La maison inachevée, Pays basque,Emile Duhart, ©gildalliere, été 2026

On y est enfin, face à l’inachevé. Il y a des architectures qui s’imposent, et d’autres qui murmurent. Celle-ci appartient à la seconde famille. La pierre retient le temps. Le bois l’étire. Entre les masses minérales, les vides où l’on reçoit, deviennent une matière invisible où circulent l’air et le paysage. Rien n’est laissé au hasard : les verticales donnent leur cadence à l’espace, les horizontales l’apaisent, tandis que l’ombre révèle les volumes autant que la lumière. Dans cette maison imaginée par les deux grands architectes, Emilio Duhart et son fils Emile Duhart, la modernité ne rompt jamais avec le lieu. Elle s’appuie sur la force de la pierre basque, sur la chaleur du bois, sur une composition où chaque plein trouve son équilibre dans le vide qui lui répond. Restée inachevée, elle semble pourtant avoir atteint l’essentiel. Car l’architecture n’est peut-être pas l’art de construire des murs, mais celui de donner une forme au silence. @gillesdalliere

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La maison inachevée …

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Le mur architecturé d’Emile Duhart, Ustaritz, Pays basque, ©gildalliere, été 2026

Il faut parfois un mur pour révéler le talent d’un architecte. L’inachèvement de cette maison n’est pas une absence, il devient une intention. Face à son père, Émile Duhart nous rappelle que la beauté naît de la retenue, que le vide est une présence et que l’inachevé peut être plus émouvant que le parfait. Les ouvertures, d’une précision presque musicale, donnent le rythme, la chaux capte la lumière, le reflet du ciel dans l’ouverture qui donne sur ce qui n’existe pas, prolonge le paysage. Rien n’est démonstratif, tout est juste. Émile Duhart ne se contente pas de remplir l’espace, il lui donne une respiration. @gillesdalliere

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L’inachèvement …

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L’architecture du pays Basque par Emilio et Emile Duhart, ©gildalliere, été 2026

Le mur ne cherche pas à séduire. Il appartient à la terre. À Ustaritz, Emilio Duhart et son fils Émile ont dessiné cette maison comme un hommage au Pays basque. Chez eux, la modernité ne s’impose jamais : elle s’efface devant la pierre, la lumière et le paysage. Emilio Duhart, Prix national d’architecture du Chili, fut l’un des grands architectes du XXᵉ siècle. Formé à Harvard auprès de Walter Gropius, il travailla également dans l’atelier de Le Corbusier avant de réaliser des œuvres majeures, comme le siège de la CEPAL à Santiago. Pourtant, après une carrière internationale, c’est à Ustaritz, terre de ses ancêtres, qu’il choisit de construire sa propre maison et de terminer sa vie. Dans ce mur, on retrouve toute sa philosophie : une architecture qui ne domine pas le lieu mais qui l’écoute. Chaque pierre semble avoir attendu des siècles avant de trouver sa place. La fenêtre, discrète, n’interrompt pas le silence ; elle l’habite. C’est peut-être cela, la véritable élégance : bâtir une maison qui donne l’impression d’avoir toujours existé. @gillesdalliere

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La terre ancestrale …

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La mer est tendue comme de la soie en travers de la baie. L’arc-en-ciel demeure en suspension dans l’air et retombe tristement comme un drapeau en signe d’adieu. @gillesdalliere

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L’arc-en-ciel …

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Le chenal sur la Touques, Trouville-sur-Mer, ©gildalliere, été 2026

Le bois garde la mémoire des marées. Entre ses lignes assombries par le temps, le phare veille en silence, tandis que le chenal ouvre une fenêtre sur l’infini. Ici, chaque départ porte déjà la promesse d’un retour. @gillesdalliere


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La Touques …

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Ardoise, Trouville-sur-Mer,©gildalliere, été 2026

Les toits d’ardoise veillent sur le bord de mer comme des silhouettes silencieuses. Entre ombre et lumière, leurs lignes se répondent avec une élégance discrète. La mer se devine plus qu’elle ne se voit : elle est dans la patine des ardoises, dans le dessin des toitures, dans cette lumière qui fait vibrer le noir et le gris. @gillesdalliere

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Sous les toits de Trouville …

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Le miroir, Trouville-sur-Mer, ©gildalliere, été 2026

Les plus beaux paysages ne sont pas toujours devant nous.Certains attendent, silencieux, au fond d’un miroir. Le réel s’y plie, le fer devient dentelle, et Trouville se raconte à l’envers, avec cette élégance discrète que seuls les reflets savent écrire. @gillesdalliere

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Réflection …

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Les cabines de plage de Trouville-sur-Mer, ©gildalliere, été 2026

À Trouville, les cabines gardent le rivage tandis que, derrière elles, les toits des villas prennent le large. Les pignons, les cheminées et les clochetons semblent flotter au-dessus de cette ligne blanche, comme un village posé en équilibre entre la mer et le ciel. Ici, l’architecture devient paysage, et le paysage se fait illusion. @gillesdalliere

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Illusion …

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Deauville Sport Images Festival, ©gildalliere, été 2026

Entre les cabines de Deauville, la photographie s’invite comme une halte. Les colonnes rythment le regard, les ombres dessinent le temps, et les images semblent flotter entre ciel et sable. Le sport dans l’image. L’image dans le sport. Un souffle, une présence, un instant suspendu. Au cœur de cette perspective infinie, à travers 14 expositions réparties dans la ville, le Deauville Sport Images Festival transforme la promenade en une galerie à ciel ouvert, où chaque pas est une rencontre avec le mouvement. @gillesdalliere @deauvilleofficial@deauvillesportimagesfestival


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Deauville Sport Images Festival …

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Place Anouk Aimée, Deauville, ©gildalliere, été 2026
  • Il est des lieux qui semblent attendre un nom, comme une plage attend la marée. Soixante ans après Un homme et une femme, Deauville offre à Anouk Aimée une place. Un geste simple, à l’image de cette actrice dont le regard disait toujours davantage que les mots. Sous les colonnes et les faïences, son visage veille désormais sur les planches où le cinéma est devenu mémoire. Claude Lelouch était là, tout comme Manuela Papatakis, sa fille, pour rappeler qu’un film ne s’achève jamais vraiment lorsqu’il continue d’habiter le cœur de ceux qui le traversent. À Deauville, le vent emporte les empreintes sur le sable, mais certaines présences résistent au temps. Soixante ans plus tard, il suffit d’un nom gravé sur une place pour entendre à voix basse, le refrain d’une histoire d’amour devenue éternelle. @gillesdalliere
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Place Anouk Aimée …

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