Un peu du ciel là, sur le carrelage noir et blanc, loin de la rue et quelques arbres. C’est la fin de l’automne, le temps a gravé son éternel chemin sur la trace mouillée de la serpillère. Le blanc retient les mots, les noirs tendent leur ombre, le reflet qui caresse le sol ouvre la fenêtre intérieure du voyage et le parfum nostalgique qui s’en échappe devient un refuge. #reflet#fenêtre#noiretblanc#graphiquedesign#nostalgie#voyage#architecture#decoration#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Sous mes pas des branches mortes craquent, c’est rassurant. La nuit qui tombe glacée respire peu. Elle est sous l’immobilité de la Vestale, du Silence, de Véturie, recueillie et pénétrable, accueillante comme une mère sans jugement. J’ai depuis l’enfance toujours demandé à la nuit d’apaiser ma souffrance, j’allais m’allonger sous les étoiles, et dans la l’obscurité habitée, il me semblait parfois qu’il était possible de vivre. La nuit c’est la vie meilleure, celle de l’unité des rêves et des choses. #vestale#silence#véturie#sculpture#marbre#pierrelegros#paris#leicaedc#leicacamera#blackandwhitephotography@gillesdalliere
Flore Farnèse appartient au vent. Non seulement a-t-elle rejeté toute forme de récupération du geste artistique mais bien plus, elle s’est offerte en victime expiatoire en réaffirmant l’origine sacrée de l’art. elle vit dans une sorte d’apesanteur délicieuse, elle a un corps céleste qui va librement danser dans les arbres. Elle connaît la joie de celui qui a donné un nom à sa douleur. Il s’appelle Antoine André. #sculpture#marbre#florefarnese#antoineandré#jardindestuileries#paris#automne#art#blackandwhhitephotography@gillesdalliere
Gretchen, (Marguerite, personnage principal de Faust), 1870-1874, photographie de Julia Margaret Cameron, Jeu de Paume, Paris, automne 2023
C’est la première rétrospective de cette ampleur qui lui est consacrée en France depuis 40 ans : une centaine de photographies, de ses premières expérimentations aux compositions historiques, littéraires ou allégoriques figuratives. Peu de photographes du XIXe siècle ont suscité autant d’attention que Julia Margaret Cameron. Son approche, très personnelle et si décriée en son temps, de la technique photographique, du flou aux erreurs diverses, s’est affirmée comme la marque d’un style précurseur, intégrant de manière novatrice l’imperfection et l’accident. Originale et hors du temps, l’œuvre, réalisée entre 1864 et 1875, représente une des plus belles illustrations du souffle épique des débuts de la photographie. Du 10 octobre 2023 au 28 janvier 2024. #exposition#juliamargaretcameron#capturerlabeauté#retrospective#art#photographie#ortraits@jeudepaumeparis
« Si nous pouvions marcher à l’intérieur de notre propre horizon, le monde nous paraîtrait aussi fermé qu’une grotte, aussi réfléchissant qu’un miroir et aussi éphémère que la lumière. Pour moi, l’horizon n’est pas une ligne ; c’est une dimension. Remettre en question son propre horizon, c’est remettre en question la linéarité et se créer un nouvel horizon. » explique Olafur Eliasson. S’aventurer dans l’œuvre Inside the horizon revient à traverser un kaléidoscope de miroitements dorés. Tout au long de cette coursive bordant un bassin, s’aligne une série de colonnes de forme triangulaire et de largeurs variables. Invités à circuler entre elles, les visiteurs activent par leur marche un jeu infini de reflets successifs – l’eau, l’architecture, les colonnes et leur propre image, viennent se réfléchir et se diffracter les unes à la surface des autres. Cet espace ne cesse de se fragmenter et de se dissoudre en mille et une facettes, plongeant le regard dans un univers d’incertitudes et de surprises sensorielles. #fondationlouisvuitton#olafureliasson#art#lumière#horizon#grotte#dimension#insidethehorizon#kaléidoscope#reflet#architecturephotography@gillesdalliere
Rinko Kawauchi expose jusqu’au 28 novembre 22 rue Max Dormoy dans le 18eme arrondissement de Paris. Elle capte les petits moments et les gestes du quotidien, la poésie d’une goutte de rosée perlant sur une feuille, une mèche de cheveux ramenée derrière une oreille, un rayon de soleil perçant la canopée, un quartier de pomme épluchée, un vol d’oiseaux, un regard, une petite fille cachée derrière un voilage … Par la beauté de ses images, elle célèbre le mystère, l’éclat, la fragilité et la force de la vie sous toutes ses formes. #photography#rinkokawauchi#exposition#aninterlinking#22ruemaxdormoy#paris75018@fondazionesozzani@photodays.paris@photo4foodfondation@rinkokawauchi