Clair obscur …

Ombre portée, les cabines de Trouville-sur-Mer, gildalliere, mon été 2021, 2017

La beauté se réalise par la structure elle même, par l’harmonie des proportions, par celle des pleins et des vides, des ombres et des lumières. Une affirmation des volumes s’allie à une simplicité qui n’est pas toujours exempte de sécheresse, mais qui est rarement sans grandeur. Le clair obscur enlace la géométrie des années 1936. Le soleil brille enfin. Chaud devant, je respire. À deux pas du chemin des planches, les murs ont la couleur du sable fin. Une ligne colorée, bleue, dynamique, mouvante, encadre les cabines. J’ai ouvert les portes et les hublots sur la plage, et laissé entrer l’air et le soleil.

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Clair obscur …

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L’été fout le camp…

la multipropriété de la plage et de la mer de Trouville, Trouville-sur-Mer, Les cabines, gildalliere, mon été 2021

La mer est grise, les coquillages que la marée a déposé sont inconsolables ; ils se taisent, coquilles ouvertes, devant les vagues qui vont à reculons. Je suis là, sur les planches, je regarde venir l’homme qui promène son chien. La marée fiche le camp, toute la plage est épuisée, et le sable est trempé à perte de vue. Je regarde l’autre rive, au loin, les cheminées et les grues du port pétrolier du Havre. Le ciel est gris broyé de blanc, l’air est immobile. Sommes-nous en plein été ? 

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L’été fout le camp…

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Un matin d’architecture…

Entrée des cabines de Trouville-sur-Mer, gildalliere, mon été 2021

Vous avez fait tout cela comme si ce n’était rien. Les colonnes, les ouvertures, toutes ces portes numérotées. Vous avez fait tout cela comme si c’était naturel. Comme si la vie était cela. Ça donne envie de se baigner, de prendre le large, la houle, la mer, emporté comme un grain de sable par les vents et revenir se sécher, se changer, se protéger au fond d’une cabine dont la voûte est bleu ciel.

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Un matin d’architecture…

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Les géométries de la Touques…

La digue, la Touques, Trouville-sur-Mer, gildalliere, mon été 2021, 2017

Je retrouve la ligne et l’angle droit, le carré, mais derrière cette rigueur brille le sens des propositions, des intervalles, des pleins, des vides et du rythme. Je suis entré dans le bâti, la verticalité du bâti. Au-dessus, un ciel d’azur est surmonté d’une mouette. Elle offre son jabot blanc au soleil levant. En bas, l’eau de la Touques reflète les géométries de la digue avant de se jeter dans la mer.

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Les géométries de la Touques…

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Et du silence, parfois, sourd une image…

La Touques, la digue, côte fleurie, Trouville-sur-Mer, Deauville, gildalliere, 2017

On ne regarde pas la Touques comme un tableau de Vuillard ou de Bonnard pour des émotions esthétiques. On la vit concrètement. Et même à marée basse, vide, sous un soleil blanc, on s’amuse à observer les mouettes affolées par les reflets de la digue dans ce qu’il reste d’eau. Ces bois noirs, verticaux, alignés mais en désordre, droits, penchés vers l’avant et vers l’arrière en disent long. Choses mates et rugueuses. Mutinées de la matité.
Et du silence, parfois, sourd une image.

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Et du silence, parfois, sourd une image…

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Gris ardoise…

Gris ardoise, Trouville-sur-Mer, gildalliere, mon été 2021

À Trouville, ce matin d’été est un peu frais. Mais la mer est là, loin. Et même si on ne la voit pas, elle est là. Sur la route de la corniche, le gris ardoise encadre ce grand vide, et dévoile peu à peu les pieux noirs. Le ciel est plus clair que le sable, plus creux, plus éclairé. Les toits ont la couleur du silence. Les tourelles d’ardoise désignent la plage d’un geste lent et précis, et les eaux immobiles.

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Gris ardoise…

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L’art de bien regarder…

Eternité, Nicolas Baier, architecture, Les Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

J’ai levé les yeux sur les chemins du paradis. Je me suis projeté dans la sculpture de Nicolas Baier : Eternity. J’ai observé la lumière des skydomes transpercer les Franciscaines et je me suis trouvé petit. Où suis-je ?
Le judaïsme, le christianisme, et l’Islam se reflètent dans les courbes de l’œuvre monumentale. L’Egypte pharaonique, l’antiquité grecque et romaine, la création et le paradis originel se succèdent dans les replis de l’acier poli, ils interrogent le regard et rendent visible ce lieu mythique dédié à l’ordre de Saint-François, dont on peut, ou pas, rêver.

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L’art de bien regarder…

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Féérique…

Le lustre surdimensionné, Les Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

En architecture, j’aime la lumière, la pénombre et l’obscurité. Ce sont des choses en rapport, complémentaires. L’agence Moatti-Rivière a utilisé la lumière comme matière. Dans l’ancienne cour du cloître des Franciscaines, un lustre monumental capte la clarté du jour et la conduit à travers 14 285 tubes de polycarbonate translucides qui distribuent des rayons lumineux de manière à créer une bonne répartition sur une surface de 400m2. Malgré sa forte présence et sa visibilité, il offre au passant la fluidité d’une matière mouvante jusqu’à l’indétermination formelle.

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féérique…

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Le rêve prémédité…

Les géométries de l’escalier des Franciscaines, Deauville, gildalliere, mon été 2021

À Deauville le rêve est prémédité. Loin du grouillement bruyant et coloré des planches, j’observe les géométries d’un escalier à contre-jour immergé dans la lumière qui entre par la baie vitrée du bel été des Franciscaines. Je cherche à capturer l’énigme architecturale en la réduisant à un noir et blanc cadré qui restitue l’atmosphère innovante du projet de l’agence Moatti-Rivière. Dans l’atmosphère onirique des chemins du paradis, les lignes se croisent et servent de rideau de scène à des perspectives où la clarté s’invite pour modeler et dévoiler une culture muséale recherchée et poétique à l’image de la station balnéaire.

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Le rêve prémédité…

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Contre-jour…

Ouverture, abandon, Potamos, Cythère, Grèce, gildalliere, 2015

Ne jamais perdre de vue la mesure de l’homme, clé ultime. La figure humaine est souvent suggérée par une ampoule, un volet, une ombre, la lumière, de simples proportions. Ici, la proposition visuelle est brutale et sans concessions. Elle porte en elle le souvenir des murets de pierres sèches qui en Grèce délimitent depuis toujours les champs. La Grèce fait partie de notre passé à tous, qu’on y soit né ou non.

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Contre-jour…

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