Je vois cette fête bretonne comme un organisme vivant, avec un cœur que je ne parviens pas à situer et des artères plus ou moins encombrées. Le son des cornemuses à mesure que j’approche de la place est de plus en plus assourdissant. Je suis émerveillé par le renouvellement sensible de chaque lieu de la fête, les pétarades et les carillons traversent une masse sonore plus uniforme d’exclamation et d’extase. La foule a une dynamique bien étrange que j’observe avec attention. Des instants d’immobilité où tout un escadron piétine devant des pommes d’amour, et puis poussés par un désir encore informulé, tous se déplacent au pas de charge pour s’agglutiner un peu plus loin dans la queue d’un autre orchestre. #fête#bretagne#folklore#montmartre#paris#bigoudene#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Brancusi s’inspire de modèles féminins pour réaliser nombre de ses sculptures. Il transforme peu à peu ces formes en objet épuré, étirant les visages, escamotant les traits afin de les réduire à de simples lignes, supprimant tout élément pouvant les associer à des corps, refusant toutes similitudes physiques. Il s’attache à montrer le réel, à savoir l’essence des choses, ou d’une personnalité. #portraitsféminins#brancusi#centrepompidou#exposition#sculpture#art#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Il s’approche de l’homme, le prend dans ses bras et voit qu’il ne réagit pas. Il le gifle et le secoue, mais l’homme reste immobile. Il prend son pouls et ne sent aucune pulsation. Il fait signe aux passants qui sont restés loin de lui et qui ont constaté la même chose. « Le Bon Samaritain » reste là, immobile, le regard lointain, le visage parfaitement vide dans le silence du jardin des Tuileries, un silence doux et résigné. Le silence de la mort. #jardindestuileries#lebonsamaritain#francoissicardsculpture#art#paris#printemps#sculpture@gillesdalliere
La très punk Anne Imhof est présente dans plusieurs sections de la nouvelle exposition de la Bourse de Commerce « Le monde comme il va ». Devant ses natures mortes, s’allient chaleur lointaine et poussière de béton, lumières tombantes dreadlocks et promesses de la ruine. Un étrange sentiment que tout est fini, que tout pourra bientôt recommencer. Sa pratique polymorphe, ses œuvres « coup de poing » et son enracinement dans une certaine tradition de l’art allemand subliment l’ambiguïté et le surgissement constant du danger. #exposition#expositionparis#boursedecommercepinaultcollection#annehimof#streetphotography#art#reflexion#blackandwhitephotography@gillesdalliere@boursedecommerce
« Kler » est le prénom d’un jeune homme trans devenu le sujet du nouveau projet photographique de Joël-Alain Dervaux. Il y a des images, pudiques, associées à sa transition, et il y a des mots : apparition, unique, candeur, cadrage, expression, lumière, pose, improvisation, répétition, vestiaire, appropriation, masculin, féminin, identité, désir, silence, fragilité, et surtout élégance ; à l’image du photographe. L’exposition « Kler, états de présence » de Joël Alain Dervaux est présentée au 21, rue Guénégaud dans le VIème à Paris. #exposition#photography#exhibition#kleretatsdepresence#filmphotography#blackandwhitephotography#transidentity#transboy@joel_alain_dervaux@valeriefougeirol
Le temps d’une pose, il me suffisait d’une seconde de silence intérieur pour voguer loin des préoccupations du jour et regarder le monde comme s’il était mon imaginaire. Ce n’était pas un lieu de repos mais d’enivrement, il suffisait d’être au centre de la spirale pour être emporté par l’ivresse des lumières et de la création. C’était le royaume d’Andrea Dall’Olio qui m’apprenait à vivre dans une extase interrompue faite de splendeurs et il fallait pour cela oublier le monde alentour. #portrait#milan#decoration#reportage#andreadallolio#blackandwhiteportraitphotography@nicolasmilletphotographe@andreadalloliomilano