Osios Théodoros

Moni OsiosTheodoros, cythère, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Je suis hanté par ce sentiment de l’architecture, par le sens lyrique et solennel qu’ont les places, les tours, les escaliers, les églises et toutes les constructions qui forment une ville lorsque la génialité des architectes et bien souvent aussi le hasard les disposent d’une certaine façon. Je trouve refuge dans les géométries parfaites. Ordre et linéarité. Quand à la lumière, elle est la cristallisation de cette obsession. Ici tout est de guingois mais la symbolique des formes et des couleurs est primordiale. La coupole représente Dieu. Sa forme : la lutte, le combat spirituel que soutient l’église contre les forces du mal. L’or du lustre symbolise la gloire de Dieu et la couleur vert de gris représente Osios Théodoros, le saint qui protège le monastère. Je n’oublierai jamais le vilain petit chien, chenapan audacieux à la Elliott Erwitt qui a failli me mordre.

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Osios Théodoros

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Les rides du temps qui passe

Paleopoli, cythère, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Ta palette de couleurs aquarelles s’est perchée sur la dune de sable fin. Au pied des tamaris, le temps se traîne et je te regarde, je regarde le fond de ton bleu délavé. Le soleil et le vent ont projeté des rides sur la chaux de tes murs, les rides du temps passé. Tu viens te perdre dans ma mémoire et j’y vois des voyages. Tu fais partie de la lumière. Ouvre ta porte et tes volets, laisse toi bercer par le soleil, sois superbe et viens perdre la mémoire.

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Les rides du temps qui passe

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Le bateau qui s’avance…

Le bateau échoué, Diakofti, cythère, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Dans ce décor de cinéma j’ai volontairement désaturé la rouille de ce bateau chargé de regards bleus et de cheveux blancs. Le bateau échoué s’est inscrit dans la mémoire du paysage comme une déchirure. La mort est venue le chercher, il règne désormais dans l’horizon de nos clichés.

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Le bateau qui s’avance…

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L’impertinence du soleil couchant

Fratsia, Cythère, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Je suis revenu sur mes pas… Je me suis amusé à refaire cette image sur les traces de ce peintre qui raconte les histoires de ces endroits cachés du bout de son pinceau. J’ai cadré l’impertinence du soleil couchant sur ces pierres élevées dans les aises et la pompe et aujourd’hui abandonnées. Le côté de la maison qui regarde la vallée est le seul habité. Il donne sur une pente unie et continue ; en haut, des prés ; sur le versant, des champs où sont éparses, ça et là, quelques petites maisons. Le fond n’est que pierraille et rochers sans chemins, dénudés hormis quelques buissons épineux dans les creux et sur les rebonds.

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L’impertinence du soleil couchant

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L’olivier séculaire

Oliviers, Pitsinades, cythere, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Sur la route du monastère, les terrasses plantées d’oliviers dévalent dans la vallée. La lumière à travers le feuillage, le vent qui court dans les arbres, l’ombre tortueuse des troncs noirs qui s’abîme sur l’or des herbes sèches, révèlent du sacré. Dans le champ solitaire l’arbre fascinant se courbe sous les rayons cuisants du soleil. La lumière inonde l’étendue apprivoisée, elle tourbillonne à travers le feuillage tendre des arbres séculaires et révèle la tension de chaque tronc noir d’une tortueuse limpidité.

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l’olivier séculaire

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L’entre deux

La vitrine, Hora, Cythère, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Je m’improvise photographe dans l’entre deux de ces vitrines. La première est tendue d’une toile fleurie de roses stylisées, fanées aux brûlures du soleil. À la regarder, j’ai l’impression de remonter le cours du temps. La deuxième, légèrement décalée sur le trottoir opposé, c’est habillée du blanc protecteur des histoires d’autrefois. Dans le reflet, entre les deux, on ressent cette plénitude tangible des journées qui passent, cette illusion du vide à l’heure de la sieste. Le temps est suspendu.

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Au plaisir des dieux

agios georgios, cythère, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

À l’ombre des trois églises d’Agios Georgios, l’imagination ne s’invente pas. On titille du doigt la terre des dieux. On mesure la beauté du monde. La lumière du soleil qui décline vibre sur le plat-bord longitudinal de l’architecture byzantine. L’éclat formidable du blanc déchire le bleu du ciel et la plaine résonne de douceur et de liberté. À convoquer la perfection, le divin se déploie là, somptueusement vivant.

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Géométrie variable

Clocher,Friligianika, Cythère, gildalliere, 2018-Modifier.jpg
Photo/Gilles Dallière

Je me suis mis la tête à l’envers, calculé le sens de la lumière et j’ai cherché à respecter la beauté géométrique et dynamique des lignes de construction de cette tour campanaire. Le cercle construit dans le quadrilatère… Une équation mathématique bien connue des architectes. Mais ici, il n’y a pas trop de mystère, pas de savant calcul, l’asymétrie recherchée de ce clocher pointé vers l’azur n’héberge aucune cloche, seulement des hirondelles et l’âme qui n’en finit pas de grandir.

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Écoute la lumière

Hélios, LimnionasCithère, gildalliere, grèce, 2018
Photo/Gilles Dallière

Dans l’ultime éclat de l’astre qui décline, il y a la lumière. Petites taches de soleil qui s’émiettent à la surface de l’eau. Face à ce rideau de montagne, elle révèle ce que l’œil n’a pas encore regardé et dans ce rayon d’or qui clignote, elle inonde la vie. Dans l’intervalle du soir, elle souligne le relief des vagues. Elle allume ses étincelles sur la mer et te raconte les mots qui t’emmènent comme un bateau dans la nuit ténébreuse qui couvre tes paupières.

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Écoute la lumière

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La convergence des lignes

Volant, Rangoon, Birmanie, gildalliere, 2006
Photo/Gilles Dallière

Il n’y arien de plus beau que l’insondable silence du regard, le vrai, celui qui cadre, celui qui vous travaille et vous poursuit durablement jusqu’à l’obsession. Captées, un bref instant, dans la chambre obscure de mon souvenir, toutes ces images sont le négatif de mes passions. Dans la cabine de cette voiture en noir et blanc, profils fuyants, métaux, surfaces lisses, accessoires, créent une véritable œuvre graphique. Dans le parallélépipède exigé, l’arrondi du volant encadre les convergences géométriques de sa structure qui se marient si bien à la vitesse. Un simple tressage le fait apparaître en majesté. Une courbe parabolique puissante qui convoque figures triangulaires et diagonales en liberté. Toute une félicité de gris et de blancs opposés à la mécanique des noirs.

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La convergence des lignes

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