Rodin rêvait d’une architecture qui rende solide son œuvre, qui soit comme un palais du sens. Le sens et la matière ont une vie propre. Il a joué un rôle de prophète, et la matière, le marbre, le plâtre, le bronze, ont parlé une langue nouvelle, ont chanté les éléments et l’inconscient des choses matérielles. #museerodin#paris#lanterne#architecturephotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Dans la lumière de l’ombre je peux apercevoir l’unique exemplaire en plâtre de « L’Âge mûr », souvent interprété dans un sens autobiographique comme l’illustration des hésitations de Rodin entre sa vieille maîtresse et sa jeune amante. Camille Claudel envisage d’introduire un arbre penché dans le groupe pour exprimer plus fortement encore l’idée de destinée. Dans un mouvement d’irrésistible entraînement, l’homme, encore tenu fermement par la jeunesse et la vie, est arraché des bras tendus de la jeune suppliante par la vieillesse et la mort. #museerodin#lâgemûr#camilleclaudel#sculpture#plâtre#hôtelbiron#art#leicaedc#leicacamerafrance#leicam11monochrom#blackandwhitephotography@gillesdalliere@museerodinparis
Il y a le marbre de Malher à gauche, puis Victor Hugo. « Je vins donc et je crayonnais au vol un grand nombre de croquis afin de faciliter ensuite mon travail de modelage. Puis j’apportais ma selle de sculpteur et de la terre. Mais, naturellement, je ne pus installer cet outillage salissant que dans la véranda, et comme c’était dans le salon que Victor Hugo se tenait d’ordinaire avec ses amis, vous imaginez quelle fut la difficulté de ma tâche. Je regardais attentivement le grand poète, j’essayais de graver son image dans ma mémoire, puis soudain en courant, je gagnais la véranda pour fixer dans la glaise le souvenir de ce que je venais de voir. Mais souvent, dans le trajet, mon impression s’affaiblissait, de sorte qu’arrivé devant ma selle, je n’osais plus donner un seul coup d’ébauchoir et je devais me résoudre à retourner auprès de mon modèle ». Auguste Rodin #museerodin#mozart#victorhugo#sculpture#augusterodin#hôtelbiron#art#leicaedc#leicacamerafrance#leicam11monochrom#blackandwhitephotography@gillesdalliere@museerodinparis
Un socle de pierre, au milieu de l’hiver : c’est là, depuis 1894, que Caïn culpabilise d’avoir assassiné son frère Abel. À mi-ciel, au milieu des branches, il s’est construit un refuge précaire, il ne veut plus quitter le cœur du jardin des Tuileries. Il dort et mange au bord du grand bassin rond, il s’empoussière et s’affaisse. Il y a si longtemps qu’il ne le regarde plus, si longtemps déjà que le jardin avance et monte vers sa réalisation originelle. Il se couvre le regard parce qu’il regrette la mort d’Abel. #hiver#jardindestuileries#sculpture#caïn#henrividal#froid#solitude#tristesse#repenti#leicaedc#leicacamerafrance#leicam11monochrom#blackandwhitephotography@gillesdalliere