Le livre est sorti en 2012, mais j’avoue que j’ai été marqué par ce tour du monde où la teinture à l’indigo reste un savoir universel. Partout elle se déroule selon le même processus : la culture ou la cueillette de la plante, l’extraction du pigment, le montage de la cuve, le fil ou la toile teints qui émergent du bain et dont se saisissent le tisserand puis le couturier et le brodeur qui transforment le tissu en de sublimes vêtements. Cette couleur, universelle, est celle de l’humble comme du noble, du rentier comme de l’industrieux, du travailleur manuel comme du banquier. C’est la chemisette bleue et le bermuda délavé de l’Américain de Nouvelle-Angleterre comme la tunique du paysan chinois repiquant du riz dans la brume des montagnes du Guizhou. C’est le turban de l’indien du Rajasthan dans les rues de Jodhpur. C’est le tablier sur lequel la lavandière s’essuie les mains, le droguet du maquignon, la salopette graisseuse du mécanicien, le blue-jeans du fermier photographié par Walker Evans. Catherine Legrand parcourt pendant plus de 2 ans la planète pour réaliser ce travail exceptionnel sur la manière dont l’Indigo est cultivé et utilisé dans le monde aujourd’hui. Elle a en rapporté une iconographie et des témoignages qui font de ce beau livre une référence unique sur ce sujet.
INDIGO
Catherine Legrand
Éditions La Martinière
2012, 287 pages
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Clichés/livres

L’indigo : la couleur qui change le monde

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Clichés/livres

La muse éternelle

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Élégante, la cigarette vissée à ses lèvres, elle fut la muse d’Yves Saint Laurent pendant près de 30 ans. Icône de toute une époque, mannequin, elle inspira ses collecions en devenant la créatrice maille et accessoires de la prestigieuse maison de couture. Les éditions Rizzoli NY rendent hommage à l’audacieuse anglaise, à travers 400 clichés en couleurs ou en noir et blanc, témoignages intimes contés par son amie de toujours Ariel de Ravenel et Natasha Fraser-Cavassoni. Une superbe monographie dédiée à la muse éternelle, préfacé par Pierre Bergé et clôturé par les propos de l’autre homme de sa vie : Thadée Klossowski.
Loulou de la Falaise, 272 pages, aux éditions Rizzoli NY, 50 euros

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Clichés/livres

25 kilos de photos


Après Helmut Newton, Sebastião Salgado, c’est au tour d’Annie Leibovitz d’avoir le droit à son livre XXL. Une édition limitée à 10 000 exemplaires, dont 1000 collectors, avec quatre jaquettes différentes. Deux cent cinquante sublimes clichés, Que Benedikt Taschen demande à la plus grande portraitiste contemporaine de notre temps. Un livre taille SUMO qui a mit plusieurs années pour que le projet voie le jour. Du reportage intimiste pour le magazine Rolling Stone dans les années 1970 aux portraits sophistiqués pour Vanity Fair et Vogue, Annie Leibovitz a puisé ses photos dans plus de 40 années de carrière. Des clichés célèbres comme celui de John Lennon et Yoko Ono enlacés dans une dernière étreinte côtoient des portraits rarement publiés, parfois même inédits. Ses photos sont à la fois intimes et iconiques. Souvent imitée mais jamais égalée, Leibovitz multiplie les genres dans un style qui n’appartient qu’à elle. Célèbre pour ses portraits de groupe, elle les présente pour la première fois dans un format qui permet de les apprécier à leur juste valeur, la confirmant comme le maître incontesté du genre.
http://www.taschen.com

