Boy with frog…

Boy with Frog, 2009, Charles Ray, Bourse de Commerce Pinault Collection, gildalliere, hiver 2022

Conçu par Charles Ray pour l’ouverture de la Punta della Dogana à Venise en 2009, “Boy with Frog” a été originellement pensé pour être exposé dans l’espace public. La monumentalité inattendue de l’œuvre altère profondément l’espace dans lequel elle s’inscrit. Son iconographie rappelle un célèbre type de la statuaire grecque représentant le dieu olympien, nu, s’apprêtant à tuer un lézard (l’Apollon sauroctone), et le David de Donatello brandissant la tête de Goliath. Inspiré par cette tradition sculpturale, Charles Ray, en remplaçant les dieux héroïques par un jeune garçon découvrant l’altérité et l’étrangeté, fait entrer le genre dans une forme de contemporanéité. Aussi, son immanquable nudité interroge l’évolution de la perception d’un tel sujet.

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Flore d’hiver…

Flore Farnèse, d’après l’antique, André Antoine, 1669 à 1710, jardin des Tuileries, Paris, gildalliere, hiver 2022

Je te regarde encore une fois. Je pense à la lumière d’hiver à 17 heures au travers des arbres taillés en marquise, à la blancheur de tes formes déposée sur la géométrie des branches qui n’attendent plus que le printemps. Flore Farnèse, tu es comme un don, une statue de pierre, une stèle, ma dernière habitude.

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Flore d’hiver…

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Restauration…

Echafaudage autour de l’obélisque place de la concorde, Paris, gildalliere, hiver 2022

En pleine nuit, place de la Concorde, je succombe à la blancheur immémoriale de la pierre ou du moins de l’échafaudage qui encercle ce monument de l’Égypte antique. Un instant aveuglé, toutes traces du monde réel s’effacent de mon viseur. Sur la structure qui me fait face, ne reste du visible qu’une silhouette tranquillement dressée, étrangement réconfortante dans son immobilité. Une ombre presque humaine qui va retrouver cet été sa lumière. 

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Restauration…

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L’art est partout…

Yves Saint Laurent et Buren, musée d’Art Moderne, Paris, gildalliere, hiver, 2022

Ses défilés s’inspiraient des toiles de Mondrian, Matisse, Bonnard, Picasso, Braque… Sa fibre artistique se répartit dans six musées parisiens. Elle raconte les liens qu’Yves Saint Laurent a tissé toute sa vie entre la mode et l’art. Pour autant, la muséification ne fait pas l’artiste, même si l’immense coloriste est considéré comme le plus artiste des grands couturiers. Yves Saint Laurent a inventé la robe tableau.

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Yves Saint Laurent et Matisse…

Yves Saint Laurent, la danse de Matisse, musée d’Art moderne, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne, « La Danse Inachevée », Henri Matisse. Yves Saint Laurent a mis l’art en mouvement, la fondation fait entrer sa mode dans les musées. Trop pudique pour se qualifier d’artiste, il préfère se présenter comme un artisan.

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Une expo six musées…

Yves Saint Laurent et Dufy, MAM, Paris, gildalliere, hiver 2022

Au musée d’Art moderne de la ville de Paris, il y a des dialogues revendiqués explicitement par monsieur Yves Saint Laurent. Il y a aussi des rapprochements visuels avec les peintres comme ces trois robes présentées devant le chef-d’œuvre monumental de Raoul Dufy, « La Fée Électricité ». Yves Saint Laurent disait que le tissu était pour lui comme un tube de couleur. Cette démarche de qualité m’a fait redécouvrir la collection permanente.

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Le charmeur de serpent…

Le charmeur de serpent, Adolphe Thabard, 1831-1905, jardin du Palais-Royal, Paris, gildalliere, hiver 2022

Ce matin, les températures ont subitement chuté. Elles aussi sont en deuil d’un mois de décembre idiot. Interminable. Monolithique. Pour réagir secondairement, me sortir de ma relative torpeur, je le fais quelquefois au réveil, je me suis surpris à déclamer à voix haute des poèmes de Joseph Brodsky, Vertumne gelé dans ses habits de feuilles, les pieds brûlants sous l’effet stimulant de la rosée : par temps froid les rêves sont plus précis, ils durent. Par temps froid, tout semble durer toujours. 

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À vos lettres…

Les allées du Palais Royal, à la recherche de Colette, Paris, gildalliere, hivers 2020

Ici, tout m’inspire, l’architecture, le jardin, le ciel, l’histoire, les enfants qui jouent, les passants, le jeu de l’ombre à la lumière. Presque partout où je m’installe, les chaises et les bancs sont des poèmes. 18 textes de femmes sur la rue du Beaujolais, dont la moitié signée Colette. 18 textes d’hommes, dont la moitié signée Cocteau côté Montpensier. Au total, 20 auteurs du XXe siècle. Merci Michel Goulet.

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De l’abstrait au figuratif…

Ceramica abbracciata, Brute, Clarisse Tanchard, Joyce Gallery, Paris, gildalliere, hiver 2022

Et même si elle mord des assiettes, Clarisse Tranchard, maîtresse de la forme et de l’ironie, revisite des pièces de céramique iconiques de la maison italienne Ceramiche Rometti. Elle plonge ses mains et ses tatouages dans la surface lisse de la terre cuite. Elle l’étreint, la transperce, la griffe. Elle joue les funambules sur la frontière entre sens et non-sens tout en perpétuant un savoir-faire ancestral. Des paires de vases uniques qui vont de l’abstrait au figuratif. Joyce Gallery Paris.

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De l’abstrait au figuratif…

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Totémiques…

Brute, exposition d’objets d’art, Akim Zerouali, Joyce Gallery, Paris, gildalliere, hiver 2022

On se demande pourquoi ces représentations totémiques sont accompagnées de règles d’action ? À première vue, le totémisme déborde le cadre d’un simple langage. Il ne se contente pas de poser des règles de compatibilité ou d’incompatibilité entre des signes, il fonde une éthique. Enfant Akim Zerouali taillait des crayons. Aujourd’hui c’est la matière brute qui semble être à l’origine de son art. Le bois brûlé y règne en maître. 

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