eaux jusqu’au fond de ses entrailles. Elle veut une mer de sexe jusqu’à perdre le désir de tout corps. Ce n’est plus les corps qu’elle veut c’est la chair elle-même, elle veut avilir le sexe jusqu’à la consommation la plus répétitive. Elle ne veut plus mariner un instant hors de la spirale marine du désir. Elle croit qu’elle possède le Walhalla jaillissant et autour de ses yeux la fatigue et l’écœurement font des cernes bleu sombre. #landscapephotography#grandeplagebiarritz#biarritz_paysbasque#streetphotography@gillesdalliere
Depuis quelques années, cette maison est comme un sanctuaire et je ne viens là que pour me gorger de silence. Pourquoi réparer ce plafond ? Pourquoi ne pas laisser mourir cette maison ? Pourquoi ne pas laisser la nature prendre ce qu’elle a à prendre. ? Je voudrais ne pas me poser ces questions. Je respire et souris. J’ai comme toujours analysé mes sentiments et je peux les tenir en laisse. Voilà ce qui m’irrite, le temps qui passe. #reflextion#lanterne#abandon#plafond#architecturephotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere
L’étang de laque de la collection GETA sur une structure en noyer d’Amérique, fleurit sous les ciels calligraphiés de Bénédicte Gerin, et pendant quelques secondes, dans la maison de Jean-Marc Hervier, j’ai réussi à être vivant. Je veux simplement parler d’une belle soirée, d’un ciel bleu mérité après la pluie diluvienne, et surtout de Natacha Froger et Aurèle Duhart, (agence Atome Associés), qui présentent la collection GETA : un tabouret, une table d’appoint, un banc, une table basse, une console, une table dont les plateaux en laque reflètent cette part du ciel qui reste en nous, électrisé, nocturne, sauvage. Je vois sur les bleus de ces tables la blancheur d’une étoile qui est celle de leur complicité créative. La collection Geta est présentée à la Maison Jean-Marc Hervier, 5 bis Imp. Simon 93400 aux Puces de Saint-Ouen sur seine. #geta#natachafroger#aureleduhart#benedictegerin#jeanmarchervier#collection#design#exposition#pucesdesaintouen#mobilierdesign#art#peinture@gillesdalliere@atomeassocies@natacha_froger@aurele_duhart@benedicte_gerin@jeanmarchervier
Le miroir aux oiseaux, belgique, gildalliere, 2011
Dans ce lieu intérieur, toutes les choses de la réalité sont conservées identiques à elles-mêmes, rien n’y manque de la matière, elle est simplement transfigurée. Les choses ne sont pas moins les choses, elles sont elles-mêmes, mais reconquises dans un sursaut spirituel qui les achève et les fixe dans le miroir. #interieur#decoration#art#atmosphere#ambiance#belgique#blackandwhitephotography@gillesdalliere