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À fleur de peau


Le tatouage est-il un art ? C’est la question que pose le quai Branly à Paris du 6 mai 2014 au 18 octobre 2015. Ancré dans l’histoire depuis les Maoris en Nouvelle-Zélande, le tatouage est le « must have » au siècle de l’art éphémère. Que vous songiez à vous faire tatouer ou que vous soyez juste curieux de savoir jusqu’où les autres sont allés, Cette exposition explore l’histoire de cet art dans le monde entier grâce à de nombreux motifs et photographies, des gravures du XIXe siècle au « body art tribal », des femmes de cirque aux motifs préférés des motards du XXe siècle et vous offre un aperçu fascinant de l’art du tatouage. Les maîtres du genre contemporains sont français (Tin-Tin), suisse (Filip Leu), japonais (Horiyoshi III), américain (Jack Rudy), Polynésien (Chimé), à l’évidence, on tatoue partout.
À lire : le livre « 1000 tattoos » de Henk Schiffmacher et Burkhard Riemschneider chez Taschen, qui illustre mille façons d’avoir l’art dans la peau.teaser_ko_25_tattoos_top_1208141638_id_599278
http://www.quaibranly.fr
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Drouillet-invit-1
Photo/Frédéric Guigue 2014
Pierre Passebon rend hommage à Gérard Drouillet. Son monde est rempli d’une infinité de structures, d’informations, d’événements et de forces sans interaction ni lien entre eux. Un monde illusoire qui regorge de formes, de couleurs opulentes qui nous abusent. Le regard se perd à déchiffrer la toile, le peintre privilégie la spontanéité des formes, tout un univers fantasmagorique libéré par la magie du geste. Gérard Drouillet trouve dans la céramique un prolongement naturel de sa peinture, un besoin de surdimension où la couleur investit les formes et comme le dit Terry de Gunzburg, « ses sculptures, comme tombées de ses toiles, balancent entre compact et légèreté, espièglerie et romantisme noir…Il joue, il nargue, joue à plaire et à déplaire ».
J’ai la chance d’avoir une toile, achetée à Eygalières, d’une force brute que je ne regrette pas.

Du 5 mars au 5 avril
Pierre Passebon Galerie du Passage
20/26 Galerie Véro-Dodat
75001 Paris

Livre :
Gérard Drouillet
Éditions du Regard 2014
Drouillet HD

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Gérard Drouillet peintre et céramiste 1946-2011

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Clichés/livres

Une femme libre

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Je vous ai regardé ce soir, les yeux dans les yeux, et vous m’avez touché, terriblement. vous revenez sur le devant de la scène avec un livre illustré par des photos de Richard Melloul, « Une femme libre » publié chez Flammarion. Vous êtes belle, moderne, vous vous êtes imposée au milieu de la bande à Lautner. Vous avez joué les fausses timides durant des années. Un emploi qui a fait de vous l’une des comédiennes les plus séduisantes de sa génération. Des « Barbouzes » au « Grand Blond », vous avez gagné votre place dans le panthéon des films populaires devenus cultes. Aujourd’hui vous délivrez vos blessures d’enfance et les nombreuses épreuves que vous avez traversées, sans tabou, votre parcours est derrière vous et vous êtes heureuse de vivre. La vie vous a jouée des tours, ça vous met des larmes aux yeux, mais vous êtes heureuse. Merci Mireille Darc pour tout ça.
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http://www.editions.flammarion.com

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Indochine des Territoires et des Hommes, 1856-1956



Indochine, des territoires et des hommes de 1856 à 1956 accompagne l’extraordinaire exposition que le musée de l’Armée organise jusqu’au 26 janvier 2014. Chapitre 1, les premiers pas de la France en Asie du Sud-Est avant 1856. Chapitre 2, la formation de l’Indochine française de 1859 à 1907 avec la conquête de la Cochinchine, du Cambodge, du Tonkin et de la chaîne Annamitique (Annam et Laos). Chapitre 3, la participation des troupes venues d’Indochine aux différents engagements de la France dans le monde. Chapitre 4 la remise en cause de la vie coloniale en Indochine dans l’entre-deux guerres. chapitre 5, la seconde guerre mondiale et l’occupation japonaise de 1940 à 1945. Chapitre 6, la reconquête de l’Indochine par la France. Chapitre 7, la guerre d’Indochine de 1950 à 1956. Un sujet majeur jamais vraiment traité qui touche à la question délicate du double processus de colonisation et de décolonisation. Une histoire oubliée, qui fait que la montée en puissance des mouvements nationalistes et communistes au Vietnam, au Cambodge et au Laos, vont entrainer un débat idéologique sans précédent. Je ne parle même pas du rôle de la Chine.
Les auteurs, le lieutenant-colonel Christophe Bertrand, conservateur au musée de l’armée, Jean François Klein, maître de conférences des histoires contemporaines de l’Asie du Sud-Est, et Caroline Herbelin, historienne et maître de conférences à l’université de Toulouse II Le Mirail.
Une histoire passionnante.
320 pages, 39€ chez Gallimard.
http://www.gallimard.fr
http://www.musee-armee.fr

