Hyperréalisme détourné…

Study after Algardi, Charles Ray, 2021, Bourse de Commerce Pinault Collection, Paris, gildalliere, hiver 2022

À la Bourse de Commerce, lorsque Charles Ray traite de religion ou de sexe, avec « Study after Algardi »(2021), un Christ crucifié en papier, flottant au-dessus du sol et sans croix, ou le provocateur groupe sculptural « Oh ! Charley, Charley, Charley… » (1992), scène d’orgie dans laquelle Ray se clone huit fois, c’est un rapport au corps et à l’espace qui s’exprime plus qu’un discours ostentatoire. Deux obsessions apparaissent au terme de ce parcours : l’espace, premier médium du sculpteur et le temps.

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Hyperréalisme détourné…

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Boy with frog…

Boy with Frog, 2009, Charles Ray, Bourse de Commerce Pinault Collection, gildalliere, hiver 2022

Conçu par Charles Ray pour l’ouverture de la Punta della Dogana à Venise en 2009, “Boy with Frog” a été originellement pensé pour être exposé dans l’espace public. La monumentalité inattendue de l’œuvre altère profondément l’espace dans lequel elle s’inscrit. Son iconographie rappelle un célèbre type de la statuaire grecque représentant le dieu olympien, nu, s’apprêtant à tuer un lézard (l’Apollon sauroctone), et le David de Donatello brandissant la tête de Goliath. Inspiré par cette tradition sculpturale, Charles Ray, en remplaçant les dieux héroïques par un jeune garçon découvrant l’altérité et l’étrangeté, fait entrer le genre dans une forme de contemporanéité. Aussi, son immanquable nudité interroge l’évolution de la perception d’un tel sujet.

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Boy with frog…

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L’indéfinie…

L’hiver, jardin des Tuileries, Paris, gildalliere, hiver 2022

Retour en arrière ! Remise en question ! Seul, sur la Terrasse du Bord de l’Eau, je regarde du côté de l’Orangerie, je regarde l’indéfinie, je regarde et j’ai plaisir à voir l’ombre des tilleuls. Le mur tout entier est une mélancolie de pierre.
Une mouette passe et ma tendresse est plus grande.
Tout ce temps je n’ai fait attention qu’aux ombres. Et tout cela n’a été qu’une impression de la peau, comme une caresse. Tout ce temps je n’ai pas levé les yeux de mon rêve lointain.

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L’indéfinie…

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L’art est partout…

Yves Saint Laurent et Buren, musée d’Art Moderne, Paris, gildalliere, hiver, 2022

Ses défilés s’inspiraient des toiles de Mondrian, Matisse, Bonnard, Picasso, Braque… Sa fibre artistique se répartit dans six musées parisiens. Elle raconte les liens qu’Yves Saint Laurent a tissé toute sa vie entre la mode et l’art. Pour autant, la muséification ne fait pas l’artiste, même si l’immense coloriste est considéré comme le plus artiste des grands couturiers. Yves Saint Laurent a inventé la robe tableau.

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L’art est partout…

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Yves Saint Laurent et Matisse…

Yves Saint Laurent, la danse de Matisse, musée d’Art moderne, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne, « La Danse Inachevée », Henri Matisse. Yves Saint Laurent a mis l’art en mouvement, la fondation fait entrer sa mode dans les musées. Trop pudique pour se qualifier d’artiste, il préfère se présenter comme un artisan.

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Yves Saint Laurent et Matisse…

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Une expo six musées…

Yves Saint Laurent et Dufy, MAM, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne de la ville de Paris, il y a des dialogues revendiqués explicitement par monsieur Yves Saint Laurent. Il y a aussi des rapprochements visuels avec les peintres comme ces trois robes présentées devant le chef-d’œuvre monumental de Raoul Dufy, « La Fée Électricité ». Yves Saint Laurent disait que le tissu était pour lui comme un tube de couleur. Cette démarche de qualité m’a fait redécouvrir la collection permanente.

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De l’abstrait au figuratif…

Ceramica abbracciata, Brute, Clarisse Tanchard, Joyce Gallery, Paris, gildalliere, hiver 2022

Et même si elle mord des assiettes, Clarisse Tranchard, maîtresse de la forme et de l’ironie, revisite des pièces de céramique iconiques de la maison italienne Ceramiche Rometti. Elle plonge ses mains et ses tatouages dans la surface lisse de la terre cuite. Elle l’étreint, la transperce, la griffe. Elle joue les funambules sur la frontière entre sens et non-sens tout en perpétuant un savoir-faire ancestral. Des paires de vases uniques qui vont de l’abstrait au figuratif. Joyce Gallery Paris.

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De l’abstrait au figuratif…

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Totémiques…

Brute, exposition d’objets d’art, Akim Zerouali, Joyce Gallery, Paris, gildalliere, hiver 2022

On se demande pourquoi ces représentations totémiques sont accompagnées de règles d’action ? À première vue, le totémisme déborde le cadre d’un simple langage. Il ne se contente pas de poser des règles de compatibilité ou d’incompatibilité entre des signes, il fonde une éthique. Enfant Akim Zerouali taillait des crayons. Aujourd’hui c’est la matière brute qui semble être à l’origine de son art. Le bois brûlé y règne en maître. 

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Totémique…

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Percée…

Perseus, Massimiliano Pelletti, onyx rose et micro crystal, 2O20, Galerie Bayart, Biennale des antiquaires, Paris, gildalliere, automne 2021

Persée, né du désir de Zeus pour danaé, se hâte. Protégé par le casque d’Hadès qui le rend invisible, il prend par les sentiers aériens du temps le chemin qui l’amène aux trois Grées. Une épaule de femme couverte de serpents dévie sa rêverie. Tout autour de lui, dans leur fourreau de pierre, s’affûtent les squelettes de ceux qui ont regardé Méduse dans les yeux. Dans les plis de la nuit, il décapite la gorgone et met sa tête persifleuse dans un sac. À son retour, il sauve et épouse Andromède qu’il ramène à Sériphos. Il délivre sa mère de son tyran de mari. Le demi-dieu regagne Argos, mais en chemin il tue involontairement son grand père Acrisios. 

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Persée…

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L’hédonisme…

Les plâtres de Maillol, Musée Maillol, Paris, gildalliere, automne 2021

C’est d’abord un clin d’œil à @jack.garnier 🙏🏻🙏🏻🙏🏻. Une tension paraît traverser ce qui est peut-être le thème unique de cette installation au musée Maillol : le corps. Corps morcelés des premières séries, corps épurés, corps stylisés, corps maniérés, corps sculptés, démembrés, incomplets, dispersés, nimbés d’une lumière zénithale des débuts aux académies de la fin. Du blanc, crayeux, musculeux, révélé par des jeux d’ombre et de poussière.

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L’hédonisme…

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