L’heure de la lecture. « Adieu Zanzibar » de Abdulrazak Gurnah. Un matin de 1899, dans une petite ville côtière d’Afrique de l’Est, Hassanali se met en chemin pour la mosquée dont il est le muezzin. Sa marche est interrompue et son destin vacille lorsqu’il croise la route d’un Anglais épuisé qui s’effondre à ses pieds. Cet homme écrivain, voyageur et orientaliste, se lie bientôt avec le muezzin et lui raconte son existence chahutée. Rapidement, et malgré tout ce qui les sépare, l’étranger voyageur va tomber fou d’amour pour la sœur d’Hassanali. De cette passion naîtra une fille, puis une petite-fille qui auront à subir les conséquences de cet amour maudit. De l’Afrique coloniale au Londres des sixties, Abdulrazak Gurnah fait entendre la fragile voix des réprouvés. #litterature#roman#appartementparisien#lecture#aube#blackandwhitephotography#leicaedc#leicam11monochrom@gillesdalliere
Eglise São Francisco, Salvador de Bahia, Brésil, gildalliere, automne 2012
Le couvent de São Francisco, construit au XVIIIe siècle, est un des plus exubérants de Salvador de Bahia. Entièrement recouvert de sculptures et de dorures complexes, avec des faîteaux, des frises, des arcs, des rouleaux jusqu’au bleu des azulejos, il est considéré comme l’une des expressions les plus significatives du baroque au Brésil. Entre l’ombre et la lumière, J’ai été impressionné par l’atmosphère, la simplicité et la rusticité des salles et des cellules qui attestent qu’il n’y a qu’une ligne de partage entre la splendeur du culte divin et la pauvreté et le détachement. #churchlife#couvent#sãofrancisco#salvadordebahia#brésil#lightandshadow#architecturephotography#atmosphere#blackandwhitephotography@gillesdalliere
À vouloir rendre plus compréhensible cet imaginaire qui refonde Salvador de Bahia à chaque nouvelle découverte, à vouloir décrire les laideurs autant que la beauté́ des métissages qui ont fait la ville, sans chercher à défendre une vérité́ plutôt qu’une autre, je risque fort d’ôter à cette image vivante un peu de son mystère enchanteur. On dit de Salvador, « la Rome noire », la métaphore est riche, elle dit la suprématie bahianaise pour tout ce qui concerne les cultes afro-brésiliens. #brésil#salvadordebahia#architecturephotography#streetphotography#blackandwhitephotography@gillesdalliere
La grande pauvreté touche une portion importante de la population brésilienne depuis des lustres, elle a rejoint la collection des clichés du pays associant la misère au soleil si bien qu’il est difficile de l’aborder sans idées reçues. Assommée de chaleur, La ville de Salvador de Bahia se laisse aller à la douceur de la sieste. Dans cette ville à la terre rouge et aux racines noires, j’en puise la moelle et l’ossature où les vagabonds et les enfants abandonnés sont de la chair à misère. #salvadorbahia#salvadordebahia#misère#mendiant#architecturephotography#siestealombre#blackandwhitephotography@gillesdalliere