Les épines de Philippe Beaudoin, Galerie Pook, Paris, gildalliere, automne 2022
Chez Marie-Paule Pellé, dans la vitrine de la galerie POOK, je touche des yeux la plus acérée des épines d’acacia des couronnes de Philippe Beaudoin. Un jeu d’amalgames, de superpositions, et de références imbriquées, conçu avec un grand sens de la spatialité. Les éléments de structure sont pleinement recouverts par d’abondantes parures qui évoquent les Mille et Une Nuits. Un sens aigu de la couleur ainsi que la préciosité des effets de tissus, mêlant les inspirations orientales et historiques en font une création d’une grande modernité. Jusqu’au 3 janvier, 15 rue du Pré aux Clercs, 75007 Paris #sculpture#art#couronnedepines#symbolesacré#ornementationtextile#ornementationbrutaliste#creationartisanale@baudoin_philippe@mariepaulepelle#blackandwhitephotography@gillesdalliere
L’escalier du 2 avenue Hoche, Paris, gildalliere, automne 2022
C’est une photographie silencieuse, mais tant de silence fait tout un vacarme. Les ombres et la lumière capturée par la fenêtre s’enveloppent d’une infinité de dégradés et c’est bien ça l’élégance. Ici, aucun débordement n’est permis. La beauté se faufile le long de la main courante.
Les couloirs du 1er étage, Villa Kérylos, Beaulieu-sur-Mer, gildalliere, été 2022
La chambre de Théodore Reinach est au bout du couloir. Le temps se fige à l’intérieur de ce sanctuaire immaculé. D’emblée je m’invite dans cette conversation silencieuse entre ce modèle d’intégration archéologique, symbole d’une civilisation excessive, et l’équilibre du lieu. La mosaïque est à n’en pas douter un trait antiquisant, le choix, ici, est dicté par un impératif exprimé par l’architecte-érudit Emmanuel Pontremoli : « Conquête moderne, l’homme avec la sécurité découvrit la nature, le paysage, l’air et la lumière. La maison de Beaulieu ne pouvait comme la demeure antique, se replier sur elle-même, elle devait s’ouvrir sur la mer. » #villakerylos#beaulieusurmer#architecturephotography#styleantique#grecstyle@gillesdalliere@villakerylosofficiel@destination_beaulieusurmer
51 rue Raynouard, Paris, gildalliere, automne 2022
51 rue Raynouard, sur la colline de Passy, cet immeuble en béton armé a été construit par Auguste Perret et ses frères en 1932. L’architecte place dès l’entrée l’idée que le vide se fait lumière. Exclu ce qui brille, à la ligne pure Perret fait ressortir les veines de la matière. Le plein et le vide échangent des correspondances inédites. À la cacophonie des styles, il trace son histoire au bord d’un monde enseveli dont il redessine les contours à la lisière du réel et de l’idéal. #augusteperret#rueraynouardparis16#architecturephotography#entrancehall#entrancedecor#entrancedesign#blackandwhitephotography@gillesdalliere
L’escalier du 51 rue Raynouard, Auguste Perret, Paris, gildalliere, automne 2022
Encore et toujours l’escalier. Il abrite un mythe particulièrement riche. Les architectes en ont imaginé, construit ou représenté sous toutes les latitudes. Une construction dont la symétrie semble faite pour m’attirer à monter. Même vertige introspectif avec cette rampe qui s’étire d’un angle à l’autre. Les volées de marches me lâchent à l’endroit même où elles me prennent. Seule une vue plongeante donne une idée du lieu où je suis. Merci monsieur Perret. #paris#escalier#architecturephotography#augusteperretarchitect#blackandwhitephotography@gillesdalliere