Les couleurs s’emballent …

Le vert affirme : je suis le plus essentiel, c’est indéniable, je représente la vie et l’espoir.
Le bleu prend la parole : sans moi tu ne serais rien.
Le jaune rit dans sa barbe : vous êtes bien trop sérieux. Moi j’apporte le rire, la gaité et la chaleur dans le monde.
L’orange élève la voix dans le tumulte : je suis la couleur de la santé et de la force. Le rouge qui s’est retenu jusque-là prend la parole haut et fort : c’est moi le chef de toutes les couleurs car je suis là couleur du danger et de la bravoure, de la passion et de l’amour. L’indigo dit calmement mais avec beaucoup de détermination : pensez à moi, je suis la couleur du silence. Et sans moi vous seriez insignifiantes. Vous avez besoin de moi pour l’équilibre, le contraste et la paix intérieure.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Les couleurs s’emballent…

Image

Le pourpre est à l’honneur…

Le reportage de l’appartement du créateur Paolo Bagnara à Milan paraît sur IO Donna, Corriere della Sera. “A tutto colore”.
Quand j’ai fait ce reportage, j’ai trouvé que toutes les couleurs du monde se mettaient à se disputer entre elles, chacune prétendant être la meilleure, la plus importante, la plus belle, la plus utile, la favorite. Dans le salon de Paolo, le pourpre est à l’honneur, c’est le symbole du pouvoir. Les rois, les chefs, les évêques l’ont toujours choisi comme un signe d’autorité et de sagesse. Les gens ne l’interrogent pas, ils écoutent et obéissent.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Le pourpre est à l’honneur…

Image

La couleur…

Ici, me reviennent les peintures de Ernst Ludwig Kirchner, de Franz Marc, d’Emil Nolde vues lors d’une exposition sur la couleur. J’étais transfiguré à force de plonger dans de telles nuances. Chez Agnés Emery, une vivacité folle traverse les pièces. La lumière tamisée de Bruxelles revenait sur son visage en bondissant sur les murs. Elle était devenue, là sous mes yeux, l’un des modèles d’évidence de ce mouvement Die Brücke que j’aime tant.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

La couleur…

Image

Des nuances de bleus…

L’intérêt d’une maison, c’est d’être une planque. Un dedans. Un instant de bonheur écervelé. Un ventre de pierre et de bois où il est facile de se sentir à l’aise et de se régénérer. La maison vous guérit d’un trait. La couleur est libératrice. Les nuages gris bougent vite. Agnès crée des couleurs, des enduits de chaux ou d’huile de lin et se prend au jeu de ranger ce qui traîne. Alors c’est là que les nuances se réactivent.

Clichés/architecture, Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Des nuances de bleus…

Image

L’instant présent…

Le dressing, Agnès Emery, Bruxelles, Gilles Dallière, Francis Amiand.

Le rêve d’habiter poétiquement sa vie, d’en décider autrement qu’elle n’était prévue, de s’éloigner des boîtes carrées où l’on nous range, ne fait au fond que se poursuivre. J’aurais passé bien des années à vivre en marge. Jamais vraiment content d’être enfermé. Il est dur d’être réellement admis dans la mêlée où chacun s’occupe de tous.

Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

L’instant présent…

Image

Le colimaçon de la villa Saint-Anne…

L’escalier qui monte à la terrasse de la villa Saint-Anne, le Dramont, gildalliere, automne 2021

La Villa Saint-Anne est un bâtiment puissant. Elle s’élève au-dessus des roches déchiquetées, sur un magnifique terrain en promontoire sur la mer, depuis 1905 lorsque Pierre Aublé en conçoit les plans. Georges Leygues la souhaite de belle facture, néo-byzantine, ornée de ferronneries Art nouveau et lui donne le prénom de son épouse. Aujourd’hui, le bâtiment est rempli d’air, l’air du renouveau, et comme je pense que certaines obsessions de la modernité ne sont pas tout à fait positives, je suis heureux de voir que l’escalier du dernier étage s’enroule toujours vers la lumière. Elle est le ciel qui se précipite dans la pièce.

Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Le colimaçon de la villa Saint-Anne…

Image

Rouge éclatant…

Noël à la maison, Paris, gildalliere, automne 2021

Nous sommes en décembre et c’est bientôt Noël. J’éclabousse de rouge mon univers en noir et blanc pour provoquer l’étonnement. D’arbres en arbres la couleur rend les noirs plus profonds et les blancs plus éclatants deviennent presque métalliques.

Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

Rouge éclatant…

Image

Vertigo…

La montée d’escalier 3 de la villa Alfonsa, le Dramont; Saint-Raphaël, gildalliere, automne 2021

L’escalier : l’homme y passe. Qu’il monte ou qu’il descende, il prend possession de l’espace. À première vue il n’y a rien à voir. À peine un lambris grisé qui semble bloquer l’espace. Sur le côté une fenêtre qui donne de la lumière et un dédale d’angles et de quinconces. C’est comme un tableau ; un étonnant concert de valeurs et de tons, de brillances et de matités qui compose ce cliché sans couleur.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/décoration, Clichés/design, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Vertigo…

Image

Clair/obscur #01

Claire/obscur #01, épreuve d’artiste, gildalliere, automne 2021

Clair/obscur #01. « Racines », parc du Dramont, Var, France, automne 2021.
Tirage Fine-Art, 70x70cm, sur papier Digigraphie 308g, encres pigmentaires. Passe-partout 3.3mm, 90x90cm. Cadre en bois noir 90x90cm. Verre anti-reflet, anti-UV à 92%.
Tirage d’auteur, Gilles Dalliere 
Je vois le soleil se lever. Le chêne s’étirer dans un remuement bruissant de branches rugueuses et de feuillage persistant. Je vois la lumière dérober l’ombre. Le ciel blafard semble fermer les yeux. Je vois les heures du jour cheminer à pas feutrés sur le sentier mouillé par la rosée du matin. Au loin, l’infini glisse sur le rivage vermeil de l’Estérel. Ici, nul besoin de prier, ce qui frappe, c’est ce halo de lumière qui cerne le mystère de nos vies.

Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances

Clair/obscur #01

Image

Suivre la lumière…

Le buste de Louis XVI dans l’antichambre du Petit Trianon, Louis-Simon Boisot, 1777, Versailles, gildalliere, Automne 2021

Dans le reflet mercurisé du miroir de l’antichambre du Petit Trianon, la lumière est douce, presque laiteuse. Le buste en marbre du roi Louis XVI, sculpté par Louis-Simon Boisot en 1777, apparaît flouté, irréel, et en un clin d’œil le silence se fait. Tout autour, le décor n’est que douceur et harmonie. Le roi regarde l’ombre écrasante du tableau d’Élisabeth Vigée Le Brun représentant Marie-Antoinette à la rose. Dans les jardins intimes aux couleurs de l’automne, se mêle un reste de chaleur estivale.

Clichés/adresses, Clichés/architecture, Clichés/collection, Clichés/décoration, Clichés/expositions, Clichés/Inspiration, Clichés/interiors, Clichés/photos, Clichés/tendances, Clichés/voyage

Suivre la lumière…

Image