La sieste…

Sieste, Cythère, 2013, gildalliere
Photo/Gilles Dallière/Karavas/Cythère/Grèce

Il y a silence et silence, mais le véritable silence, je l’ai trouvé dans cette chambre, au-delà des mots et de l’absence des mots. Le décor est si bien dessiné qu’il me met à l’écart. J’ai l’impression que je ne peux pas fabriquer l’image parce que tout est en place. En accentuant le flou et les contrastes entre l’ombre et la lumière, je transforme la moustiquaire en un nuage de rêve plongé dans le soir, juste éclairé par un trait d’amour mystérieux.

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La sieste…

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Hallucination…

Silence, Essaouira, gildalliere, Maroc,HLD, 2008
Photo/Gilles Dallière/Essaouira/Maroc

La lumière, n’est-elle pas une hallucination de la nuit ?
Et le vent, n’est-il pas de couleurs si différentes qu’on se demande si c’est le même ?
Autour de moi, une coursive carrelée de ciment noir, baigne dans une lumière abrasive au regard, hypnotique, mystérieuse. Le soleil s’incline tremblant dans l’air de toutes ses ombres.

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Hallucination…

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Théâtralité…

Escalier, Le Corbusier, Villa Savoye, gildalliere, 2007
Photo/Gilles Dallière/Villa Savoye/Poissy

Les noires et tombantes verticales de la Villa Savoye dialoguent entre le vide et les transparences. Devant tant de beauté, l’âme s’abandonne à l’infini. La lumière est telle qu’elle se répand au creux du sculptural escalier blanc. La ligne noire de la main courante se tord. Elle s’élonge, et s’épuise dans une vigoureuse théâtralité. Puis, elle retombe, raide, rudimentaire, dans une scénographie où les enfonçures se font lumière.

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Théâtralité…

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Capturer l’instant…

Ombre portée, villa Savoye, gildallière, 2007
Photo/Gilles Dallière/Villa Savoye

Le temps est venu d’une nouvelle rupture, d’une autre vie. La lumière du soir perce en oblique la fenêtre du hall. Dehors, au dessus de ma tête des milliers d’étoiles apparaissent dans le ciel. Y a-t-il une seule de toutes ces étoiles pour veiller sur moi ?
La photo est au cœur de ma vie. C’est mon œil, ma respiration, mon amante, mon toucher, ma façon d’être. Ma vie, il me faut la réinventer, vierge de toutes les scories familiales, de tous les conflits, les déchirements, de tous les manques. La carte mémoire de mon Leica va imprimer ce que je suis, ce que je vois, ce qui m’émeut, me surprend, me bouleverse. Portraits, visages, attitudes, sens de la composition, du cadrage, je signe mon travail. J’essaie, je progresse, j’apprivoise la technique, les réglages, la lumière, la vitesse, la distance de déclenchement. Capturer l’instant et lui donner vie, à jamais.

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Capturer l’instant…

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Histoire d’intérieur …

Matisse, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Musée Matisse/Nice

Par la fenêtre de la villa, je vois les inflorescences d’un palmier perdu dans l’or du soir. Tout gris, un vieil homme, couché sur la banquette regarde sa « Danseuse créole » plonger dans « la vague » d’ombres des colonnes en granit de son musée rouge. Moi, Henri Émile Benoît Matisse, je serai peintre, une gouache bleue à la main. Je croquerai des odalisques, des pommes vertes, et des pêches roses. Je cracherai des pépins de silence sur la plage. Je plongerai dans le clapotis de mes eaux-fortes, et pour finir, j’irai dans le jardin de Dieu, construire derrière mes compositions monumentales de papiers découpés, La Chapelle du Rosaire, mon chef-d’œuvre, jusqu’aux rives de la mort.

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Histoire d’intérieur …

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Géométrie celeste…

La terrasse de la Villa Kérylos, Beaulieu sur mer, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Villa Kérilos

J’écoute les assauts de l’eau contre le dogme pierreux de la villa Kérylos. J’ai levé la tête sur les lignes géométriques de la terrasse. Le sommet de la vie, serré dans une page bleue azur, fermée sous les reproches du soleil. J’aime qu’il y ait de l’air dans une page. Je la marge pour sentir le grand large. Le sommet de la vie, veux-tu que je te dise ce que c’est ? C’est écrire une lettre d’amour, sentir le feutre appuyer sur le papier, et voir le papier s’ouvrir à un jour plus grand que le jour.

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Géométrie celeste…

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La tête à l’envers…

Clocher,Friligianika, Cythère, gildalliere, 2018
Photo/Gilles Dallière/Grèce

Je me suis mis la tête à l’envers, calculé le sens de la lumière et j’ai cherché à respecter la beauté géométrique et dynamique des lignes de construction de cette tour campanaire. Le cercle construit dans le quadrilatère… Une équation mathématique bien connue des architectes. Mais ici, il n’y a pas trop de mystère, pas de savant calcul, l’asymétrie recherchée de ce clocher pointé vers l’azur n’héberge aucune cloche, seulement des hirondelles et l’âme qui n’en finit pas de grandir.

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La tête à l’envers…

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Abstration…

Photo/Gilles Dallière/Hôtel Salé/Paris

Je définis ma relation à la photographie comme relevant d’une expérience : expérience de la marche, expérience de l’espace. Le cadrage crée l’espace. Il crée l’espace nécessaire pour révéler la fragilité et la richesse de la surface sensible : la main courante. La lumière s’y accroche, s’y faufile, s’y glisse, traverse où se heurte à la surface de l’architecture. Une recherche de l’épure et de la composition. Un monochrome noir qui révèle une observation attentive d’un intérieur urbain. J’ai fait surgir le blanc, c’est à dire la lumière.

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Abstraction…

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Le temps suspendu…

Les palliers du palais Majestic, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Palais Majestic/Nice

Le temps s’arrête pour celui qui l’admire. Il suffit de regarder. Il suffit d’oublier l’imperfection. En toute chose, se poser, écouter le silence, laisser la place à son imagination, au tempérament. L’imagination, c’est le génie. Il faut être libre. Saisir et figer le pallier dans son état éphémère, et partir. Il reste alors cette envie d’y retourner, cette sensation qu’imprime en moi chaque lieu, ce passé réanimé quelques heures par et pour moi. Ce vide qui paradoxalement emplit ma réalité.

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Le temps suspendu…

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Le vide…

La descente du Majestic, Nice, gildalliere, 2019
Photo/Gilles Dallière/Nice/Palais Majestic

Je me dirige vers la sortie. Le ciel s’est assombri. Sur les fenêtres de la cage d’escalier, les premières gouttes de pluie, plaquées d’un revers de vent, finissent de sécher au moment où je sors. L’escalier est vide. Derrière les murs, le brouhaha des voix, peu à peu se dissipe. Mon regard flou à besoin de souffle, d’oxygène. Je pense à la respiration de l’âme, à cet appel qui, parfois, m’attire ailleurs, loin, très loin des autres, loin de ma vie avec les autres. Les jours vides s’accumulent.

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Le vide…

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