Chaque fois que la gouvernante songeait à son travail, elle voyait toujours clairement cette grande cuisine. Il y avait la cuisinière aussi, une rouquine, coléreuse mais gentille quand on savait la prendre. Elles s’étaient payées quelques pintes de bon sang toutes les deux. La première mettait de côté une assiette avec une orange à moitié pelée. On vivait bien à cette époque. On avait tout ce qu’il fallait. Il y avait toujours du remue-ménage, des gens qui venaient, parfois ça faisait bien vingt personnes en même temps, et on était encore à faire la vaisselle largement passé minuit. #mad#museenissimdecamondo#paris#office#decoration#naturemorte#cuisine#architecturephotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere@madparis
Les domestiques, personnages invisibles et souvent considérés comme insignifiants. Pourtant, à une époque où rien n’est automatisé, ils sont indispensables, car il faut beaucoup de bras et de temps pour réaliser les tâches quotidiennes d’une maison. Au rez-de-chaussée du musée Nissim de Camondo, on y visite la cuisine, la salle des gens, la laverie et l’office du chef. Il a son logement près du passage de la porte cochère, les écuries et la remise à carrosses ont si possible un accès secondaire. Quant aux domestiques, ils logent sous les combles. Le corps de logis principal, situé au fond de la cour avec l’accès sur le jardin, est dévolu aux appartements des maîtres de maison et aux espaces de réception. #mad#museenissimdecamondo#paris#office#decoration#architecturephotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere@madparis@nissim_de_camondo
En entrant dans cet hôtel particulier, j’entre dans mon imaginaire, non pas comme s’il m’appartenait mais comme s’il y avait au centre de moi-même et de ce musée un lieu qui justement n’était pas moi. Passé la balustrade de fer forgé et doré du palier de repos de l’escalier privé, je retrouve les sensations correspondantes de la lumière, du son et de l’odeur des boiseries qui me servait quand j’étais étudiant, de refuge. Le goût de créer des palanquins, des chambres, des oratoires d’où habiter le monde n’est rien d’autre qu’un moment de repos. Bon réveillon. #museenissimdecamondo#mad#passage#boiserie#stylobate#hotelparticulier#leicam11monochrom#leicaedc#leicacamera#blackandwhitephotography@gillesdalliere