Arrivé à Trouville-sur-mer, j’ai poussé un long soupir de satisfaction en plongeant mon regard sur le blanc de Meudon qui recouvre les traces des chiens et des chats de tous poils. La vitrine du toiletteur a perdu ses reflets. Derrière les gestes, on devine encore des aboiements retenus. #trouville_sur_mer#vitrine#leicamonochrom#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Samir se tenait près de la barre à roue du « Don du Vent ». Il se détachait tantôt sur la brume, tantôt sur la mer qui s’étendait à perte de vue. Il se dressait devant moi, souriant et droit, éblouissant de blanc et de noir. C’est ainsi qu’il s’échappait. Il contemplait la mer. L’île du château d’If était devenue si petite qu’elle ne ressemblait plus guère à une feuille. Elle ressemblait à la pointe d’un rocher qu’une grosse vague suffirait à recouvrir. Mais de même, regardant l’île d’un œil assoupi, il lui semblait que tous ces sentiers, ces terrasses et ces cellules s’estompaient, disparaissaient, et qu’il ne restait plus qu’un encensoir bleu pâle se balançant en cadence d’un bord à l’autre de son esprit. #croisière#ledonduvent#marseille#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Ce n’est pas vide, oh non, mais plein de brume à ras bord. J’ai l’impression de baigner jusqu’aux lèvres dans une substance indéfinissable, de m’y mouvoir, porté par elle, et de m’y enfoncer, oui, car ces eaux-là et ce ciel-là sont d’une insondable profondeur. Heureusement, la bouée de sauvetage nous rassure. #croisière#ledonduvent#marseille#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Le château d’If surgit de la brume. Elle est donc ainsi la prison d’Edmond Dantès ? Je ne l’avais jamais vue du large. Elle repose sur la mer, avec une échancrure au milieu et de grands rochers à pic, et la mer s’y engouffre, et s’étend sur des milles et des milles de chaque côté de l’île. Elle est presque sans tache, et si moelleuse que voiles et nuages paraissent piqués dans son bleu. #marseille#ledonduvent#chateaudif#lecontedemontecristo#croisière@gillesdalliere
Nous avions viré de bord, et filions maintenant, tout légèrement, balancés par la houle qui nous portait de vague en vague, tanguant merveilleusement, délicieusement de l’une à l’autre le long du récif. Franck cessa de penser, il resta là, debout au soleil, les mains sur la proue du voilier l’œil fixé dans le vide, incapable de faire le moindre mouvement, incapable de chasser les petits grains de tristesse qui l’un après l’autre se posaient sur son esprit. La mer est tendue comme de la soie en travers de la baie. #ledonduvent#croisière#marseille#blackandwhitephotography@gillesdalliere
L’exposition « Azzedine Alaïa et Christian Dior, Deux maîtres de la Haute Couture » réunit près de 70 modèles des deux couturiers. Des archives des années 1950 et créations de Azzedine Alaïa, toutes issues des collections qu’il a constituées avec exigence, aujourd’hui préservées au sein de sa fondation, conversent avec subtilité de propos. Des accords formels, des associations de teintes, des similitudes d’ornements ou d’inspirations, malgré les décennies qui les séparent, attestent de la réconciliation des modes et du temps que ces deux grands couturiers avaient pour naturel de conduire et de gouverner. #couture#inspiration#hautecouture#exposition@fondationazzedinealaia
Exposition des maquettes des vitraux de Claire Tabouret pour Notre Dame de Paris, Grand Palais
Remplacer les vitraux de Viollet-le-Duc par ceux de Claire Tabouret n’est ni une trahison ni une rupture, mais la poursuite d’un discourt entre art et sacré. Viollet-le-Duc, au XIXᵉ siècle, n’a pas restauré Notre-Dame telle qu’elle était. Il l’a rêvé, remplacé ses vitraux, rajouté des flèches, des chimères, des gargouilles et beaucoup de couleurs fruit d’une vision romantique, profondément marquée par son époque. Ce regard, aussi précieux soit-il, n’est pas éternel. Il appartient à l’histoire. Les vitraux de Claire Tabouret portent cette intensité contemporaine : une balance de teintes équilibrées mais vives, souvent traversées de bleus, de rouges et de violets profonds, des figures qui semblent à la fois présentes et absentes, humaines et spirituelles. Sa peinture parle de fragilité et de résilience. La lumière qui émane de cette recherche n’est pas seulement décorative, elle est émotionnelle. Dans un monde traversé par le doute, la peur et la quête de sens, cette lumière vibrante est profondément juste. À la suite de l’incendie de 2019, je pense qu’il est important que chaque époque de restauration ose inscrire son souffle dans la pierre et le verre pour répondre au passé. #notredamedeparis#vitraux#clairetabouret@le_grand_palais
Une envie de contraste ! En réduisant le prisme visuel à un antagonisme chromatique, je fais apparaître avec netteté les contours et les formes du sujet. La rencontre de motifs de valeurs opposées produit une dynamique visuelle. Placés sur un fond contrasté, le fauteuil s’impose au regard ; noirs sur blanc, blancs sur noir. #naturemorte#tissuaddict#graphiquedesigner#stylisme@gillesdalliere#photography@claudeweberphotographe
Jeux : moi-jeu : jeu de miroirs. Cet automne, La Galerie Dior et la Fondation Azzedine Alaïa présentent une double exposition exceptionnelle qui met en lumière la figure d’Azzedine Alaïa, collectionneur et admirateur de Christian Dior. #dior#autoportrait#miroir#blackandwhitephotography@gillesdalliere