La marquise.

Villa  Starzynski, Nice, promenade des Anglais, gildalliere, 2019.
Photo/Gilles Dallière/Nice

Voilà, les choses sont encore là, en représentation. La marquise de la villa Starzynski est là, dans le bleu du ciel, bordée d’un lambrequin à franges et à glands d’or, flanquée de maigres colonnes prises dans le mur. Elle protège tout ce qu’elle voit. Les couleurs sont cassées, le jour s’éteint, plus rien n’est à attendre, et j’attends quand même, je ne sais pas qui, je ne sais pas quoi ! Rien peut-être…

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La marquise

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Le garde-corps.

superposition, kithyra, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière/Cythère/Grèce

Un moineau s’est posé sur le bord de la balustrade, m’a regardé avec une curiosité non dénuée de moquerie, se demandant ce qui pouvait tant m’occuper. Il s’est envolé quand il a compris qu’il ne s’agissait que de cadrer la rampe qui règne tout autour du bâtiment. Elle couronne le petit cube cycladique pour occuper le devant de la scène et son garde-corps s’incline comme pour lui rendre le salut.

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Le garde-corps.

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La tête rase du ciment.

Rampe, Cythère, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière/Cythère/Grèce

Midi : les humains inhumains mangent des frites dans leurs terriers. Moi, J’enferme l’air dans une photo. Je suis au plus près des variations de la lumière. Le vent s’éloigne. Les herbes feignent l’immortalité. Trois arbres retiennent leur souffle. Tout ce que je vois de l’architecture est sans pesanteur, et dans mon cadrage, la tête rase du ciment de la rampe d’escalier devient vivante.

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La tête rase du ciment.

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La parenthèse.

L'étagère, Cythère, gildalliere, 2013
Photo/Gilles Dallière/Grèce

Un rayon de soleil enrichit le regard. Il dessine, précise, embellit une architecture brutaliste et authentique. Entre le monde et moi, je mets de temps en temps des guillemets, et je ne permets pas au monde de les franchir. Mais, de temps à autre, j’aime découvrir un bel objet, le reconnaître et, ouvrir la parenthèse m’inspire.

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La parenthèse.

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L’ornementation.

Gypseries, Malakoff, J.K., gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière/Richard Alcock/Avenue Malakoff

Qu’est-ce qui infuse de l’or des stucs ?
Les ornements sont grands, larges, renflés, comme gorgés de sève végétale. Les guirlandes de fleurs, parcourent les poutres et les solives du plafond. Les têtes des angelots des mascarons sont presque toujours trop joufflues, même le feuillage des décors paraît gras. C’est ce qui constitue ici les caractéristiques majeures du style Régence : prépondérance de la sculpture dorée sur fond blanc, réduction de la palette chromatique, ordonnance quasi-symétrique des éléments de décoration. Tout est dit où presque.

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L’ornementation.

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De la place où l’on est…

Perspective, Malakoff, J.K., gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière/Richard Alcock/Avenue Malakoff

Dans le panorama des grands décors, la galerie occupe la place la plus prestigieuse et la plus admirée. Elle est le lieu de passage où l’on s’arrête, pas à cause de la richesse des boiseries, mais parce que les décors de miroirs se répondent l’un à l’autre, et multiplient ainsi les perspectives. Chaque glace renvoie aux autres la figure du cristal de roche qu’elle reçoit, et ce que l’une n’a pas directement, elle l’emprunte à l’autre. Ainsi, l’œil y retrouve presque partout l’image de bien des choses qu’il a vues réellement, mais qui ne se peuvent plus voir de la place où l’on est. Même pas moi.

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De la place où l’on est…

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Une femme de goût.

Entre deux ors, gildallière, Malakoff, 2018
Photo/Gilles Dallière/Richard Alcock/Avenue Malakoff

Au XVIIe siècle, ce qui faisait la différence entre une femme et une précieuse, c’était l’esprit, et que pour porter ce nom, il était absolument nécessaire qu’une personne en ait, ou affecte de paraître en avoir. J’aime l’idée qu’elle pourrait faire salon dans cette pièce aux murs patinés gris perle, encadrés par de fines baguettes d’or. Elle s’allongerait sur cette dormeuse en velours violine, posée là, sur un épais tapis à grandes rosaces. En face, sur la cheminée, deux bergers de Watteau se conteraient fleurette au-dessus d’une pendule rocaille aux côtés de laquelle deux amours bouffis supporteraient une touffe de lis disposée en candélabre. Il y a surtout ce meuble syrien marquetté de nacre qui s’impose. Tout cela est un peu futile, peut-être, mais de bon ton, et l’absence de ces petits riens coûteux qu’on nomme bibelots, prouve que Madame de, est une femme de goût.

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Une femme de goût.

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La verrière, ce lieu d’ailleurs.

Verrière, Moscou, gildallière, 2014
Photo/Gilles Dallière/Moscou

En levant la tête, je n’ai aucune idée d’où je suis, ni dans quel pays. Je sais qu’entre le ciel et moi, il y a un filtre pour les jours tristes, pour les jours heureux, pour les jours d’hésitation, d’amour, de doute et de colère. Je voudrais confier aux nuages un message : dans tout ce luxe, les pensées viennent, tourbillonnent en spirale, se mordent, s’entrelacent, s’envolent, puis réapparaissent de nulle part, et je voudrais qu’ils me ramènent chez moi !

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La verrière, ce lieu d’ailleurs.

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Soufflé bouche.

Accroché au plafond, gildalliere, Malakoff, 2019
Photo/Gilles Dallière/Richard Alcock/Avenue Malakoff

Le verre soufflé bouche de cette suspension trône, flamboyant, au centre des symboles de la haute décoration à la Française. L’élégante prend ses aises. Seule, elle expose ses courbes dans une mise en scène qui adopte l’esthétique d’un passé recomposé. Mais au milieu de cette composition serrée, elle n’est que le jouet du destin, sa beauté est déjà embaumée dans une histoire qui la dépasse.

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Soufflé bouche.

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La limite entre deux mondes.

Plage de trouville, gildalliere, 2017
Photo/Gilles Dallière/Trouville sur mer

La plage est la limite entre deux mondes, la terre et la mer. Qui peut contempler en toute conscience cette architecture à la fois prosaïque et céleste sans s’arrêter sur le rythme des colonnes et des fenêtres cintrées ? Le sable glisse à marée basse, les tentes multicolores couvrent la haute d’un bouquet de printemps. Certes l’image s’accorde mal avec le cliché de l’homme au regard perdu dans les flots bleus. À tord…

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La limite entre deux mondes.

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