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Encore !


Angkor naissance d’un mythe.
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Un ouvrage de Louis Delaporte et une exposition dirigé par Pierre Baptiste et Thierry Zéphir.
L’histoire commence en 1866, Louis Delaporte, jeune officier de marine, découvre le site le plus imposant d’Asie, Angkor. À la lumière de ces oeuvres le musée Guimet expose d’impressionnants exemples de sculptures et de bas-reliefs moulés à la fin du XIXe et du début du XXe siècle, restaurés pour cette occasion. Le point d’orgue sera la restauration d’une tour à visages du temple du Bayon, contemporaine des grandes cathédrales du Moyen Âge et qui conserve une part de son mystère.
Un livre : Angkor. Naissance d’un mythe de Louis Delaporte et le Cambodge
Gallimard / musée national des arts asiatiques Guimet.
312 pages dont 3 dépliants et 280 illustrations.
49€ chez Gallimard
http://www.gallimard.fr
Une exposition, du 16 octobre au 13 janvier 2014 au musée des arts asiatiques Guimet
http://www.muséeguimet.fr
Et si vous ne partez pas à Angkor, vous allez découvrir une part de son mystère.
c’est sublime.

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Divine décénnie


Photos/Mark Shaw
De 1952 à 1962, le photographe Mark Shaw à travaillé dans les coulisses des défilés en étroite collaboration avec la maison Dior. 200 photos souvent inédites, qui passent du noir et blanc à la couleur, mettent en scène l’image de la maison de haute couture. Le regard est aussi plus intimiste sur les répétitions et les ateliers de confection. Un livre sur l’élégance d’une époque, relié, à commander d’urgence pour Noël.
Dior Glamour 1952-1962
Écrit par Natasha Fraser-Cavassoni
Photos : Mark Shaw
Préface : Lee Radziwill

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Les compagnies des Indes

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Comment la France se lance dans la mondialisation.
La compagnie des Indes orientales est la plus grande aventure économique de l’ancien régime outre-mer. En 1664, Louis XIV et Colbert créent sous monopole d’État cette flotte pour procurer au royaume des marchandises que l’Europe est bien en peine de produire. Son histoire mouvementée se perpétue jusqu’à la Révolution sous diverses formes, statuts et appellations. C’est ainsi que pour plus d’un milliard de livres, poivre, épices, café, thé, porcelaines, cotonnades et soieries sont rapportés d’Afrique et d’Amérique, de l’île Bourbon et de l’île de France, des comptoirs des Indes, avec Pondichéry pour capitale et même de Chine. Ces cargaisons débarquent au port de Lorient où, vendues aux enchères, elles viennent satisfaire le goût du luxe des élites puis diffuser dans toutes les couches de la société un nouvel art de vivre. Chacune de ces destinations donne lieu à des aventures où la hiérarchie des puissances, qu’elles soient portugaise, espagnole, hollandaise où britannique, la violence des pouvoirs, le choc des religions, les vertiges de l’esclavage, bousculent des destins tendus vers la richesse et stimulent les sciences et les arts.
Un ouvrage collectif de 288 pages avec la contribution de plus de 20 auteurs, sous la direction de René Estienne, responsable à Lorient du fonds de la Compagnie des Indes. Plus de 350 illustrations provenant des archives du ministère de la Défense et des Archives Nationales.
Coédition Gallimard / Ministère de la Défense – DMPA
Parution : 24-10-2013, 49€.
http://www.gallimard.fr

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