Zanele Muholi, la MEP, Paris, gildalliere, hiver 2023
Regarde-moi, regarde-nous. Nous existons, nous sommes là. Et nous te renvoyons ton regard… Voilà ce que clament en couleur et en silence les personnes peuplant l’œuvre de Zanele Muholi, artiste d’origine sud-africaine de renommée internationale. Ses photographies sont fortes, emplies de fierté et rendent visible le quotidien de la communauté LGBTQIA+ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers, intersexes, asexuels…), victime de discriminations et de violences dans ce pays. #maisoneuropeennedelaphotographie#zanelemuholi#lgbtcommunity#photography#afriquedusud🇿🇦#exposition#artist@muholizanele@mep.paris @gillesdalliere
Being, ZaVa I, Paris, 2013, Zanele Muholi à la MEP.
« Being », 2006, en cours. De l’autre côté du globe, en Afrique du Sud, Zanele Muholi est une figure de proue de l’histoire de l’autoportrait féministe. Alors que la société dans laquelle elle vit est ouvertement homophobe et raciste, faisant encourir des dangers de mort à qui n’aurait pas la bonne orientation sexuelle ou couleur de peau, l’artiste use de son corps et de son objectif comme d’armes de résistance. elle expose fièrement son corps noir et lesbien, sa chevelure crépue, sans détourner les yeux. Son visage devient le réceptacle de luttes communes. #maisoneuropeennedelaphotographie#zanelemuholi#lgbtcommunity#photography#afriquedusud🇿🇦#exposition#artist#blackandwhitephotography@muholizanele@mep.paris
Faces and Phases, Zanele Muholi, photographies, la MEP, Paris, gildalliere, hiver 2023
En 2006, Zanele Muholi commence « Faces and Phases », « Faces » désignant les personnes et « Phases » les différentes phases de la construction de leur identité. Cette série emblématique compte aujourd’hui près de trois cents portraits de femmes rencontrées en Afrique du Sud. Capturées à différents moments de leur vie, ces modèles sont toutes photographiées selon le même principe : en buste, de face ou de trois-quarts, cadrées à distance égale, en intérieur ou en extérieur, en noir et blanc, sans artifice, ni décor, ni costume. À travers ce projet au long cours, Zanele Muholi souhaite donner une visibilité aux femmes noires lesbiennes sud-africaines, révéler leur présence et leur offrir la possibilité de s’affirmer dans leur différence et leur singularité. Au-delà du documentaire social, ces images s’imposent dans un face à face d’une rare intensité avec le spectateur. #maisoneuropeennedelaphotographie#zanelemuholi#lgbtcommunity#photography#afriquedusud🇿🇦#exposition#artist#blackandwhitephotography@gillesdalliere@muholizanele@mep.paris
La salle de restaurant, Paris, Montmartre, gildalliere, hiver 2023
La chaleur du restaurant « La Mère Catherine », fondée en 1793 sur la butte Montmartre. Cette bouffée dès que je rentre qui me surprend quelques secondes, le temps de s’y habituer ; un temps court comme celui qu’il faut pour que les yeux s’accoutument à la lumière trop forte. Mais ce qui tranche avec le froid vif du dehors ce sont les odeurs. Pas seulement l’odeur de la cuisine, ni les effluves de la chaleur des corps, avec la peur qui décuple cette exsudation acide qui corrompt les haleines et le parfum des femmes, mais aussi le chauffage et ce mélange nauséeux de fin de soirée quand celle-ci devrait n’en être qu’à son début. #montmartre#montmartraddict#restaurantparis#lamerecatherinerestaurant#lightandshadow#transparency#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Mise en scène, « Orages », clair/obscur, Paris, gildalliere, hiver 2023
Au sombre ciel d’absence, il fait soir. L’air se tient coi, et à part les trois palmiers , il ne se dessine aucun tracé d’arbres à l’horizon. Pas plus de gens, ni de chuchotements. Ce n’est ni le jour, ni l’obscurité, ni moi, ni attache vous liant à moi. Il n’y a ni plaisir, ni peine, ni crainte, tout désir se trouve éteint et je sens une quiétude dans le reflet du ciel. Série « clair/obscur », « Orages », 140×85 cm, encadré, verre anti-reflet, anti-UV. #clairobscur#orages#venteprivée#installationart#photographie#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Les palmiers balayés par « Orages » ont meublé le vide laissé par le chêne liège. J’ai planté mon œil tout près de la terre, face à l’embarcadère de cette image, face au flux et au reflux de la vie qui, éternellement charrie l’ombre et la lumière, entraînant tout ce sans-nom qui part à la dérive. Au-dessus de ce cours d’eau, l’aurore se lève, colorant le ciel, le clair de lune maternel lui donne la main. Je ne veux rien retenir, ni me tenir aux choses, je vends « Orages », en 140x 85 cm, encadré, verre anti-reflet et anti-UV. Je veux descendre le courant, démêler le fil des absences et des unions, tendre ma voile en haut des vents vagabonds. #clair/obscur #orages#venteprivée#installationart#photography#blackandwhitephotography@gillesdalliere
« Quercus Coccifera » est vendu. Le premier tirage de ma série « clair/obscur ». Celui qui m’a fait aller plus loin dans ma recherche esthétique. Christine a acheté cette photo, et j’en suis très heureux. C’est un arbre d’une taille supérieure, qui a repoussé tous ses frères et régnait au cœur de mon appartement. Cet arbre, c’est l’axe du monde autour duquel tout semble désert. Il me fait penser à l’arbre de mon enfance où je me réfugiais quand aucun mot ne pouvait dire ma souffrance. Tu me laisses un grand vide. #cheneliege#photooftheday#venteprivee#blackandwhitephotography@gillesdalliere