Vu sur Le Havre. Sainte-Adresse est encensée par Alphonse Karr, alors rédacteur au Figaro au XIXème siècle. Elle est évoquée dans la célèbre dictée de Prosper Mérimée. Immortalisée par Claude Monet (la célèbre terrasse à Sainte-Adresse qui n’existe plus), et vantée par Georges Dufayel, père du « Nice Havrais » dans les années 1900, la cité dionysienne incarne une certaine douceur de vivre. #sainteadresseplage#lehavretourisme#blackandwhitephotography@gillesdalliere
L’ancienne église Saint-Joseph (1877) était un modeste sanctuaire de quartier, dont le clocher était resté provisoirement en bois, jusqu’aux raids de septembre 1944. Entièrement détruite, elle fut reconstruite par Auguste Perret comme le symbole du renouveau du Havre. La tour-lanterne s’élève à une hauteur de 110 m. Elle se présente comme un phare visible la nuit à des dizaines de kilomètres. La construction en béton est inondée par la lumière colorée qui traverse les vitraux de Marguerite Huré. Le profil des corniches, la vigueur des nervures, le découpage des claustras, la rugosité́ calculée de la matière font de Saint-Joseph un chefs- d’œuvre architectural qui reste, en tout point, d’une finesse étonnante. #église#saintjosephchurch#augusteperretarchitect#architecturephotography@gillesdalliere
J’ai porté mon regard sur le pin planté là, entre deux balustrades, le long des tennis de Trouville-sur-Mer. Le calme et l’éclat de ce rayon de soleil ne sont pas moins étranges que le chaos et le tumulte de ce ciel d’hiver. #trouville_sur_mer#tennisislife#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Bleu matin, blanc écume, vert mousse, gris brouillard, roches noires. Laisser sédimenter, puis brasser les photos, les matériaux, multiplier, déchirer, assembler, sculpter l’image selon les motifs, la palette de couleurs, la fibre du papier, le mouvement des déchirures, des cicatrices. Marilia Destot fait surgir des paysages imaginaires dans une poésie visuelle faite d’érosion, de fragilité et de résilience. #mariliadestotphotography#deauville@gillesdalliere@planchescontactfestival@mariliadestot
C’est là que je peux vraiment étudier les gens qui passent. C’est là que la plage est la plus vaste, et la plus gaie. C’est là que le soleil est le plus brillant, que les lointains sont les plus fins, que le ciel est le plus pur et le plus profond. C’est là enfin que l’architecture de la balustrade se dresse dans le sable et jette ses grisailles sur les herbes folles qui longent la plage. #deauville#beachlife#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Dans la cartographie des rêves, le port est une ouverture sur le voyage, l’ailleurs, l’autre, mais aussi une porte d’entrée de l’imaginaire. Grues et portiques peuplent le ciel portuaire du Havre de lignes verticales et horizontales.#portduhavre#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Arrivé à Trouville-sur-mer, j’ai poussé un long soupir de satisfaction en plongeant mon regard sur le blanc de Meudon qui recouvre les traces des chiens et des chats de tous poils. La vitrine du toiletteur a perdu ses reflets. Derrière les gestes, on devine encore des aboiements retenus. #trouville_sur_mer#vitrine#leicamonochrom#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Exposition des maquettes des vitraux de Claire Tabouret pour Notre Dame de Paris, Grand Palais
Remplacer les vitraux de Viollet-le-Duc par ceux de Claire Tabouret n’est ni une trahison ni une rupture, mais la poursuite d’un discourt entre art et sacré. Viollet-le-Duc, au XIXᵉ siècle, n’a pas restauré Notre-Dame telle qu’elle était. Il l’a rêvé, remplacé ses vitraux, rajouté des flèches, des chimères, des gargouilles et beaucoup de couleurs fruit d’une vision romantique, profondément marquée par son époque. Ce regard, aussi précieux soit-il, n’est pas éternel. Il appartient à l’histoire. Les vitraux de Claire Tabouret portent cette intensité contemporaine : une balance de teintes équilibrées mais vives, souvent traversées de bleus, de rouges et de violets profonds, des figures qui semblent à la fois présentes et absentes, humaines et spirituelles. Sa peinture parle de fragilité et de résilience. La lumière qui émane de cette recherche n’est pas seulement décorative, elle est émotionnelle. Dans un monde traversé par le doute, la peur et la quête de sens, cette lumière vibrante est profondément juste. À la suite de l’incendie de 2019, je pense qu’il est important que chaque époque de restauration ose inscrire son souffle dans la pierre et le verre pour répondre au passé. #notredamedeparis#vitraux#clairetabouret@le_grand_palais